» Une convention mondiale sur l’enseignement supérieur en préparation
23.02.2017 - Education Sector

Une convention mondiale sur l’enseignement supérieur en préparation

© UNESCO/Pouya Sadeghvaziri

La semaine dernière, du 13 au 15 février 2017, le Comité de rédaction de la future Convention mondiale sur la reconnaissance des titres de l’enseignement supérieur s’est réuni pour la troisième fois au Siège de l’UNESCO, à Paris, afin d’examiner les sections finales qui composeront le projet de texte de la Convention.

Le Comité de rédaction, qui a pour mission de préparer un avant-projet, a été mis en place par l’UNESCO en coopération avec les États membres. En tenant compte de la répartition géographique et de l’équilibre entre les sexes, les membres du Comité de rédaction ont été nommés sur la base de leur expérience et de leurs antécédents remarquables dans le domaine de la reconnaissance des titres de l’enseignement supérieur et des problématiques qui lui sont associées.

Moins d’un an après le début de ses travaux (mai 2016), le Comité de rédaction s’apprête déjà à finaliser le texte préliminaire qui sera soumis au Conseil exécutif pour examen à sa 202e session, ainsi qu’à la Conférence générale à sa 39e session en novembre 2017.

La future Convention mondiale sur la reconnaissance entend créer un cadre pour la reconnaissance des titres de l’enseignement supérieur à l’échelle mondiale. Il s’agit d’une reconnaissance officielle par une autorité nationale compétente de la valeur d’un diplôme étranger ou d’une formation validée.

La future convention facilitera non seulement la mobilité interrégionale des étudiants, des enseignants et des chercheurs, mais répondra aussi au contexte actuel de l’internationalisation ainsi qu’aux nouvelles tendances de l’enseignement supérieur. La mobilité académique mondiale est en nette augmentation, le nombre total d’étudiants mobiles ayant doublé depuis 2002. Cette croissance significative de la mobilité des étudiants du supérieur appelle un cadre réglementaire mondial pour la reconnaissance des titres de l’enseignement supérieur.

Pour Mme Natasha Sawn et M. Stig Arne Skjerve, membres du Comité de rédaction, la réponse «  aux besoins des sociétés et des économies de plus en plus connectées est d’une importance capitale ». « Nous croyons que l’un des moyens de préserver cette diversité culturelle passe par la reconnaissance de l’apprentissage réalisé dans le cadre des systèmes d’enseignement supérieur de partout dans le monde. Une reconnaissance équitable permet aux étudiants et étudiantes de continuer leurs études ou de trouver un emploi valorisant qui tire avantage de leurs talents, leurs connaissances et leurs compétences. » (Voir Grand angle)

S’inspirant des conventions régionales révisées sur la reconnaissance (Convention de Lisbonne, Convention de Tokyo et Convention d’Addis), la future convention cherche également à promouvoir l’accès équitable et inclusif à l’enseignement supérieur, conformément aux principes convenus par les États membres dans la Déclaration d’Incheon de 2015. Après tout, la question de la reconnaissance des titres de l’enseignement supérieur concerne les individus.

Le Comité de rédaction poursuivra ses travaux dans les prochains mois afin de régler certains points cruciaux du texte avant la finalisation de l’avant-projet lors de sa quatrième session prévue au printemps.




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