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05.10.2016 - Education Sector

Le lauréat japonais du prix UNESCO d'éducation utilise l’approche de ville globale en vue du développement durable

© Okayama ESD Promotion Commission

Une brasserie qui a contribué à sauver une espèce rare de poisson, un projet de commerce équitable développé entre un lycée et une entreprise de détail, et un projet communautaire du district de Kyoyama sont trois des nombreuses réussites de la Commission pour la promotion de l’EDD Okayama, l’un des lauréats du Prix UNESCO-Japon 2016 d’éducation en vue du développement durable (EDD).

Financé par le gouvernement du Japon, le Prix se compose de trois récompenses de 50 000 dollars E-U remises à chaque lauréat pour récompenser des projets reconnaissant le rôle de l’éducation dans le rapprochement des dimensions du développement durable : sociale, économique, culturelle et environnementale.

Outre la Commission Okayama, les prix ont été attribués cette année à l’Union nationale des étudiants du Royaume-Uni pour son projet « Green Impact » et au Centre pour la régénération et de développement communautaire (CCREAD) du Cameroun. La Directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova remettra ces prix aux lauréats lors d’une cérémonie qui se tiendra le 11 octobre 2016 au Siège de l’UNESCO à Paris.

La Commission œuvre depuis 2005 dans la région d’Okayama à la promotion de l’EDD par le biais d’une approche « ville globale » qui regroupe plus de 250 organisations membres, en particulier des ONG, des entreprises et des établissements d’enseignement. Elle met en œuvre des approches éducatives formelles et informelles et propose des activités et de la formation dans les centres d'apprentissage communautaires, les écoles, les parcs et les galeries marchandes, ainsi que dans des lieux proches de la nature.

Miki Konishi, du Secrétariat de la Commission, a déclaré : « À l’instar d’autres villes, Okayama souffre de la dégradation de l'environnement et de l’affaiblissement des liens sociaux liés à l'urbanisation. Dès le début, notre but à Okayama a été de ressouder la communauté, englobant les très jeunes comme les anciens, afin de créer un sentiment d'unité dans la construction d'une société durable.

« Ce prix est destiné à toutes les personnes et organisations impliquées. Il les récompense pour leur engagement et leur action. Pour nous il est très stimulant et nous avons pris de l'assurance depuis que nous l’avons reçu ».

Coexistence du monde des affaires et de la nature

L’un de ces projets remarquables a été mené par différents acteurs du district de Chigusa, en particulier l’usine de la brasserie Kirin à Okayama, et il apporte la démonstration que l’on peut faire participer tant les grandes entreprises que les particuliers. La compagnie a réduit son empreinte environnementale et a aussi œuvré activement en faveur d’actions de développement durable.

« L’usine se trouve dans une zone rurale où l’eau est très pure. On y trouve une espèce de poisson d'eau douce unique à cette région. Ce poisson est un trésor national et Kirin s’est joint à la conservation et à la préservation de l’espèce et coexiste donc avec elle » a déclaré Madame Konishi.

Pour récompenser les bonnes pratiques des communautés locales de la région ainsi qu’au niveau international, la Commission a lancé en 2015 le « Prix d’Okayama pour l’EDD » annuel. À ce jour, près de 150 000 personnes ont participé aux activités d’EDD menées par des groupes et des organisations de la Commission d’Okayama pour la promotion de l’EDD.

Le Club UNESCO du lycée Ichinomiya et l’entreprise commerciale AEON ont collaboré à la promotion du commerce équitable, organisant conjointement des ateliers lors d’un événement EDD dans une galerie marchande et co-développant un parapluie écologique.

Dans le district de Kyoyama, la Commission œuvre inlassablement au renforcement de l’appropriation par la communauté et à la participation, par des programmes de réduction des risques de catastrophe et formation multiculturels et elle a créé l’an dernier le Festival Kyoyama qui a attiré 2 000 personnes.

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