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21.07.2011 - UNESCOPRESS

La Directrice générale de l’UNESCO condamne le meurtre des journalistes honduriens Nery Jeremías Orellana et Adan Benítez

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a condamné le meurtre, au cours d’incidents distincts, de deux journalistes honduriens : Nery Jeremías Orellana, abattu le 14 juillet, et du journaliste de télévision Adan Benítez, tué le 4 juillet. La Directrice générale a également demandé qu’une enquête approfondie soit menée sur ces deux meurtres.

« Je condamne le meurtre de Nery Jeremías Orellana et d’Adan Benítez », a déclaré la Directrice générale. « Tuer des journalistes est un crime commis contre la société toute entière.  Une presse indépendante qui alimente un débat éclairé est indispensable à la démocratie et à l’Etat de droit. J’appelle les autorités à mener une enquête approfondie sur ces crimes afin de montrer que toute personne dans le pays est libre d’exercer son droit fondamental à la liberté d’expression sans craindre pour sa vie».

Nery Jeremías Orellana, âgé de 26 ans, dirigeait Radio Joconguera dans la ville de Candelaria. Il a été abattu le 14 juillet. Membre du Front élargi de résistance populaire (FARP), un mouvement d’opposition, il était également correspondant de Radio Progreso.

Adan Benítez, 42 ans, travaillait pour deux télévisions locales : 45TV et Teleceiba Canal 7. Il a été arrêté par deux hommes armés qui l’ont dépouillé de ses biens avant de lui tirer une balle dans la tête dans la ville portuaire de La Ceiba, au nord du pays.

D’après Reporters sans frontières, trois journalistes ont été tués au Honduras depuis le début de l’année. L’organisation de défense de la liberté de la presse recense 12 meurtres de journalistes au Honduras au cours des 18 derniers mois.

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L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».




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