» Adaptation aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest
12.06.2012 -

Adaptation aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest

Le Sénégal est un des pays touchés par le project ACCC. © UNESCO

Le changement climatique : de graves conséquences La cartographie des risques liés à l’élévation du niveau de la mer montre une augmentation de 15 à 95 cm en 2100, menaçant 30% des infrastructures côtières.

Les populations menacées par les inondations côtières passeront d’un million en 1990 à 70 millions en 2080 le long du Golfe de Guinée, des côtes sénégalaises et gambiennes et jusqu'en Egypte.

Les changements climatiques provoqueront le déplacement ou le rétrécissement de plus de 80% des habitats côtiers.

Les changements climatiques provoqueront aussi une baisse de la productivité halieutique, la perte d’aménagements portuaires et balnéaires qui entraineront la perte de revenus économiques importants.

Evaluer les actions d’adaptation 

Après une phase pilote qui a permis de faire l’inventaire des problèmes côtiers dans chaque pays participant (la Guinée Bissau, le Sénégal, la Gambie, le Cap Vert et la Mauritanie) et de définir des actions d’adaptation aux changements climatiques et côtiers à mener, la première phase du projet ’Adaptation aux changements climatiques et côtiers en Afrique de l’Ouest’ (ACCC)’ a été lancé en 2008.

Il a été financé par le Fonds Mondial de l’Environnement Mondial (FEM) et mis en œuvre à travers la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO et le PNUD.

Aujourd’hui, au terme de cette première phase, des experts internationaux et nationaux venant des pays participants au projet sont rassemblés à l’UNESCO-Dakar, du 12 au 13 juin 2012, pour passer en revue les résultats obtenus.

Besoin d’une seconde phase

« Nous présenterons les résultats du projet aux niveaux national et régional et réfléchirons aux questions clef qui se posent en matière d’adaptation dans les zones côtières en Afrique de l’Ouest et les options pour y répondre » souligne Annie Bonnin Roncerel, Coordonnatrice de ce projet.

« Nous finaliserons ensuite la procédure de suivi et évaluation de la 1ère phase du projet » poursuit-elle.

Le projet avait pour objectif d’aider les pays à développer une gestion intégrée de leur zone côtière pour mieux la préserver des impacts des changements climatiques et contribuer à la lutte contre l’érosion.

« Certes, le projet a permis de progresser au niveau de l’adaptation aux changements climatiques mais beaucoup reste à faire, a pour sa part souligné Ann Therese Ndong-Jatta, Directrice du Bureau de l’UNESCO à Dakar ». « Nous souhaitons vivement que les démarches en cours pour une seconde phase du projet aboutissent pour permettre de renforcer les acquis de la première phase » a-t-elle ajouté.

Lancement d’un guide pour les décideurs

Au cours de cette rencontre sera lancée le Guide d’Adaptation côtière pour les décideurs élaboré dans le cadre du projet et qui est disponible en français, anglais et portugais.

« Ce guide constitue un outil d’aide à la décision en ce qui concerne le choix et la mise en œuvre des différentes options pour la protection du littoral » ajoute Bonin Roncerel.




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