» Omoa organise une deuxième simulation régionale de tsunami
09.08.2017 - Commission océanographique intergouvernementale

Omoa organise une deuxième simulation régionale de tsunami

©COPECO: Des étudiants qui participent à la simulation de tsunami.

7 août 2017 - Les habitants de la municipalité hondurienne d'Omoa, dans le département de Cortés, ont participé vendredi dernier à un exercice d'évacuation de tsunami à grande échelle afin de perfectionner leur connaissance des enjeux liés aux systèmes d'alerte rapide (SAR).

Avant la simulation, les organismes de secours, les entreprises privées ainsi que les autorités locales et municipales ont assisté à un atelier de 4 jours intitulé « formation de l'équipe d'action contre les tsunamis à l’échelle locale» visant à sensibiliser les gens d'Omoa sur ce qu'il faut faire en cas de tsunami. La communauté est située dans l'une des régions les plus à risque du Honduras, en raison d’une importante faille géologique.

« Il est important pour la communauté d'Omoa de réfléchir à ce qui a été appris dans ces ateliers. Il est crucial d'apprendre à préparer des plans d'urgence, des cartes et des mécanismes d'alerte rapide contre les vagues de tsunami. Ces outils serviront indéfiniment, en autant qu'ils soient constamment mis à jour », a ajouté le Maire adjoint et coordinateur du Comité d'urgence municipale (CODEM), Leonardo Serrano.

L'atelier s'est déroulé dans le cadre du projet DIPECHO «Construire des communautés résilientes et des systèmes intégrés d'alerte rapide de tsunami en Amérique centrale», mis en œuvre par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et sa Commission océanographique intergouvernementale (COI) grâce au financement de l'Union européenne.

Une trentaine de personnes ont participé à la formation, y compris les invités et les instructeurs spéciaux suivants: Pilar Álvarez, le Directeur du Bureau de l'UNESCO pour l'Amérique centrale et le Mexique; Ricardo Alvarado, le Maire de la commune d'Omoa; Marcos Giraldo, consultant géologue et coordinateur du projet DIPECHO; Alex Nuñez, conseiller pour le Honduras; Et Juan José Reyes, le responsable de l'Unité de Système d'alerte rapide de la Commission Permanente de Contingence de Honduras (COPECO).

Simulation

Une simulation de tsunami a été organisée sur les plages d'Omoa le 3 août pour mettre en œuvre ce qui a été appris lors de l'atelier. Les résidents et les autorités d'Omoa ont pleinement participé à la simulation dans l'espoir de générer encore plus de participation populaire que dans la simulation précédente à Cedeño, soit la première municipalité au Honduras à recevoir la reconnaissance « Tsunami Ready » de l'UNESCO le 16 février dernier.

« Nous faisons des exercices chaque année, mais c'est la première fois qu'une simulation aura lieu ici sur la côte nord, alors nous nous préparons le mieux possible. Au cours de l'atelier, nous avons effectué des visites dans les quartiers Playa et Las Salinas, qui seraient les endroits les plus touchés si le scénario devenait réalité. Nous estimons que plus de 7 000 personnes devraient être évacuées », a déclaré le Maire adjoint d'Omoa.

Les préparatifs comprenaient l'identification de tous les itinéraires d'évacuation et la sélection de comités d'urgence locaux, de présidents des conseils locaux et des représentants des centres éducatifs.

Grâce à la cartographie et à l'identification des zones touchées, les autorités ont déterminé que les endroits les plus sûrs pour évacuer les personnes en cas de tsunami sont Las Acacias, Las Lomas et le parc aquatique, car elles se situent à plus de 30 mètres du niveau de la mer.

Les données fournies par le CODEM d'Omoa révèlent que plus de 115 000 personnes viennent sur ces plages pendant les vacances de Pâques et la semaine sainte.

Historique de tsunamis

Les autorités du bureau du maire d'Omoa ont déclaré qu'il y avait des enregistrements indiquant que le tsunami de plus forte intensité ayant atteint la côte hondurienne a été enregistré le 4 août 1856 dans le golfe du Honduras près de Belize. Les ondes du tsunami ont inondé toute la côte nord, y compris Tela, La Ceiba, Trujillo et Gracias a Dios.

Les données

« Tsunami » est un mot japonais qui provient de "tsu" (baie ou port) et "nami" (vague). Ce phénomène est une vague qui se répand dans la mer et ayant été causée par un tremblement de terre sous-marin, un glissement de terrain, une éruption volcanique ou la chute d'une météorite. La grande majorité des tremblements de terre se produisent dans les failles géologiques. Ce sont des fractures dans la croûte terrestre qui accumulent des tensions qui se dégagent avec le tremblement de terre.

Version modifiée basée sur un communiqué de presse publié par la Direction de la communication sociale de COPECO.




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