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27.09.2011 - UNESCOPRESS

La Directrice générale condamne le meurtre des journalistes mexicains Ana María Yarce Viveros et Rocio González Trápaga

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a condamné aujourd’hui le meurtre de deux journalistes mexicains, María Yarce Viveros et Rocio González Trápaga, commis à Mexico dans la nuit du 31 août.

« Je condamne le meurtre de Rocio González Trápaga et Ana María Yarce Viveros et demande à ce que des enquêtes soient ouvertes pour faire la lumière sur ces crimes », a déclaré la Directrice générale. « Le nombre très élevé de victimes parmi les journalistes mexicains constitue une grave atteinte à la société dans son ensemble. Il prive les journalistes de ce droit de l’homme fondamental qu’est la liberté d’expression. La violence contre les médias encourage par ailleurs l’autocensure et limite de fait le droit de la population mexicaine à bénéficier d’un débat libre et éclairé, essentiel à toute démocratie ».

Les corps des deux journalistes ont été retrouvés, portant des marques de strangulation, dans un parc de Mexico le 1er septembre. Ils avaient été kidnappés alors qu’ils quittaient leur lieu de travail le 31 août et, d’après des informations parues dans la presse locale, la façon dont ils ont été tués porte la marque des meurtres commis par les cartels de la drogue.

Ana María Yarce Viveros, 48 ans, avait fondé l’hebdomadaire Contralínean. D’après Reporters sans frontières, le magazine était la cible de mesures d’intimidation et d’un harcèlement judiciaire depuis quelques années.

Rocio González Trápaga, 48 ans également, était un journaliste indépendant qui avait travaillé pour Televisa.

Reporters sans frontières indique que ces deux meurtres portent à 80 le nombre de professionnels des médias tués au Mexique depuis 2000. Six des victimes étaient des femmes.

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L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».




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