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14.06.2016 - UNESCOPRESS

Jill Biden, Deuxième dame des Etats-Unis, et Irina Bokova lancent une initiative en faveur de l’éducation des filles au siège de l’UNESCO

Le 14 juin Jill Biden, épouse du vice-Président des Etats-Unis, a lancé l’initiative TeachHer au siège de l’UNESCO. TeachHer est un partenariat public-privé qui contribue à réduire l'inégalité entre les hommes et les femmes dans l’enseignement scientifique, technologique, d’ingénierie, d’art, et de mathématiques (STEAM).

La Première dame du Costa Rica, Mercedes Peñas Domingo, a pris part à cet événement au côté de représentants de plusieurs Etats membres de l'UNESCO. Des étudiants travaillant sur des projets scientifiques, technologiques, d’ingénierie, d’art, et de mathématiques et sur certaines de leurs innovations technologiques, ont également participé au lancement.

Dans son discours d’ouverture, Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, a présenté ses condoléances au peuple et au gouvernement des Etats-Unis suite aux attaques terroristes qui ont causé de nombreuses victimes le week-end dernier à Orlando. Elle a souligné le lien entre l’éducation et les droits de l’homme qui relèvent tous deux du mandat de l’UNESCO. « Nous savons que ces deux domaines vont de pair, en particulier pour les filles et les jeunes femmes », a déclaré Irina Bokova.

« Le monde a adopté un nouvel agenda pour le développement durable pour les 15 prochaines années », a ajouté la Directrice générale, « ce programme de lutte contre la pauvreté et pour le développement durable a pour vocation de ne laisser personne en marge.  C’est un programme pour les droits de l’homme et la dignité ».

« C’est là tout le sens de l’initiative TeachHer : encourager les filles à poursuivre une carrière dans les sciences, la technologie, l’ingénierie, les arts et les mathématiques. Cet enseignement est au cœur du développement durable ».

Ce programme conduit par les Etats-Unis, qui s’appuie sur une décision du Conseil exécutif de l’UNESCO d’avril 2016, vise à éliminer les obstacles qui dissuadent les filles de faire carrière dans les secteurs scientifiques, technologiques ou dans l’ingénierie. Il s’appuiera sur le travail qu’effectue l’UNESCO pour promouvoir l’éducation aux sciences à travers la reconnaissance de femmes scientifiques exceptionnelles, notamment avec la Fondation L’Oréal.

« Le nouvel agenda mondial a pour moi le visage d’une fille qui s’appelle Zeynab », a déclaré Irina Bokova, évoquant une jeune Ethiopienne de 15 ans soutenue par l’UNESCO qui a remporté le 6e concours national de science, technologie et mathématiques organisé par l’Union africaine, Addis Abeba, pour l’invention d’un chargeur pour téléphones portables qui fonctionne à l’énergie solaire, d’un incubateur et d’un instrument pour détecter les œufs pourris. « Nous devons soutenir Zeynab », a déclaré la Directrice générale « parce qu’elle est la promesse d’un monde meilleur pour chacun ».

« Il en va de notre responsabilité de faire en sorte que toutes les filles bénéficient des mêmes chances d’apprendre et de devenir des femmes confiantes et indépendantes pour qu’elles réalisent leurs rêves et contribuent au succès de leur pays. Aujourd’hui et dans le monde entier », a déclaré Jill Biden. « Trop de jeunes filles renoncent à leurs rêves. Trop souvent, on décourage les filles de réaliser leurs ambitions. On les incite à ne pas viser trop haut parce qu’elles sont ce qu’elles sont, des filles ».

« Les élèves, filles ou garçons, sont autant intéressés par l’enseignement et les carrières scientifiques, technologiques et artistiques (STEAM) », a-t-elle poursuivi. « Mais un fossé se creuse et arrivés au niveau des études supérieures, les hommes sont près de deux fois plus nombreux que les femmes à obtenir un diplôme dans ces disciplines. Entre ces deux extrémités, nous avons perdu les filles ».

Jill Biden a insisté sur la nécessité de changer cette situation et déclaré que « faire progresser l’égalité des femmes dans l’économie pourrait se traduire par une hausse de 12 000 milliards de dollars du Produit national brut mondial d’ici 2025. Par conséquent, investir dans l’éducation des filles est bénéfique. Mais, plus important encore, les femmes ont droit à l’égalité des chances. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour rendre les règles du jeu équitables, pour nous assurer que nos filles ont les mêmes options que nos fils. Parce que nos pays ne peuvent se réaliser pleinement tant que les filles et les femmes ne peuvent se réaliser ».

Mercedes Peñas Domingo, Première Dame du Costa Rica, qui sera un pays pilote en Amérique centrale pour le programme TeachHer, a évoqué l’engagement de son pays en faveur de l’éducation. « Le Costa Rica a le privilège de compter davantage d’enseignants que de soldats », a-t-elle déclaré, ajoutant que 8% de son PNB est consacré à l’éducation publique. « Permettre aux filles et aux femmes d’accéder à l’enseignement scientifique et technologique augmentera leurs chances d’aller vers l’innovation, l’encadrement et la passion ». « Vous pouvez compter sur le Costa Rica », a-t-elle ajouté.

 




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