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31.10.2012 - UNESCOPRESS

Etat d’urgence pour les grands singes/Réunion à l’UNESCO du Conseil du Partenariat pour la survie des grands singes (GRASP)

© M. Graye, IGCP. Mother and child Mountain Gorillas, Democratic Republic of the Congo

Les grands singes sont-ils voués à disparaître ? C’est pour enrayer la menace d’extinction des primates qu’est né en 2002 le Partenariat pour la survie des grands singes (GRASP), dont le Conseil aura lieu du 6 au 8 novembre au siège de l’UNESCO. Depuis le lancement de cette initiative, coordonnée par le PNUE et l’UNESCO, la population des primates n’a cessé de décliner. Face à cette situation alarmante, le GRASP s’emploiera à définir une nouvelle stratégie afin de tenter d’inverser cette tendance.

Gorilles, chimpanzés, bonobos et orang outans présents en Afrique équatoriale et en Asie du Sud-Est font face à des menaces croissantes telles que la chasse de viande de brousse, le commerce des primates, la guerre, la destruction des écosystèmes forestiers, le changement climatique, ou la propagation de maladies comme le virus Ebola. Cela se traduit par une baisse spectaculaire du nombre de ces primates et la fragmentation de leur habitat, laissant des poches de populations petites, dispersées et de plus en plus vulnérables. De fait, tous les grands singes figurent soit sur la liste rouge des animaux menacés établie par l’Organisation mondiale de la nature (IUCN).

 

Au cours du Conseil du GRASP seront abordés des thèmes tels que le renforcement de la lutte contre le commerce illégal ; le recours aux technologies modernes pour protéger les grands singes comme l’utilisation de capteurs capables de détecter les mouvements des braconniers ou des applications pour téléphones portables destinées à réduire la demande croissante d’huile de palme, qui se traduit par une destruction de l’habitat des grands singes; l’amélioration du partage d’expériences entre les différents acteurs ou encore le développement d’un tourisme écologique dans les aires protégées. 

 

Russell Mittermeier, Président de Conservation International et l’un des parrains du GRASP, Ian Redmond, Président de l’Alliance des grands singes (Ape Alliance), John Scanlon, Secrétaire général de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction (CITES), Carlos Manuel Rodriguez, ancien ministre de l’Environnement du Costa Rica, Mary Humphrey Présidente de l’Institut Jane Goodall figurent parmi les quelque 200 participants à ce Conseil. 

 

Le Projet pour la survie des grands singes (GRASP) a été lancé en 2001 sous les auspices du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) afin de conserver les populations viables de grands singes et leur habitat. Lors du Sommet Mondial pour le Développement Durable à Durban en 2002, le projet est devenu un partenariat qui associe désormais une centaine de membres : agences des Nations Unies, gouvernements -notamment ceux des aires de répartition des grands singes-, représentants de la société civile et du secteur privé. L’UNESCO et  l’UNEP assurent conjointement le secrétariat du GRASP. 

 

La première réunion intergouvernementale sur les grands singes a eu lieu à Kinshasa (République démocratique du Congo) en 2005. Elle a abouti à la signature de la Déclaration de Kinshasa dans laquelle les représentants des Etats de l’aire de répartition des grands singes s’engagent à mettre tout en œuvre pour défendre les primates. 

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Les journalistes souhaitant participer à cette réunion sont priés de s’accréditer.

Contact : Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO. Tel : + 33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon@unesco.org

Plus d’information sur GRASP

Projet PNUE/UNESCO sur les orangs outans en Indonésie

 

 

 

 




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