» Groupe de travail scientifique international sur le carbone bleu
24.02.2011 -

Groupe de travail scientifique international sur le carbone bleu

Les mangroves séquestrent plus de carbone dans les sédiments autours de leurs racines que dans leur couvert forestier.

Les puits de carbone côtiers pourraient devenir un mécanisme important de captation du carbone.

Le groupe de travail scientifique international sur le carbone bleu s’est réuni la semaine dernière au siège de l’UNESCO pour déterminer quelles étaient les implications de l’utilisation du carbone bleu des zones côtières comme moyen de conservation et de gestion contribuant a l’atténuation de l’impact du changement climatique. Différents mécanismes de financement pour en assurer la conservation et la gestion ont également été passés en revue.

Les écosystèmes marins – plus particulièrement les écosystèmes d’origine végétale des zones côtières, tels que les mangroves, les herbiers marins et les marais salants, ont démontré leur capacité à capturer le carbone sur le long terme, aussi bien dans la biomasse des plantes au dessus des fonds marins que dans les couches de sédiments enterrés. C’est la raison pour laquelle il est aujourd’hui largement reconnu que tous ces endroits où se trouvent des végétaux représentent un évier naturel important où vont se déverser les gaz à effets de serre. La dégradation et la destruction de ces écosystèmes  aboutissent à la transformation de ces éviers naturels en sources significatives de gaz à effets de serre, puisque le carbone capturé au long des siècles dans les couches de sédiments peut se déverser en très peu de temps dans l’environnement. Seulement actuellement on commence à ressentir l’impact de ces émissions dû à la dégradation des zones côtières.  Le rôle du groupe de travail sera de rassembler toutes les évidences scientifiques afin de déterminer  quel est l’impact de l’emmagasinage et du déversement du carbone par les écosystèmes d’origine végétale, de considérer quels sont les moyens qui peuvent être mis en œuvre pour restaurer et conserver ces écosystèmes tout en tenant compte des mesures existantes en matière de régulation du climat.

Le groupe de travail scientifique sur le carbone bleu s’efforcera de définir  quel est l’impact global du carbone côtier  en mettant au point un système permettant d’inventorier le stockage et le potentiel à capturer au long terme le carbone côtier, en identifiant les « points chauds » du déversement du carbone et en mesurant les quantités d’émission potentielle de carbone dues à la dégradation des écosystèmes côtiers. Ce groupe formulera des recommandations pour observer et surveiller les quantités de stockage et le flux du carbone  (aussi bien la capture que le déversement du carbone) ceci à différentes échelles; pour ce faire il devra identifier les paramètres ainsi que les informations nécessaires  dans le but de localiser et détecter les émissions de carbone côtier et également d’utiliser des paramètres de substitution pour mesurer le stockage et le flux de carbone.  Enfin, le groupe de travail fixera des directives pour la conservation du littoral et formulera des recommandations scientifiques pour l’aménagement et la gestion des zones côtières qui prennent en compte le stockage et la capture à long terme du carbone. 

La première réunion  du groupe scientifique international de travail sur le carbone bleu s’est tenue au siège de l’Unesco à Paris, France, du 15 au  17 février 2011. Ce colloque se tenait sous le patronage de la Commission océanographique intergouvernementale (COI),  de l’ONG Conservation Internationale (CI) et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). A cette occasion, plus de trente participants venant de dix pays différents étaient présents. Au cours de cette réunion ils ont coordonné leurs points de vus et donner des directives afin que le groupe de travail international scientifique soit solidement implanté. Le rapport de cette réunion sera publié en mars 2011 dans lequel figureront les recommandations auxquelles sont parvenus les participants au cours de  cette réunion.
 
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