» L’Afrique centrale place les jeunes et les femmes au cœur du débat sur la migration
27.10.2016 - Secteur des sciences sociales et humaines

L’Afrique centrale place les jeunes et les femmes au cœur du débat sur la migration

© UN Photo / Eskinder Debebe

Tout comme les autres pays de l’Afrique, les pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) font face à des défis innombrables, tels que la pauvreté, le changement climatique, les conflits ethno-religieux ou encore la violence sectaire. Un autre défi majeur est celui des déplacements forcés de civils qui affectent plusieurs pays de la région. En Afrique, et en Afrique centrale en particulier, l’insécurité récurrente contribue très fortement à la mobilité humaine. À côté des migrations volontaires, les déplacements forcés occupent une place de choix dans la typologie des mouvements.

Les pays membres de la CEEAC ainsi que le Nigeria ont participé au Forum MOST régional des ministres du développement social en Afrique centrale, organisé du 24 au 26 octobre 2016 à Yaoundé, au Cameroun, Ce pays d’accueil occupe actuellement la vice-présidence du Conseil intergouvernemental du MOST. Le Nigéria est un invité de choix vu le nombre croissant des déplacés internes ou de personnes qui quittent le Pays pour fuir Boko Haram. La présence continue des groupes terroristes et de cette nébuleuse en Afrique centrale constitue l’une des épines dorsales dans le contexte de l’Agenda 2030, particulièrement en relation avec l’ODD 16.

La priorité de l’UNESCO en matière d’égalité des genres cette année est l’« Insécurité et migration en Afrique centrale : Impact sur les femmes et les jeunes », une préoccupation qui est également au cœur de ce premier Forum MOST en Afrique centrale.

Déjà fortement affectés par la crise politico-sociale qui sévit dans leurs pays, les femmes et les jeunes sont, du fait de l’insécurité et de la dégradation des conditions de vie, devenus plus vulnérables que jamais et attendent des réponses qui tardent à venir.

Dès lors que la plupart des formes de migration observées à l’échelle locale sont dictées par l’absolue nécessité d’accéder aux ressources, il s’avère indispensable de garantir le développement durable dont les substrats principaux sont la paix et la sécurité.

Les organes du système des Nations Unies, les chercheurs, les hauts responsables et les représentants de la société civile se sont associés aux ministres en charge du développement social des pays de l’Afrique Centrale pendant les travaux de ce forum. Ils ont pris en considération l’Agenda 2030, le cadre de la politique sociale pour l’Afrique centrale et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

C'était une opportunité de haut niveau pour l’Afrique centrale de non seulement présenter les cas de réussite de la région, mais également pour identifier les enjeux majeurs en matière de politiques prioritaires pour chaque pays, pour promouvoir des solutions fondées sur des preuves, pour harmoniser les politiques transnationales et enfin pour enrichir la conception des politiques et les processus de mise en œuvre par la recherche de pointe menée dans des institutions académiques, tout en gardant à l’esprit les droits humains des personnes affectées.

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Le Programme pour la Gestion des transformations sociales (MOST) de l’UNESCO coopère avec les autorités nationales, les communautés des sciences sociales et humaines et la société civile afin de renforcer le lien entre la connaissance et l’action, qui constitue l’une des clés pour favoriser un changement social positif.

Dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations Unies, le programme MOST contribue au développement durable et à l’élimination de la pauvreté ainsi qu’à la mise en œuvre deux priorités globales de l’UNESCO : l’Afrique et l’égalité des genres.


Contacts

Yvonne Matuturu, y.matuturu(at)unesco.org / Cecilie Golden, c.golden(at)unesco.org




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