Feuille de route pour la stabilité financière: les efforts de l’UNESCO ont payé

Paris, 31 octobre 2013 - Malgré un exercice biennal 2012/2013 qui s’est ouvert avec un écart de 220 millions de dollars entre les fonds disponibles et les fonds nécessaires à ses activités, l’Organisation est parvenue à rééquilibrer ses comptes en l’espace de deux ans. En effet le retrait de la contribution des États-Unis à la suite de l’admission de la Palestine à l’UNESCO a entrainé une diminution de 22,39 % par rapport aux 653 millions de dollars initialement budgétés.

Mesures prises pour éviter une crise financière

 L’UNESCO a accéléré sa réforme afin d’accroître son efficacité, tant au siège que sur le terrain, en se fondant sur les recommandations de l’Évaluation externe indépendante (EEI). Elle a instauré une gestion rigoureuse, en menant des initiatives de réorganisation, de restructuration, de rationalisation et de simplification des procédures. Une fois déterminées les dépenses incompressibles et réglementaires, les frais de mission ont été réduits de 73 % ; les contrats de consultants de 70 % ; les dépenses pour équipements de 64 % ; l’assistance temporaire de 44 %. Afin de réduire le coût du personnel, tous les postes vacants ont été gelés, à l’exception de ceux considérés comme indispensables à l’action de l’Organisation. En outre, un Programme de cessation volontaire de service par accord mutuel a été mis en place.

Réduction et priorités

Pour faire face à la diminution du nombre de membres du personnel, une liste de résultats attendus prioritaires a été établie pour chaque grand programme, afin de se concentrer sur les activités où l’UNESCO joue un rôle majeur. Les ressources humaines ont été réparties de façon plus stratégique et une approche intersectorielle et interdisciplinaire, adoptée. 

Le personnel, « atout principal de l’Organisation » selon les mots de la Directrice générale, a joué un rôle essentiel dans l’atténuation de la crise : sans reculer devant les tâches supplémentaires et relevant les défis, il a permis d’accélérer la réforme.

Fonds d'urgence multidonateurs

Outre la réduction de ses dépenses, l’UNESCO a multiplié les efforts pour mobiliser des fonds, des contributions additionnelles ont été versées par des Etats membres et un Fonds d’urgence a été créé. Lancé en novembre 2011, ce fonds – ouvert à tous les donateurs, depuis les États membres jusqu’aux institutions publiques, aux fondations et aux individus – a reçu 75,1 millions de dollars, une somme essentielle pour que l’UNESCO parvienne à rééquilibrer ses comptes. A titre d’exemple, 34,8 % de cette somme ont été alloués aux programmes, au coût de la réforme et autres dépenses des bureaux hors Siège, et aux plateformes intersectorielles.

Accomplir le mandat de l’UNESCO avec un budget réduit

« Notre mandat est ambitieux ; notre action doit l’être aussi. Les attentes sont considérables et je suis déterminée à ce que nous y répondions. En temps de crise, nous avons besoin d’une UNESCO plus présente et plus efficace », a déclaré la Directrice générale lors du lancement du Fonds d’urgence. Deux ans plus tard, suite à une réforme accélérée visant à répondre aux besoins dans une situation financière critique, les résultats sont d’ores-et-déjà visibles, et l’impact de la crise financière est derrière nous : l’exercice biennal 2012/2013 se soldera par un déficit nul.

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