14.04.2014

Une première étape franchie dans la réhabilitation du patrimoine mondial de Tombouctou (Mali)

©UNESCO/Modibo Bagayoko (DNPC) - Travaux de reconstruction, Tombouctou (Mali).

Lancés le 14 mars 2014 en partenariat avec l’UNESCO, les travaux de réhabilitation des mausolées Sheik Baber Baba Idjé et Sheik Mahamane Al Fulani de Tombouctou ont pris fin cette semaine.

Les mausolées, contigus à la façade ouest de la mosquée de Djingareyber, avaient été complètement rasés le 10 juillet 2012 par les groupes armés rebelles.

Leur reconstruction a donc été effectuée sur les traces des fondations initiales, avec comme préalable au lancement de ces travaux la lecture du Coran. Ce rituel est d’une importance religieuse majeure pour les communautés qui rendent ainsi hommage aux Maîtres spirituels de ces mausolées.

Sous la supervision technique d’experts nationaux et internationaux mandatés par le Ministère de la Culture du Mali et l’UNESCO, des équipes de maçons et d’ouvriers issus de la communauté ont travaillé sous la direction des maçons responsables de chaque mausolée et de l’Imam de la mosquée de Djingareyber. Les mêmes matériaux locaux qui avaient servi à la construction originale des mausolées détruits ont été utilisés, à savoir la terre et la pierre calcaire alhor.

©UNESCO/Mamadou Kone (AUDEX) - Lecture du Coran avant le début des travaux de reconstruction.

Cette première étape de reconstruction a été financée grâce aux fonds propres de l’UNESCO, à travers le Compte spécial pour le Mali, que la Directrice générale a créé en 2012. Les contributions sont issues des 4 pays suivants : Andorre, Croatie, Ile Maurice, et Royaume de Bahreïn.

Un rapport détaillé sera publié à l’issue de cette première phrase des travaux, et une étude analytique sur l’organisation sociale des travaux, l’organisation du chantier et les coûts des matériaux sera réalisée. Celle-ci permettra d’approfondir les connaissances sur l’aménagement de ces mausolées et de mieux guider et orienter les travaux de reconstruction des 12 autres mausolées de Tombouctou inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, également affectés. Tombouctou, « la ville aux 333 saints », compte 16 monuments faisant partie de la liste de patrimoine mondial, 14 ont été détruits.

La Directrice générale de l’UNESCO a exprimé sa satisfaction en ajoutant : « Il reste encore beaucoup à faire, à la fois sur le plan culturel, pour réhabiliter les mausolées, sauvegarder et numériser les manuscrits, et sur le plan éducatif, afin de garantir l’accès de tous les Maliens à une éducation de qualité, qui reste naturellement la priorité de l’UNESCO. »



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