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13.03.2014 -

Les besoins éducatifs urgents des filles et des femmes au programme du Forum mondial sur l'éducation et les compétences

© UN Photo/John Isaac - Une école pour filles à Gaza

L’éducation peut non seulement changer la vie d’une fille, mais également celle de sa famille, de sa communauté et de la société en général. Si toutes les femmes achevaient leur enseignement primaire et secondaire, les taux de mariages d’enfants et de mortalité infantile pourraient baisser de 49% et 64%, respectivement. Même si elles n’atteignaient que l’enseignement primaire, le nombre de décès maternels pourrait être réduit de deux tiers.

Afin que ces bienfaits se concrétisent, les filles doivent rester à l’école plus longtemps, au moins jusqu’au premier cycle de l’enseignement secondaire. Ce n’est malheureusement pas le cas : les filles risquent plus que les garçons de ne jamais achever l’école primaire. Seuls 60% des pays ont atteint la parité filles-garçons dans l’enseignement primaire, et seuls 38% des pays l’ont atteint dans l’enseignement secondaire. Seuls 20% des pays à faible revenu ont atteint la parité filles-garçons à l’école primaire, et 10% au premier cycle de l’enseignement secondaire.

Ces constatations sont mises en évidence dans le Résumé sur l’égalité des sexes du 11e Rapport mondial de suivi sur l’Éducation pour tous de l’UNESCO, publié en partenariat avec l'Initiative des Nations Unies pour l'éducation des filles (UNGEI) pour la Journée internationale de la femme. Ce Résumé demande que l’éducation des filles soit mise au premier plan des nouveaux objectifs mondiaux de l’éducation de l’après-2015.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, affirme que les partenariats auront un rôle de catalyseur pour surmonter les obstacles à l’éducation des femmes et des filles. Parmi ces obstacles, la pauvreté, l’éloignement de l’école, des environnements d’apprentissage dangereux, et le manque d’enseignantes qualifiées.

« L’inégalité filles-garçons dans l’éducation est totalement inacceptable, non seulement pour les individus mais pour l’ensemble de la société. Nous devons travailler de concert – organisations internationales, intervenants, gouvernements, société civile, et secteur privé – pour surmonter cette discrimination et exclusion généralisées, » a appelé Mme Bokova.

Le prochain Forum mondial 2014 sur l'éducation et les compétences s’appuiera sur des partenariats publics-privés pour répondre aux besoins éducatifs les plus urgents de tous les apprenants, et plus particulièrement ceux qui sont les plus marginalisés. Cet évènement est organisé conjointement par le Gouvernement des Emirats arabes unis, l’UNESCO, et GEMS Education en soutien à l’Initiative mondiale pour l’éducation avant tout, mise en place par le Secrétaire général des Nations Unies.

Dans le cadre du Forum, qui a lieu du 15 au 17 mars à Dubaï, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, animera une session plénière sur le Partenariat mondial de l’Organisation pour l’éducation des filles et des femmes. Lancé en mai 2011, le Partenariat a pour but de maintenir les filles à l’école et d’augmenter le nombre de programmes d'alphabétisation et de formation pratique ; de se poser comme modèle de ce qui peut être accompli grâce à l’action collective.

« Le Forum mondial 2014 sur l'éducation et les compétences nous offre une opportunité unique de proposer de nouvelles idées en termes de partenariats en soutien aux femmes et aux filles marginalisées, » a expliqué Mme Bokova. « Maintenant que le Résumé sur l’égalité des sexes de l’UNESCO a démontré que plus de 100 millions de jeunes femmes des pays à faible revenu et à revenu moyen inférieur sont incapables de lire une simple phrase, le besoin de partenariats novateurs est primordial. »




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