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07.06.2017 - Commission océanographique intergouvernementale

La COI-UNESCO reconnaît des champions en sciences océaniques lors d’une célébration de haut niveau à la Conférence sur les océans

Le 6 juin 2017, la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, en collaboration avec les gouvernements de l’Islande et du Pérou, d’ONU Environnement et de Sky TV, a organisé à la Conférence des Nations Unies sur les océans, qui se déroule à New York, la toute première « Ocean’s 8 Celebration » en hommage à huit champions nationaux en sciences océaniques.

L’événement, co-présenté par la Directrice de l’UNESCO, Irina Bokova, Peter Thomson, Président de l’Assemblée générale de l’ONU, et les gouvernements de l’Islande et du Pérou, ont reconnu que huit pays en particulier avaient fourni de remarquables contributions au développement des capacités nécessaires en sciences océaniques à l’échelle mondiale, et ce dans l’optique de parvenir à la réalisation de l’Objectif de développement durable (ODD) 14. La COI s’est notamment appuyée sur les résultats de son Rapport mondial sur les sciences océaniques qui sera lancé le 8 juin.

Regardez les moments forts de la célébration Ocean's 8: Cérémonie & Panel

« Nous avons besoin d’un partenariat mondial tourné vers l’action qui couvre tous les domaines des sciences océaniques, » a affirmé Irina Bokova. Elle a invité tous les participants à se joindre à l’appel lancé par l’UNESCO pour faire de la période 2021-2030 la Décennie internationale de l’océanologie au service du développement durable. Celle-ci permettra de fournir aux gouvernements, à la communauté scientifique, à la société civile et à tous les autres acteurs une structure pour coordonner et consolider les observations et la recherche nécessaires à la réalisation de l’ODD 14.

Cette « Ocean’s 8 Celebration », ainsi nommée en référence à la Journée mondiale de l’océan du 8 juin, s’est ouverte avec une cérémonie de remise de prix qui a honoré, entre autres, des initiatives de financement, d’égalité des genres, d’éducation et de sensibilisation en sciences océaniques. Pour avoir accès à une liste de toutes les catégories et de tous les lauréats, merci de cliquer ici.                    

Une table ronde a ensuite eu lieu avec des invités issus du monde des sciences océaniques, de la pollution plastique de l’océan et des médias internationaux, dont Irina Bokova et Peter Thomson ; Karolina Skog, Ministre de l’Environnement de la Suède ; Erik Solheim, Directeur exécutif d’ONU Environnement ; Adrian Grenier, acteur et Ambassadeur de bonne volonté d’ONU Environnement ; Peter Haugan, Président de la COI ; et Thomas Moore de Sky News. Ces participants se sont notamment intéressés à la question clé suivante : « L’océan a-t-il besoin de plus de science ou de plus d’action ? »

« La raison pour laquelle si peu de ce qu’il se passe dans l’océan nous parvient est qu’une grande partie n’est pas visible, ou tout simplement connue. Nous avons donc besoin de revenir aux bases des sciences océaniques et d’expliquer la vie dans l’océan, grâce à l’éducation à l’océan », a ajouté Karolina Skog.

Parmi les membres de renom de ce panel figuraient également S.A.S le Prince Albert II de Monaco, partisan de longue date de la recherche océanique, de la préservation et de la protection de l’océan, et partenaire de l’UNESCO, ainsi que Craig McLean, Administrateur assistant adjoint de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis.

Au sujet du commentaire de la Directrice Générale de l’UNESCO sur la Décennie internationale de l’océanologie au service du développement durable, S.A.S le Prince Albert II a approuvé avec véhémence le fait qu’« avoir une Décennie pour examiner une problématique aussi vaste et complexe que l’océan nous donnera une meilleure compréhension et permettra un foisonnement des contributions des différentes parties prenantes concernées. »

David Eades de la BBC World a modéré les deux segments de l’événement.

Plus tôt dans la journée, la COI de l’UNESCO a pris part dans un Dialogue de partenariat sur les écosystèmes marins et côtiers. Deuxième d’une série de sept sessions thématiques organisées tout au long de la Conférence, il a présenté une mise à jour scientifique de l’état actuel des écosystèmes marins et côtiers, et s’est particulièrement intéressé aux solutions et à des recommandations pratiques visant à faire face aux lacunes et aux défis identifiés.

Les conséquences négatives majeures sur ces écosystèmes sont notamment dues au changement climatique, à l’usage non durable des ressources marines, à l’altération physique et à la destruction des habitats et paysages marins et côtiers, ainsi qu’à la pollution marine, qui agissent de manière cumulative. Les prévisions affirment que ces conséquences ne vont faire qu’empirer si aucune contre-mesure n’est prise, d’autant plus que, d’après les projections, la population mondiale devrait atteindre les 9,7 milliards d’individus d’ici 2050.

« De nombreux pays vont vers une gestion plus intégrée et écosystémique du milieu marin, ce qui représente le seul chemin possible vers le développement durable, mais il y a encore énormément à faire pour sauver notre océan, » a déclaré Vladimir Ryabinin, Secrétaire exécutif de la COI.

Afin de faire face à ces défis, la COI travaille en collaboration avec le Fonds pour l’environnement mondial (GEF), le Programme des Nations Unies pour le développement (UNDP) et d’autres partenaires à la mise en œuvre d’un projet visant à améliorer la gouvernance mondiale, basée sur les écosystèmes, des grands écosystèmes marins et des côtes adjacentes. Le Secrétaire exécutif de la COI a également souligné le rôle de la planification spatiale marine, qui fédère décideurs politiques, parties prenantes et citoyens dans le but de coordonner et de concevoir les activités humaines dans les zones marines en vue d’atteindre les objectifs de développement durable.

Au-delà de ces considérations scientifiques, l’implication de longue date de l’UNESCO en faveur de la protection et préservation de 49 sites du patrimoine mondial marin dans 37 pays (qui couvrent approximativement 10% de la globalité des espaces marins protégés), ainsi que son réseau de 212 réserves de biosphère regroupant des zones marines, côtières et insulaires dans 74 pays, sont d’autres avancées notables vers la réalisation de l’ODD 14.

« Ces sites sont donc en mesure de donner l’exemple d’une meilleure gestion des zones marines et côtières protégées, partout dans le monde, » a dit Vladimir Ryabinin.

S.E Mr. Tommy Remengesau, Président de la République de Palau ; Mme Cristiana Pasca Palmer, Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique ; et Mr. Lin Shanqing, Administrateur adjoint de l’Administration océanique d’État de la Chine, ont également pris part à ce Dialogue de partenariat.

Avant d’intervenir au cours d’un débat interactif, le Secrétaire exécutif de la COI et les participants ont rappelé la nécessité de voir émerger de cet événement de nouveaux partenariats qui ne seraient pas uniquement focalisés sur des approches et des outils scientifiques, mais aussi sur la coordination et l’alignement des efforts de gestion à toutes les échelles – locale, nationale, régionale et globale – à l’image de la nature transfrontalière de l’océan.

Visitez notre page « L’UNESCO à la Conférence de l’ONU sur les océans » pour prendre connaissance du programme, de nos événements parallèles et de l’ensemble de nos engagements volontaires.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Vinicius Lindoso (v.lindoso(at)unesco.org), pour la « Ocean’s 8 Celebration ».

Julian Barbière (j.barbiere(at)unesco.org), pour la participation de la COI de l’UNESCO à la Conférence sur les océans. 




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