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05.02.2018 - UNESCO Office in Dakar

1ère édition de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante (JMCA) : une rencontre historique à Bamako

©UNESCO

Bamako, 24 janvier 2018 - le Mali a abrité, la première Edition de la Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-descendante (JMCA) au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ de Bamako. Initiée dans le cadre de la mise en œuvre de la recommandation de la Conférence Africaine des Humanités (CAH), elle a réuni sous le Haut parrainage du Président de la République M. Ibrahim Boubacar Keita, les Ministres de la Culture de différents Pays (Burkina Faso, Congo, Mali, Niger et Sénégal), les partenaires du projet (notamment l’UNESCO et le RAPEC), d’éminents professeurs, chercheurs, spécialistes des lettres, des arts, des sciences humaines et les membres de la société civile, venus d’Afrique et de sa Diaspora.

L’objectif essentiel de cette journée a été de contribuer à faire rayonner la culture africaine à travers le continent et à l’international, s’agissant de faire la promotion de sa richesse, de sa créativité et de son apport aux autres cultures. De même, cette manifestation a permis d’accompagner et de valoriser les promoteurs et entrepreneurs culturels d’Afrique et de sa Diaspora en soutenant les initiatives de divers talents.

La célébration de cette journée historique, a été marquée par 5 interventions majeures, respectivement celle du Président du Réseau RAPEC, M. John Ayité Dossavi, du Représentant de la Directrice Générale de l’UNESCO, M. Lazare Eloundou, du Président de la commission nationale d’organisation et ancien Ministre, M. Adama Samassékou, de la Ministre de la Culture du Mali, Mme Ndiaye Ramatoulaye Diallo, et de la Représentante de l’Union Africaine, Ms Angela Martins.

M. Lazare Eloundou a salué, au nom de la Directrice Générale de l’UNESCO, Madame Audrey Azoulay, les différents participants tout en rappelant son engagement en plaçant le travail de l’Afrique au cœur de son mandat. Il a continué en témoignant sa volonté pour l’accompagnement et l’attachement de l’UNESCO à la Charte africaine, qui est un moyen par excellence de promouvoir les identités culturelles africaines et de sauvegarde de toutes les valeurs et références culturelles de l’Afrique : « Comprendre les aspirations de l’Afrique, comprendre ses valeurs qui nourrissent les valeurs universelles, est quelque chose de possible à travers cette Charte, donc il est plus que urgent que nous travaillons ensemble, et l’UNESCO ne ménagera pas ses efforts, comme par le passé, pour accompagner sa coopération avec tous les Pays, les Organisations internationales et l’Union Africaine », a t-il souligné.

Pour la pérennisation de l’évènement, des souhaits d’instrumentaliser cette journée consacrée à la Culture Africaine pour en faire un moment de communion pour tous ont été évoqué. « Nous vivons dans un monde de conflits. Il est bon que l’on puisse hydrater cette sècheresse des relations humaines, par la fraicheur de la culture Africaine », a déclaré M. Adama Samassékou.

Lors de la célébration de cette journée historique, le Président de la République, son Excellence Ibrahim Boubacar Keita, dans son message transmis par Mme Ndiaye Ramatoulaye Diallo, Ministre de la Culture du Mali, a témoigné de son engagement et de sa détermination à porter plus loin cette Charte, tout en saluant la disponibilité et le dévouement des différents acteurs dans la mobilisation autour de la culture africaine qui selon lui, est le premier facteur du développement : « Nul doute, l’histoire retiendra que des hommes et des femmes de bonne volonté se sont rencontrés dans notre capitale Bamako un 24 janvier pour convaincre d’autres de l’impérieuse nécessité de célébrer, partout, la contribution de l’Afrique, berceau de l’humanité, à la culture universelle », va-t-il mentionner.

Au sortir des deux journées de travail et d’échanges riches et fructueux, les participants ont retenu 3 actions prioritaires à accomplir : partager une expérience de la culture africaine multiforme dans sa multi-dimensionnalité ; sensibiliser les uns et les autres autour de la nécessité du contrôle du développement de la culture africaine ; et enfin sensibiliser les consciences africaines en faveur de cette Charte africaine qui est garant de la survie, de la revalorisation, et la patrimonialisation de la culture Africaine.




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