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20.06.2013 - ODG

« Angkor constitue un modèle d’entreprenariat ainsi qu’une référence scientifique en matière de performance et d’excellence qui doit être partagée avec le reste du monde », déclare la Directrice générale

© UNESCO/Paola Leoncini-Bartoli -UNESCO Director-General, Irina Bokova, visiting the Archaeological Park of Angkor, an iconic World Heritage site in Cambodia, June 2013.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a conclu son séjour officiel au Cambodge par la visite du parc archéologique d’Angkor, un site emblématique inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril depuis 1992.

Angkor, l’un des sites archéologiques majeurs de l’Asie du Sud-Est, occupe un territoire de quelque 400 km en partie recouvert de forêt, qui abrite les superbes restes de ce que furent les capitales successives de l’empire Khmer du IXe siècle au XIVe siècle, et notamment le célèbre temple d’Angkor Wat ainsi que le temple de Bayon, à Angkor Thom, et ses innombrables ornements sculpturaux.

L’UNESCO a mis en place un vaste programme de sauvegarde de ce site et de ses environs. Le magnifique ensemble du site se compose d’admirables monuments et temples, de structures hydrauliques et de voies de communication. Angkor, qui fut le centre du royaume khmer pendant plusieurs siècles, présente une concentration unique au monde de vestiges attestant d’une civilisation exceptionnelle. Par leur architecture et leur ordonnancement, les capitales successives témoignent du haut niveau d’ordre et de hiérarchie sociale qui régnait au sein de l’empire khmer. Angkor est un site majeur, représentatif de valeurs culturelles, religieuses et symboliques, et son importance au plan architectural, archéologique et artistique est exceptionnelle.

L’ensemble d’Angkor illustre toute l’étendue de l’art khmer, du IXe au XIVe siècle, et comprend un certain nombre de chefs-d’œuvre incontestables. Des temples comme Angkor Vat, le Bayon, Preah Khan et Ta Prohm, emblématiques de l’architecture khmère, sont étroitement liés à leur contexte géographique en plus d’être empreints d’une signification symbolique. L’art khmer tel qu’il s’est développé à Angkor a exercé une profonde influence sur une grande partie de l’Asie du Sud-Est. Du IXe au XIVe siècle, l’empire khmer a régné sur la majeure partie de l’Asie du Sud-Est et a exercé une influence formatrice sur l’évolution politique et culturelle de la région. Son riche patrimoine d’édifices de brique et de pierre est tout ce qui reste de cette civilisation.

Le parc archéologique d’Angkor compte actuellement plusieurs équipes internationales opérant sous la supervision et le contrôle conjoints de l’autorité nationale APSARA (Autorité pour la protection du site et l'aménagement de la région d'Angkor) avec l’appui de l’UNESCO et de plusieurs partenaires nationaux et internationaux.

La Directrice générale a félicité M. Bun Narith, le Directeur de l’autorité nationale APSARA, pour le travail rigoureux et d’une grande qualité professionnelle qu’il a mené et supervisé dans le cadre du Comité international de coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d'Angkor – deux réunions ont lieu chaque année, sous la coprésidence du Japon et de la France et la direction globale de l’UNESCO.

« En vingt ans de travaux de rénovation et de conservation sur le site du patrimoine mondial d’Angkor, le Comité international de coordination, sous la direction conjointe de l’UNESCO et de l’autorité nationale APSARA, a clairement prouvé qu’il était un modèle d’entreprenariat, ainsi qu’une référence scientifique internationale qui supervise les projets et les opérations de développement menés sur le site d’Angkor dans une recherche d’excellence et de performance
– cela devrait être partagé avec le reste du monde », a déclaré Irina Bokova.

Le Comité international de coordination veille à la cohérence des divers projets et définit, le cas échéant, les normes techniques requises. Il se compose de 16 pays membres, 23 institutions internationales et intergouvernementales, dont l’Union européenne ; la Banque mondiale ; le World Monuments Fund ; la Banque asiatique de développement ; le Programme des Nations Unies pour le développement ; l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ; le Fonds monétaire international ; le Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels ; le Conseil international des musées ; le Conseil international des monuments et des sites ; et l’Organisation mondiale du tourisme. Trente-huit projets sont actuellement en cours sur le site, et quelque 150 millions de dollars des États-Unis ont été investis pour sa conservation et sa restauration, dans un cadre bilatéral et multilatéral. C’est de loin le plus vaste projet de coopération internationale jamais entrepris dans le domaine de la conservation du patrimoine culturel.

Tous les travaux réalisés sur le site sont menés dans le respect de la Charte pour Angkor instaurée en 2002 par un groupe interdisciplinaire de spécialistes de la conservation, qui reconnaît clairement l’importance primordiale des recherches permanentes et de l’évolution constante des méthodes ainsi que des matériaux de conservation. La Charte recommande que soient inclus dans tout projet de conservation et de restauration une planification en amont, la collecte de données ainsi qu’une évaluation de la sécurité concernant aussi la question des études de contrôle de la qualité des travaux de conservation et de restauration, notamment un plan d’entretien à long terme.

Les travaux de restauration réalisés sous la conduite de l’APSARA et la direction globale de l’UNESCO ont mis en lumière le niveau exceptionnel de savoir, de sagesse et de technologie qui existait à l’époque de la construction du site, ce dont témoignent les méthodes de dérivation des eaux de ruissellement, les sculptures d’origine et les répliques sur les toitures, les bas-reliefs en grès, les sculptures, les stucs et les ornements polychromes. La formation des conservateurs khmers et le renforcement des capacités des spécialistes cambodgiens ont également été, depuis vingt ans, parmi les principales caractéristiques de cette vaste entreprise.




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