29.10.2013

Forum des jeunes de l’UNESCO : une parole libre et engagée

© UNESCO/Emilien Urbano -
8th UNESCO Youth Forum openning session

Placé sous le thème global "Jeunesse et inclusion sociale: engagement civique, dialogue et développement des compétences", le 8e Forume des jeunes de l'UNESCO a entamé ses travaux, mardi 29 octobre 2013, à Paris

La salle principale de l’UNESCO est comble. Pour la 1re fois dans l’histoire du Forum des jeunes de l’UNESCO, créé en 1999, pas de chevalets indiquant le nom des pays. Jeunes délégués et observateurs ont tous une même qualité : ils sont « participants ».

Sur scène, six jeunes remarquables – avec des histoires exceptionnelles – sont rejoints par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, et son homologue de l’Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ISESCO), Abdulaziz Othman Altwaijri.

En attendant, Stéphanie, jeune maîtresse de cérémonie, lance "Osons avoir les rêves les plus fous, soyons créatifs !" avant d'inviter la Directrice générale de l'UNESCO à prendre la parole.

©UNESCO/E.Urbano -
« Prenez le contrôle, exprimez-vous, soyez audacieux » a dit la Directrice générale aux délégués du Forums des Jeunes

Pour Irina Bokova, « ce 8e Forum des jeunes n’est pas seulement un forum d’idées, mais un forum d’action ». Outre la formulation de recommandations, les jeunes participants au Forum sont en effet invités à contribuer à la stratégie de l’UNESCO à l’égard de la jeunesse, à sélectionner quinze projets qui seront mis en œuvre sur le terrain dans les mois à venir.

« Vous n’êtes pas des sujets du changement, vous en êtes les instigateurs, affirme la Directrice générale. Vous n’êtes pas des bénéficiaires de ce que fait l’UNESCO. Vous êtes des partenaires ! Prenez le pouvoir, faites entendre votre voix, le monde est à votre écoute.»

Abdulaziz Othman Altwaijri , Directeur général de l'ISESCO, confie, lui aussi, sa certitude que la jeunesse du monde est son présent et son avenir. "Nous avons besoin de vous pour que le monde puisse évoluer !", assure-t-il.

© UNESCO/Ala El Fellah
Nick D'ALOISIO, Multimillionaire Entrepreneur (UK) at 8th UNESCO Youth Forum

© UNESCO/Emilien Urbano
Ahmad Alhindawi, UN Special Envoy for Youth, during his speech at the opening ceremony of the 8th UNESCO Youth Forum.

C'est ensuite aux six jeunes "grands témoins" de s'emparer, tour à tour, du micro. Ahmad Alhendawi, jeune jordanien de 29 ans, nommé Envoyé spécial des Nations Unies pour la jeunesse en janvier 2013, insiste: "il faut le dire à tous les gouvernements. Il faut revoir les stratégies pour que les jeunes puissent participer davantage. S'ils ne sont pas davantage impliqués dans les processus de décision, le prix à payer sera très lourd!"

Severine Macedo, 31 ans, Secrétaire nationale de la jeunesse au Brésil, approuve: "Faire participer les jeunes est un droit, pas une faveur !".

Multimillionaire à tout juste 17 ans pour avoir revendu à Yahoo! une application conçue pour résumer des textes, le jeune Nick D'Aloiso partage cet enthousiasme. Selon lui, "être un entrepreneur, c'est possible pour n'importe qui, sans forcément poursuivre de longues études".

Pour d’autres, poursuivre des études constitue un défi. Atteinte d’infirmité motrice cérébrale, Shamla Maharaj, 26 ans, est venue dire les difficultés rencontrées pour conquérir le droit d’étudier, l’obligation constante de « s’adapter ».

A son tour, Moayad Tariq Mohammed Shatat, Vice- Président qatari du Football Club de Malaga, partenaire de l’UNESCO dans la lutte contre le racisme, encourage l’ensemble des participants à faire de cette édition un grand succès.   

Après lui, Malamine Koné, 41 ans, Président-fondateur de la marque de vêtement de sports française « Airness », ne s’appesantit pas sur son parcours personnel. Il est convaincu que « la réussite n’a pas de couleur, pas d’âge, pas d’origine (…) à condition que nous unissions forces, idées et talents pour lutter contre toutes les formes d’exclusion sociale.»

Dernier « grand témoin » de la matinée, Iya Traoré, jeune guinéen de 25 ans, plus habitué aux performances « freestyle » sur le bitume parisien qu’aux interventions sur une scène des Nations Unies, renchérit : « Nous, les jeunes, on a parfois le sentiment d’être oubliés. Cela fait du bien de voir que certains prennent de leur temps pour construire une vie meilleure. »

Trois jours durant, les participants au 8e Forum des jeunes de l’UNESCO s’y employeront certainement.



Retour en haut de la page