Pour son dixième anniversaire, la Convention de 2003 fait peau neuve

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Jeune praticienne de l'imzad du village de Tin Tarabine, Ahaggar, Algérie - Les pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger.

L’évaluation des activités de la Convention de 2003 a révélé le très fort impact de la Convention auprès des Etats Membres, et le rôle du patrimoine culturel immatériel pour le renforcement des politiques d’inclusion sociale, de dialogue interculturel, et même de développement durable par le soutien d’activités génératrices de revenus et ancrées dans les pratiques collectives vivantes des peuples.

Le Comité intergouvernemental de la Convention de 2003 s’est réuni à Bakou (Azerbaïdjan) du 1e au 6 décembre 2013 pour sa 8ème session ordinaire, qui coïncidait avec le dixième anniversaire de la Convention. Cette réunion a permis plusieurs modifications profondes du fonctionnement de la convention, à la lumière des recommandations du service d’Audit et d’évaluation de l’UNESCO.

Compte tenu du succès de cette Convention auprès des Etats-Membres, et afin d’améliorer la qualité du traitement des dossiers de candidatures, il a été décidé d’abaisser le plafond maximum de candidatures à 50 (au lieu de 60) par an, et ainsi d’alléger la charge de travail du Secrétariat, jugé irréaliste par les conclusions de l’audit. Un organe unique d’évaluation a également été créé pour remplacer les anciens organes subsidiaires et l’organe consultatif. Il sera composé d’ONG, et d’experts représentants les Etats Parties (mais non membres du Comité), sur la base d’une répartition géographique équitable. L’examen des Candidatures gagne ainsi en simplicité et en qualité.

Autre acquis important pour l’avenir : les propositions du Secrétariat pour l’utilisation des ressources du Fonds pour la sauvegarde du patrimoine immatériel ont été adoptées, et prévoient l’augmentation des ressources allouées au Secrétariat pour le renforcement des capacités (20% des ressources du Fonds). « Le renforcement des capacités est notre priorité absolue, et toute notre réforme vise à améliorer la qualité d’exécution des programmes, au service de nos Etats Membres » a déclaré la Directrice générale. « L’amélioration de nos mécanismes doit profiter au programme et aux Etats Membres ».

Dans un rapport d’Evaluation publié en 2013, le Service d’évaluation et d’audit de l’UNESCO a rappelé l’importance, et la pertinence, pour les états Membres, de la Convention de 2003, soulignant le vaste progamme mondial de renforcement des capacités mis en place avec un  réseau d’experts qualifiés. « Globalement, son travail normatif sur plusieurs conventions a permis à l’UNESCO d’être largement  reconnue comme leader dans le domaine du patrimoine culturel. L’organisation est de plus en plus  estimée par les États membres et d’autres agences de l’ONU pour ses efforts visant à démontrer les liens entre culture et développement.  Les travaux du Secrétariat concernant la Convention de 2003 de l’UNESCO sont considérés être d’une  grande  qualité. »

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