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22.12.2010 - Irina Bokova

2010, Année internationale de la biodiversité, s’achève… Bonne Année 2011, Année internationale de la chimie !

© UNESCO/Michel Ravassard – Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO

Message de la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova

Cette succession des Années internationales est à elle seule un signe fort du rôle essentiel de la science dans la compréhension de notre environnement, pour le développement et la paix. Elle témoigne d’une volonté de la communauté internationale d’investir massivement sur ces sujets. Elle montre enfin le rôle moteur de l’UNESCO dans ce processus, comme seule Agence des Nations Unies spécialisée dans le domaine des sciences.

L’UNESCO s’est mobilisé tout au long de l’année en organisant des conférences, des expositions itinérantes, en mettant la biodiversité au cœur de ses programmes, non seulement dans le domaine des sciences, mais aussi de la culture, en mettant en évidence les liens étroits entre diversité culturelle et biodiversité. Ces efforts ont fortement contribué aux résultats de la 10e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP10) qui s’est tenue à Nagoya, au Japon, en octobre 2010. Un nouveau plan stratégique de 10 ans y a été adopté, ainsi qu’un nouveau protocole international sur l’accès aux ressources génétiques et leur partage équitable.

Bien évidemment, les actions menées dans le cadre de ces « années internationales » posent des jalons pour le long terme, et dépassent de très loin les bornes fixées par le calendrier. Lors de sa 185e session, en octobre 2010, le conseil exécutif de l’UNESCO a décidé de lancer un programme ambitieux sur la biodiversité, en particulier via le renforcement du Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) afin d’encourager la recherche et la conservation de la biodiversité dans les 564 réserves de biosphère présentes dans 109 pays à travers le monde. La biodiversité est, si l’on peut dire, notre première ressource naturelle, la plus fondamentale entre toutes. Elle soutient quantité de processus que nous considérons le plus souvent comme acquis, tels que la qualité de l’air, la régulation climatique, la purification de l’eau, la lutte contre les parasites et les maladies, la pollinisation et la prévention des érosions. Le bien-être – et la survie – des humains est difficilement concevable sans une biodiversité florissante. Notre engagement collectif au service de la biodiversité doit se poursuivre.
 
En 2011, l’année internationale de la chimie doit servir de tremplin à notre ambition dans le domaine des sciences, qui est grande. La Chimie est omniprésente dans notre vie quotidienne, dans les aliments que nous mangeons, les vêtements que nous portons, l’énergie que nous utilisons. Comme la biodiversité, la chimie fait partie de cet « environnement silencieux », souvent méconnu, que nous devons mieux connaître, pour mieux nous orienter.
 
A l’initiative de l’Éthiopie, les Nations Unies ont déclaré 2011 Année internationale de la chimie (AIC 2011) et confié son organisation à l’UNESCO. Ce sera l’occasion de redoubler d’efforts dans les domaines qui sont les nôtres : la coopération et la diplomatie scientifiques, le renforcement des capacités de recherche des États, l’éducation scientifique de qualité pour tous. Célébrée l’année du centenaire de l’attribution du prix Nobel de chimie à Marie Curie, 2011 offre un cadre idéal pour rendre hommage et promouvoir la contribution des femmes à la science.

La science en général, et la chimie en particulier, sont des instruments de développement. Ce sont aussi des instruments de paix.

Il est capital de mieux les connaître.

Il est essentiel de réfléchir ensemble à l’usage que nous en faisons.

Comment, par exemple, construire une chimie verte, au service du développement durable ? Il est certain que les découvertes de la chimie peuvent nous aider à relever les défis du changement climatique mondial, à mettre au point des énergies de substitution. La chimie peut aussi faciliter l’accès à des sources d’eau non polluée, un enjeu qui représente, à bien des égards, l’avenir de la stabilité mondiale. La célébration de l’Année internationale de la chimie doit se lire dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable (2005-2014).

Comment faire de la chimie une science réellement partagée ? Il faut améliorer et accélérer son enseignement, former aujourd’hui les chimistes de demain et donner à tous, la possibilité de comprendre les processus chimiques et d’en mesurer l’impact. La construction de sociétés du savoir commence par là, et nous devons donner à chacun, fille ou garçon, les moyens réels d’en être partie prenante.
 
C’est le vœu que je forme pour 2011. Cette année encore, par de multiples conférences, le lancement d’une expérience mondiale auprès des écoles sur le thème de l’eau, un accent particulier mis dans ses programmes, l’UNESCO s’emploiera à faire de ce vœu une réalité.




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