» Lancement du livre « La traite négrière transatlantique et l'esclavage : nouvelles orientations pour enseigner...
17.04.2013 - ODG

Lancement du livre « La traite négrière transatlantique et l'esclavage : nouvelles orientations pour enseigner et apprendre »

© UNESCO/E.U.

À l’occasion du lancement du livre consacré à l’enseignement de la traite négrière et de l’esclavage, la Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, et la Présidente du Conseil exécutif, Mme Alissandra Cummins, ont marqué l’événement par une présentation de l’ouvrage édité chez Africa World Press, en présence de la Présidente du Comité scientifique international du projet de l’UNESCO La route de l'esclave, Mme Elisa Gutierrez Velasquez, et de M. Paul Lovejoy, coéditeur de la publication et ancien Directeur de l’institut Harriet Tubman.

La présentation s’est déroulée en présence de plusieurs ambassadeurs, représentants des États membres de l’UNESCO et de son Conseil exécutif.

La Directrice générale a rappelé que l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage représente une contribution unique à l’idéal humaniste de promotion des droits universels de la personne humaine, c’est pourquoi il est primordial d’en faire le moteur du dialogue interculturel dans nos sociétés plurielles.

« L’éducation est un outil indispensable de sensibilisation à la traite négrière et l’esclavage et elle permet de mieux comprendre les sociétés dans lesquelles nous vivons aujourd’hui », a déclaré Irina Bokova.

La Directrice générale a enchaîné en soulignant que l’UNESCO attache une profonde importance à la transmission de l’histoire de l’esclavage transatlantique et de son abolition, en tant qu’élément central de la lutte contre le racisme, pour le respect des droits de l’homme et de la dignité humaine et pour l’édification de la paix.

« L’histoire de la traite des esclaves soulève des questions qui touchent aux fondements mêmes de notre humanité », a-t-elle déclaré. 

La Directrice générale a souligné l’importance d’explorer la piste de la transmission de l’histoire par les manuels scolaires, les matériels pédagogiques et la formation des enseignants.

Irina Bokova a rappelé la nécessité de prendre en compte cette question dans l’éducation formelle, en tant qu’instrument de réconciliation nationale, pour la compréhension mutuelle et l’inclusion sociale.

Dans son allocution, la Présidente du Conseil exécutif a mis l’accent sur le besoin d’une percée de la recherche scientifique sur l’histoire de la traite négrière transatlantique, laquelle « est encore absente dans les manuels scolaires, le cinéma et les médias ».

Elle a également évoqué les « grands espoirs suscités par le projet La route de l’esclave depuis dix ans dans divers pays et régions », dans le contexte de la Décennie des Nations Unies pour les personnes d'ascendance africaine (2013-2023).

La Présidente a vivement encouragé l’UNESCO « à directement contribuer au travail de sensibilisation à la traite des esclaves dans les régions jusque-là négligées, comme l’océan Indien, le Moyen-Orient et l’Asie ».

M. Paul Lovejoy a évoqué le lancement du projet La route de l’esclave en 1994, en rappelant son objectif premier « de rendre justice au passé » et de « reconnaître et valoriser la diversité ».

En conclusion, la Directrice générale a déclaré : « l’histoire de la traite des esclaves et de son abolition a façonné le monde dans lequel nous vivons. Nous sommes tous les héritiers de ce passé qui a redessiné la carte du monde et transformé ses lois et ses cultures ».




<- retour vers Toutes les actualités
Retour en haut de la page