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08.06.2017 - Commission océanographique intergouvernementale

Écosystèmes côtiers de carbone bleu – Assurer la sécurité alimentaire, des océans durables et l’action climatique

© UNESCO - Les participants à l'événement sur les écosystèmes de carbone bleu, le 7 juin 2017 à la Conférence des Nations Unies sur les océans à New York.

Les écosystèmes côtiers de carbone bleu – herbiers marins, marais salants et mangroves – fournissent des services essentiels tels que la protection du littoral, la réduction des risques de catastrophe, la filtration de l’eau et des habitats pour les poissons. Le 7 juin 2017, la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO a co-organisé, lors de la Conférence des Nations Unies sur les océans à New York, un événement soulignant l’importance de ces écosystèmes et de leur gestion durable.

Organisé par le Gouvernement australien, qui possède le second écosystème de carbone bleu dans le monde, cet événement parallèle a souligné les divers usages possibles du concept de carbone bleu en vue de réaliser les objectifs de développement durable et les engagements pris au niveau national sur le climat. Il a permis d’exposer des politiques et mécanismes de financement pour la mise en œuvre d’activités liées au carbone bleu, comme par exemple la République Dominicaine qui a incorporé le carbone bleu au sein d’une mesure d’atténuation adaptée au niveau national, ou les Seychelles qui ont développé une « obligation bleue » (blue bond) qui inclut le carbone bleu.

Cet événement a également été l’occasion de présenter les dernières avancées scientifiques et outils, et d’informer sur les divers groupes de travail techniques destinés à soutenir les parties intéressées dans la restauration et la conservation du carbone côtier.

« Les écosystèmes côtiers des mangroves, des marais salants et des herbiers marins offrent de nombreux avantages et services essentiels à l’adaptation au changement climatique le long des littoraux, et ce partout dans le monde. Ils sont indispensables à la santé de l’océan et de l’homme, » a dit Vladimir Ryabinin, Secrétaire exécutif de la COI.

Le niveau de compréhension de la façon dont les écosystèmes de carbone bleu fonctionnent et leur potentiel a augmenté ces dernières années, mais il faut continuer à en faire plus. Le temps est venu de mettre en application ces connaissances au travers de politiques et d’activités de gestion au niveau national, régional et international. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement d’Australie – aux côtés de la COI à travers son Initiative Carbone Bleu*, entre autres – a lancé un Partenariat international pour le carbone bleu lors de la COP21 à Paris en décembre 2015 : pour sensibiliser, partager du savoir, et renforcer les actions de protection et de restauration des écosystèmes de carbone bleu.

« La COI s’est engagée à améliorer l’accès aux données et à la science, à aider les États membres à tenir compte des écosystèmes côtiers de carbone bleu dans leurs Contributions prévues déterminées au niveau national dans le cadre de la CCNUCC, et enfin à réaliser l’objectif ambitieux de l’Accord de Paris, » a ajouté Vladimir Ryabinin.

Cette journée a également été l’occasion d’inaugurer le Réseau mondial de données et de connaissances sur le carbone bleu. C’est un engagement volontaire de l’Initiative Carbone Bleu, du Smithsonian Environmental Research Center, et de plusieurs autres partenaires pris dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les océans. Ce réseau servira de ressource internationale capable de répondre au besoin croissant de partage de données entre les parties prenantes impliquées dans le carbone bleu, à des fins allant de la recherche classique et l’enseignement au développement de politiques et à leur mise en place, au sein des régions et à travers le monde entier.  

« Ce que j’espère qu’on aura réalisé en ce qui concerne les écosystèmes de carbone bleu dans dix ans ? Je veux que les gens se lassent de mes explications, et que la protection et la conservation de ces écosystèmes devienne quelque chose de ‘normal’, quelque chose que l’on fait naturellement, » a déclaré Emily Pidgeon, Directrice senior des initiatives stratégiques marine chez Conservation International.

Une description plus détaillée de cette initiative est disponible sur le Registre des engagements volontaires de la Conférence sur les océans, avec les autres engagements pris par les gouvernements, les organisations internationales, la société civile, le secteur privé, les institutions scientifiques ainsi que les autres parties prenantes pour la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable 14 sur la conservation et l’usage durable de l’océan et de ses ressources.

Visitez notre page « L’UNESCO à la Conférence de l’ONU sur les océans » pour prendre connaissance du programme, de nos événements parallèles et de l’ensemble de nos engagements volontaires.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Kirsten Isensee (k.isensee(at)unesco.org), pour l’Initiative Carbone Bleu et le Réseau mondial de données et de connaissance sur le carbone bleu.

Julian Barbière (j.barbiere(at)unesco.org), pour la participation de la COI de l’UNESCO à la Conférence sur les océans.

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* Co-organisée avec Conservation International et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).




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