Renouvellement du partenariat avec les organisations non gouvernementales

© UNESCO

Paris, 16 mai - Par son mandat, l'UNESCO a toujours entretenu des relations privilégiées avec les organisations de la société civile et non gouvernementales (ONG). L’Organisation fut l'une des premières agences des Nations Unies à reconnaître l'importance de la participation des ONG dans ses activités. L'Organisation a tissé des partenariats étroits avec nombre d’entre elles – elle joué un rôle de premier plan dans la création de nombreuses ONG, afin de renforcer le rôle de la société civile dans la poursuite de ses objectifs.

Le résultat est un réseau mondial d'ONG associées à l'UNESCO qui couvre la gamme complète de notre mandat, pour promouvoir la coopération dans l'éducation, les sciences, la culture, la communication et l'information.

Afin de s’adapter aux mutations rapides de l’action multilatérale, de même qu’à l’émergence des acteurs non étatiques, l’UNESCO a engagé ces dernières années une réforme historique de ses relations avec les ONG.

Ce processus a conduit à l’adoption par la 36e session de la Conférence générale en 2011 des nouvelles Directives concernant le partenariat de l'UNESCO avec les ONG. Ces Directives offrent un cadre de partenariat simplifié permettant une plus grande implication des ONG dans l'élaboration et la conception des programmes de l'UNESCO.

Différentes mesures et initiatives ont été prises en vue d'élargir la portée de ces partenariats, afin de permettre aux ONG de jouer un rôle plus actif dans la mise en œuvre des activités de l'UNESCO.

Une première évolution importante réside en particulier dans une meilleure répartition géographique, et le développement de partenariats avec les ONG des régions qui n'étaient pas représentées par le passé. Parmi les ONG entrées en partenariat officiel ces dernières années, presque la moitié est d’ores et déjà issue de régions jusqu’ici sous-représentées, avec notamment une meilleure représentation de l’Afrique et de l’Asie et Pacifique, afin d’assurer une meilleure répartition géographique du réseau. Dans le même esprit, la composition du Comité de liaison ONG-UNESCO a été repensée, avec des ONG issues de cinq régions différentes, et donne un nouvel élan à ses activités désormais recentrées sur les priorités de l’Organisation.

La revitalisation du réseau se mesure également à l’implication plus systématique des ONG dans l’élaboration de la nouvelle stratégie à moyen terme adoptée en 2013, dans les campagnes de sensibilisation et les activités sur le terrain.

Surtout, de nouvelles procédures de consultations et de partage des bonnes pratiques ont été mises en place, qui permettent de renforcer le dialogue et le suivi de la coopération. Ainsi le premier forum international des ONG s’est tenu à l’UNESCO en 2013, réunissant près de 300 ONG.

Ces forums sont organisés autour d’un thème, permettant ainsi d’ancrer les discussions dans les projets concrets, et d’aligner au mieux les attentes et les initiatives des ONG avec les priorités définies par l’UNESCO.

En 2014, deux forums décentralisés seront organisés, dans le but de mobiliser davantage des ONG locales, et des branches locales d’ONG internationales, et disséminer ainsi davantage les activités de l’UNESCO au plus près des besoins.

  • le deuxième forum international des ONG se tiendra à Yamoussoukro, Côte d’Ivoire, du 30 and 31 juillet 2014 sur le thème de l’accès à l’eau pour tous en Afrique. 
  • le troisième forum international des ONG aura lieu à Sofia et Sozopol, Bulgarie, du 27 septembre au 1er octobre 2014 sur le thème du rôle de la jeunesse dans la sauvegarde du patrimoine culturel.

Autre nouveauté, le comité de liaison UNESCO-ONG a organisé le 6 mars 2014 un événement réunissant près de 1000 jeunes et 40 ONG sur le thème de l’éducation, des sports et de la diversité culturelle, qui a permis de promouvoir des attitudes émergentes pour la promotion des droits humains dans le monde.

L’ensemble de ces initiatives et nouvelles méthodes de travail vient renouveler en profondeur le travail de l’UNESCO avec les ONG, et constitue un élément central de la réforme, pour se rapprocher des priorités du terrain, et pour renforcer l’efficacité de l’action de l’UNESCO, en contact avec la société civile.

 

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