» Lancement de l’Année internationale du rapprochement des cultures à l’UNESCO
19.02.2010 - UNESCOPRESS

Lancement de l’Année internationale du rapprochement des cultures à l’UNESCO

© UNESCO/Andrew WheelerLa Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a lancé l’Année internationale du rapprochement des cultures en mettant en place un Panel de haut niveau sur la paix et le dialogue entre les cultures

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a lancé l’Année internationale du rapprochement des cultures en mettant en place un Panel de haut niveau sur la paix et le dialogue entre les cultures : « Cette journée marque le début d’un voyage intellectuel au cours duquel nous allons réfléchir sur les moyens de tracer de nouvelles perspectives pour la paix au XXIe siècle », a-t-elle déclaré.

Réuni pour la première fois ce matin à Paris, ce Panel international est composé de personnalités éminentes du monde politique, intellectuel et religieux*. Ses membres ont été invités à réfléchir et repenser notre manière d’édifier une paix fondée sur la justice, le respect des droits de l’homme, l’égalité des genres et la solidarité dans le contexte de la mondialisation et de ses défis – le changement climatique, la gestion des ressources et ses enjeux éthiques et économiques – défis auxquels il nous faut répondre, tout en utilisant la force de l’impact du dialogue.

Ce Panel a pour mission de faire résonner le message de paix de l’UNESCO dans le monde par l’éducation, les sciences, la culture, l’information et la communication. Il se réunira une à deux fois par an, sa composition pouvant être élargie en fonction des thèmes de discussion abordés. Ses membres ont été choisis pour leur parcours exceptionnel  et ont accepté d’apporter bénévolement leur contribution.

Dans le contexte de la mondialisation, qui est aussi celui des migrations, les défis parallèles de la préservation de la diversité culturelle et de la promotion du dialogue interculturel revêtent une importance et une urgence nouvelle. L’éducation est la clé de la réussite, pour les filles en particulier, mais c’est aussi la clé de l’apprentissage à la vie en commun. La notion de paix a beaucoup évolué depuis la création de l’UNESCO, en particulier pendant les deux dernières décennies, avec notamment une plus grande implication des femmes et des jeunes.

Point culminant des événements organisés ce jeudi 18 février, la conférence sur le thème du dialogue interculturel a été ouverte par Irina Bokova, avec la participation de certains membres du Panel. Les thèmes traités ont été : « Le pouvoir de la diversité culturelle et du dialogue » et « Construire la Paix – La place des valeurs partagées à l’ère de la mondialisation ».

L’objectif de l’Année internationale est « d’aider à dissiper les amalgames nés des ignorances, des préjugés et des exclusions qui engendrent tensions, insécurité, violence et conflits », a souligné Irina Bokova. « L’échange et le dialogue entre les cultures sont la meilleure arme pour construire la paix ». Les actions prioritaires à mener, selon la Directrice Générale de l’UNESCO, touchent notamment au renforcement d’une éducation de qualité, ce qui implique l’enseignement des grandes cultures et civilisations étrangères. L’Année internationale donnera lieu par ailleurs à des événements culturels dans de nombreux pays de par le monde. Elle jettera les bases d’un nouveau dialogue interculturel avec l’ambition de permettre la construction d’un cadre de valeurs communes.

L’UNESCO, désignée comme organisme chef de file par l’Assemblée générale des Nations Unies pour l’Année internationale du rapprochement des cultures, ambitionne de fédérer aussi bien les États que les membres de la société civile autour de ce projet afin de promouvoir des projets originaux et positifs en s’appuyant sur le système onusien et les acquis de l’UNESCO en la matière, notamment en faveur des jeunes.

 

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*Membres du Panel de haut niveau sur la Paix et le dialogue entre les cultures présents à la réunion du 18 février 2010 :

Kjell Magne Bondevik (Norvège), ancien Premier ministre de Norvège; fondateur et président du Centre pour la Paix et les Droits de l’homme d’Oslo - Lydia Cacho (Mexique), journaliste, Prix mondial de la liberté de la presse 2008 - Mustafa Ceric (Bosnie-Herzégovine), Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine - May Chidiac (Liban), journaliste, Prix mondial de la liberté de la presse 2006 - Souleymane Cissé (Mali), cinéaste - Esther Coopersmith (Etats-Unis d’Amérique), Prix de la paix des Nations Unies (1984) et Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO pour le dialogue interculturel (2009) - Vigdís Finnbogadóttir (Islande), ancienne Présidente de l'Islande et Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO (1998) - Monsignor Francesco Follo, au nom de Monseigneur Gianfranco Ravasi (Vatican), Président du Conseil pontifical pour la culture - Mohamed Ibrahim (Soudan), fondateur et président de la Fondation Mo Ibrahim - Attiyah Inayatullah (Pakistan), Membre de l’Assemblée nationale du Pakistan et ancienne Ministre pour le développement social des femmes du Pakistan - Marc Ladreit de Lacharrière (France), Président de la Fondation Culture & Diversité ; Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO (2009) - Monsignor Laurent Monsengwo Pasinya (République démocratique du Congo), Archevêque de Kinshasa  - Ilber Ortayli (Turquie), Président du Musée du Palais Topkapi - Tavivat Puntarigvavat (Thaïlande), Directeur de l’Institut de recherche et de développement de l’Université mondiale du Bouddhisme - Hegumen Philip Riabykh (Fédération de Russie), Vice-président, Département des Affaires étrangères du Patriarcat de Moscou - Yazid Sabeg (France), Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances ; Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO (2010) - Wole Soyinka (Nigéria), écrivain, Prix Nobel de littérature (1986) - Simone Veil (France), ancienne Présidente du Parlement européen, Présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

 

« La 34ème  session Conférence générale de l’UNESCO a unanimement approuvé le projet de la résolution visant la proclamation de l ’Année internationale du rapprochement des cultures proposé par le Kazakhstan et cosigné par  l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Fédération de Russie, l’Ukraine et la République Islamique d’Iran» .




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