02.05.2014

La diversité culturelle et le respect mutuel au centre de la cérémonie de remise du Prix UNESCO-Sharjah pour la culture arabe 2014

©UNESCO/Nora Houguenade - De gauche à droite : Zeina Arida, Sheikha Bodour bint Al Qassimi, Princesse de Sharjah, Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO, et Abdullah Al Owais, Directeur du département de la culture et de l'Information de l'Émirat de Sharjah

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a remis le 2 mai le Prix UNESCO-Sharjah pour la culture arabe 2014 à l’auteur français d’origine syrienne Farouk Mardam-Bey – également traducteur et éditeur – ainsi qu’à la Fondation arabe pour l’Image, basée à Beyrouth et représentée par sa Directrice, Zeina Arida.

Sheikha Bodour bint Al Qassimi, Princesse de Sharjah, a assisté à la cérémonie au Siège de l’UNESCO aux côtés d’Abdullah Al Owais, Directeur du département de la culture et de l'Information de l'Émirat de Sharjah, et Abdullah Alneaimi, Délégué permanent des Émirats arabes unis auprès de l’UNESCO.

Irina Bokova a rappelé l’importance du Prix Sharjah en déclarant  qu’il reflète une vision du monde dans laquelle la culture joue un rôle clé non seulement pour la sécurité, mais aussi pour une paix durable fondée sur le respect mutuel, la confiance et la liberté. « Cette vision n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui – en ces temps de mondialisation et à l’heure où les peuples et les cultures interagissent toujours plus, où hommes et femmes se considèrent de plus en plus comme ayant des identités multiples », a déclaré la Directrice générale.

En mettant en avant les valeurs universelles promues par toutes les cultures et les religions, la Princesse de Sharjah a fait valoir la notion selon laquelle la religion appelle à nous rencontrer, à nous apprécier et à faire connaissance. « Ce qui importe le plus, c’est la vertu – quel que soit le pays d’où elle vient », a déclaré la Princesse, qui a également évoqué la capacité qu’a la culture à rassembler les peuples. Elle a cité l’auteur français Antoine de Saint-Exupéry, qui a dit que nos différences nous rendent plus riches, et non plus pauvres.

Le discours du Délégué permanent des Émirats arabes unis témoignait du même état d’esprit. Celui-ci a souligné la nécessité de jeter des ponts entre la culture arabe et le reste du monde.

La Directrice de la Fondation arabe pour l’Image, Zeina Arida, a quant à elle mis l’accent sur la double vocation de sa Fondation : préserver des collections documentaires et être la conservatrice d’œuvres d’art et d’autres projets.

Créée en 1997, la Fondation est une organisation à but non lucratif dont la collection de photographies du monde arabe et de sa diaspora comprend des images datant du milieu du XIXe siècle à l’époque moderne. Elle met également en place des expositions, des collaborations et des échanges internationaux, encourage les artistes et valorise leur travail. 

©UNESCO/Nora Houguenade - De gauche à droite : Farouk Mardam-Bey, Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO, et Abdullah Al Owais, Directeur du département de la culture et de l'Information de l'Émirat de Sharjah

La diversité culturelle ne se résume pas à une juxtaposition de cultures différentes aux caractéristiques spécifiques et immuables, a affirmé le lauréat Farouk Mardam-Bey. La diversité culturelle naît du brassage des cultures, a-t-il ajouté.

Farouk Mardam-Bey, le plus important éditeur de littérature arabe traduite en France, a ensuite mentionné la vitalité des lettres arabes modernes dans lesquelles les femmes y font entendre leur voix. La traduction de la littérature arabe moderne, rarement rentable, est nécessaire pour améliorer notre compréhension du monde arabe, a-t-il expliqué.

Créé à l’initiative du gouvernorat de Sharjah (Émirats arabes unis), le Prix UNESCO-Sharjah pour la culture arabe a pour vocation de récompenser les efforts de deux personnalités ou organisations, l’une originaire du monde arabe et l’autre d’un pays non arabe, ayant contribué de manière significative au développement, à la diffusion et à la promotion de la culture arabe dans le monde. Il s’ouvre depuis cette année à deux nouvelles disciplines : la photo et l’édition. Le Prix est doté d’un montant de 60 000 dollars des États-Unis réparti à égalité entre les deux lauréats. 



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