» Quatre sites en Chine, en Espagne, en Hongrie en Indonésie ajoutés au Réseau mondial des géoparcs
21.09.2012 - UNESCOPRESS

Quatre sites en Chine, en Espagne, en Hongrie en Indonésie ajoutés au Réseau mondial des géoparcs

Le Réseau mondial des géoparcs nationaux compte désormais quatre nouveaux membres. Ces sites situés en Chine, en Espagne, en Hongrie et en Indonésie. ont été désignés lors de la 11ème Conférence européenne des géoparcs qui s’est déroulée du 19 au 21 septembre au Parc Arouca (Portugal).

        Le Réseau mondial des géoparcs nationaux regroupe des sites présentant un patrimoine géologique exceptionnel, pour leur valeur scientifique, leur rareté ou leur beauté, et qui mettent ce patrimoine au service de la promotion du développement durable.

        Le Réseau mondial des géoparcs nationaux a été lancé en 2004 avec l’appui de l’UNESCO afin d’encourager la coopération entre experts et praticiens du patrimoine géologique. Il vise également à améliorer la prise en compte des risques géologiques afin de réduire ces risques, à lutter contre les effets du changement climatique et à mieux gérer les ressources naturelles de la Terre.

        Les sites bénéficiant du label géoparc doivent disposer d’une structure de gestion efficace, de frontières clairement délimitées et d’une taille suffisante pour permettre un véritable développement économique durable, principalement à travers le tourisme. Instituée sur une base de volontariat, l’appellation géoparc constitue un label de qualité et l’UNESCO se propose de soutenir ces sites sur une base ad-hoc et à la demande de ses Etats-membres.

        Le Réseau mondial des géoparcs nationaux compte désormais 91 géoparcs situés dans 27 pays.

Géoparc Bakony-Balaton, Hongrie

Le géoparc Bakony-Balaton se situe à l’ouest de la Hongrie, dans la partie nord-ouest du Bassin des Carpates au cœur d’un massif montagneux. Le lac Balaton, le plus grand de toute l’Europe centrale, est aussi connu comme la « Mer hongroise ». Le géoparc expose les valeurs géologiques d’une région qui témoigne d’une riche diversité, avec des falaises abruptes, des sources d’eau chaude, des volcans et des colonnes basaltiques, fruits d’une mosaïque de formations géologiques et morphologiques. On y trouve des roches cristallines datant de plusieurs centaines de millions d’années mais aussi des formations beaucoup plus récentes, dont une des plus grandes successions carboniques alpines triasiques, riche en fossiles. Des roches du Jurassique et du Crétacé portant des traces des dinosaures voisinent avec du karst tropical à tours. Les sédiments anciens du lac contiennent plusieurs espèces endémiques de mollusques, ce qui constitue un cas unique parmi les sédiments lacustres de l’histoire terrestre. Les gorges et plateaux karstiques abritent 700 grottes, des centaines de gouffres, un dédale d’eaux thermales de 9 km de long situé sous une ville et plus de 1 600 sources d’eau douce. Outre ces merveilles géologiques, le site témoigne de 5 000 ans d’occupation humaine.

Géoparc Batur, Indonésie

Situé au nord-est de Bali, le géoparc Batur s’organise autour d’un volcan actif placé au cœur de deux calderas, des vastes cratères volcaniques créés il y a environ 22 000 ans. Le volcan appartient à la ceinture de feu du Pacifique et fait partie de la longue chaîne indonésienne de volcans actifs du même type. La zone est riche en terrains d’origine macro ou micro volcanique produites par le volcan au cours des siècles. Le volcan Batur est un exemple parfait de stratovolcan, constitué par l’accumulation de coulées de lave et de niveaux de cendre. Les deux éruptions cataclysmiques de son histoire géologique ont produit les impressionnantes parois des calderas. Ces dernières sont aujourd’hui occupées par un profond lac volcanique. Le cône actif du Batur est entré en éruption au moins 22 fois depuis 1804. L’île de Bali propose de nombreuses attractions touristiques, naturelles et culturelles, mais le volcan Batur occupe une place à part du fait de sa géologie et de son caractère impressionnant. D’un point de vue culturel, le géoparc propose des coutumes locales très particulières, liées à l’hindouisme balinais.

Géoparc de Catalogne centrale, Espagne

Le géoparc de Catalogne centrale correspond au Parc géologique et minier de Catalogne centrale. Sa large diversité géologique offre des exemples remarquables dans les domaines de la stratigraphie, de la sédimentologie, de la tectonique, des systèmes karstiques, de la paléontologie et de paléoanthropologie. La faune présente dans ses roches sédimentaires fournit des exemples nombreux de la riche vie des ères géologiques écoulées. Les fossiles les plus connus et les plus abondants sont d’origine marine ; ils correspondent à des organismes vivants dans les mers chaudes et peu profondes qui recouvraient la région il y a 55 millions d’années. La géodynamique et l’industrie minière caractérisent le bassin potassique catalan, une des plus grandes zones minières d’Europe pour les sels de potasse. On y trouve quelques uns des plus beaux exemples mondiaux de sédimentation de roches évaporitiques dans un contexte dynamique ; il s’agit de dépôts sédimentaires résultant de l’évaporation de l’eau de mer. Les industries minières ont laissé un patrimoine important. L’exploitation du halite ou sel gemme a démarré dès le Néolithique et s’est poursuivie jusqu’à la période de l’Empire romain. Des activités comme les fours à chaux et les fabriques de poterie utilisant des techniques traditionnelles constituent d’importantes attractions touristiques.

Géoparc Sanqingshan, Chine

Le géoparc Sanqingshan se trouve dans un massif montagneux du sud-est de la Chine, dans la province de Jiangxi. Il se distingue par l’abondance de ses affleurements géologiques et par la présence de formations à dominante granitique connues comme les « forêts de pics de granit du Sanqingshan ». La beauté exceptionnelle et l’importance scientifique du site – les formations géologiques remontent à mille millions d’années – ont déjà été reconnues en 2008 avec l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Le caractère exceptionnel du géoparc de Sanqingshan tient autant à sa géomorphologie granitique qu’à sa topographie, sa flore et sa faune. L’histoire culturelle qui s’étend sur 1 600 ans est un bel exemple de coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature, favorisée par la culture taoiste traditionnelle. Les poètes ont décrit Sanqingshan comme « le pays des nuages » et « une galerie de pins et de roches fantastiques ». Le site a inspiré de nombreux peintres, photographes et sculpteurs mais on le considère aussi comme le berceau de l’opéra Gan et de la danse populaire des lampions.

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Contact médias : Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO. Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org




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