»  Le Président François Hollande a reçu le Prix pour la paix de l’UNESCO pour son intervention au Mali
05.06.2013 -

Le Président François Hollande a reçu le Prix pour la paix de l’UNESCO pour son intervention au Mali

© UNESCO/Emilien UrbanoLe Président François Hollande prononce son discours lors de la cérémonie de la remise du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.

« Ce qui a été attaqué à Tombouctou, ce n’était pas uniquement le patrimoine d’une région ou d’un peuple, il s’agissait de patrimoine mondial », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, lors de la cérémonie de remise du Prix, mercredi, en remettant au Président français François Hollande le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix 2013.

« C’est le symbole d’une sagesse islamique millénaire, qui traverse le Sahel, une culture commune de l’Afrique de l’Ouest » a-t-elle ajouté, « de l'ancien empire du Ghana à l'empire Toucouleur et aux royaumes peuls et bambaras, qui s’est transmise jusqu’à nos jours pour le dialogue entre les cultures. »

Le Président Hollande a reçu le Prix au Siège de l’UNESCO, pour avoir pris les mesures en Janvier pour mettre fin au contrôle des insurgés dans le nord du Mali et apporté la paix et stabilité dans la région.

Plusieurs chefs d'Etat de l’Afrique de l’Ouest et de pays de la région sahélienne ont assisté à la cérémonie : Thomas Boni Yayi, Président du Bénin, Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, Alassane Ouattara, Président de Côte d'Ivoire, Dioncounda Traoré, Président du Mali, Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la Mauritanie, Mahamadou Issoufou, Président du Niger, Idriss Déby Itno, Président du Tchad, et Macky Sall, Président du Sénégal.

Au cours de la cérémonie, le Président malien Doncounda Traoré a exprimé sa gratitude au Président français, saluant la collaboration au Mali comme « une nouvelle page de la solidarité humaine », tout en affirmant que « François Hollande est sorti de Tombouctou en libérateur, acclamé par le peuple malien”.

Le Président Hollande s’est vu remettre un diplôme de la paix, une médaille d’or et un chèque de 150 000 dollars des Etats-Unis dont il fera don à deux organisations – à l’une pour aider les femmes en Afrique et à l’autre pour les victimes de la guerre et leurs familles.

Dans son discours d’acceptation, le Président Hollande a souligné l’urgence de l’intervention militaire française au Mali. “Face à la haine, on se devait d’intervenir… tout retard aurait été désastreux. C’est pour les femmes et les enfants de l’Afrique que la France est intervenue.” a-t-il précisé.

Il a également salué les actions de l’UNESCO, tout en ajoutant «  Lorsque l’UNESCO pratique le multilinguisme, cher au monde francophone, elle est fidèle sa mission. Lorsque l’UNESCO met l’émancipation des femmes au cœur de l’éducation, elle est exemplaire. Lorsqu’elle place la culture au cœur de son projet, elle est visionnaire. Lorsqu’elle défend partout le pluralisme et l’accès à l’information, l’UNESCO est libératrice. Alors, recevoir le prix Houphouët-Boigny ici à l’UNESCO prend une portée particulière ».

« Votre décision d’engager la France au Mali, à la demande du Président Traoré et avec l’appui des Nations Unies, pour protéger le peuple malien et son patrimoine, votre mobilisation personnelle et constante nous grandissent et nous rappellent que ce qui nous rassemble est plus profond que nos différences – d’origines, de langues, de religions », a déclaré la Directrice générale en s’adressant au Président Hollande. 

« La culture est davantage qu’un monument » a-t-elle poursuivi. « Protéger la culture, c’est soutenir les peuples, leur donner la force de se reconstruire, de regarder vers l'avenir. »

 Créé par l’UNESCO en 1989, le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix honore les personnes et organisations ayant contribué de manière significative à la promotion et au maintien de la paix dans le monde.

Le Président Hollande vient s’ajouter à une liste d’illustres anciens lauréats du Prix, parmi lesquels on peut citer Nelson Mandela, Yitzhak Rabin, Shimon Peres, Yasser Arafat, ou encore Luiz Inácio Lula da Silva. 




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