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11.05.2012 - Secteur des sciences exactes et naturelles

Les Géoparcs partagent leurs expériences des catastrophes volcaniques et les mesures à prendre suite à un sinistre

© Unzen Volcanic Area GeoparkGeopark Unzen Volcanic Area japan

Les communautés ont mis au point des ensembles spécifiques de connaissances et de pratiques pour éviter ou atténuer les effets des catastrophes naturelles, mais celles-ci sont souvent mal documentées et mal comprises. Les résidents de la péninsule de Shimabara, autour de Mont Unzen ont dû, à maintes reprises, surmonter de graves événements volcaniques. C’est pourquoi, le Géoparc mondial de la zone volcanique d’Unzen, souhaite que cette transmission des connaissances et expériences soit une priorité pour les générations futures.

Le Géoparc de la zone volcanique d’Unzen fut en 1934 le premier parc national du Japon. Depuis, son environnement naturel a été conservé ce qui lui a permis d’entrer en tant que membre au sein du réseau mondial des Géoparcs en 2009. Ce Géoparc couvre toute la zone de la péninsule de Shimabara appartenant à la Préfecture de Nagasaki et comprend trois villes : Shimabara, Unzen, et Minami-Shimabara. Près de 150 000 personnes vivent dans ce Géoparc aux abords d’un volcan toujours actif, d'où le thème : «la coexistence entre personnes et volcans actifs».

Ces régions de l'archipel japonais sont tectoniquement actives, elles sont à plusieurs reprises influencées par des risques géologiques tels que les tremblements de terre, les tsunamis ou les éruptions volcaniques. La combinaison géologie et biodiversité rend la péninsule Shimabara extrêmement riche tant en paysages qu’en sources d’eau chaude ou en fertilité des sols agricoles. Sa diversité biologique lui permet d’entretenir un foyer riche en poissons et fruits de mer, en plantes marines et en minéraux.

Une culture de coexistence entre le volcan actif et de la communauté s’est instaurée, avec des cycles d'éruptions et d’accalmie. En 1792, l'effondrement d’un ancien dôme de lave a déclenché de forts tremblements de terre considérés comme l'une des pires catastrophes volcaniques du Japon où près de 15 000 personnes ont trouvé la mort par le tsunami qui en a résulté. En 1990 et après 200 ans d’inactivité, le volcan d’Unzen est à nouveau en activité. En 1991, des coulées pyroclastiques engendrant des nuages géants et des cendres brûlantes ont tué 43 personnes. Cette éruption a continué pendant quatre ans et demi infligeant de considérables dommages économiques, agricoles et touristiques au sein de la péninsule. Vingt ans plus tard, la zone a recouvré son calme. Divers « sabo »  (érosion et contrôle des sédiments) des activités ont été menées afin de minimiser les effets des événements volcaniques, le Géoparc, quant à lui, s’est consacré à l'éducation des géorisques.

Les maisons détruites ainsi que le bâtiment de l'école qui fut brûlé lors de la dernière éruption ont été conservés. Actuellement, ces installations sont largement utilisées en tant que programme éducatif local de prévention des catastrophes au Japon.

Plusieurs itinéraires ont été conçus afin de montrer les caractéristiques exceptionnelles du parc et d'éduquer les visiteurs. Un itinéraire retrace la catastrophe de Shimabara (1791) et un autre se concentre sur l'éruption d’Heisei (1990-1995).

Du 12 au 15 mai 2012, le Géoparc de la zone volcanique d’Unzen a organisé la 5ème Conférence internationale sur les Géoparcs de l'UNESCO. «Durant cette conférence, nous voulons partager nos expériences lors de catastrophes volcaniques ainsi que les projets mis en place pour survivre à un tel phénomène, la prévention des catastrophes étant l'un des thèmes principal de notre Géoparc» : Shuichiro Yokota, Président du Géoparc de la zone volcanique d’Unzen. «Le 11 mars 2011, le tsunami déclenché par un tremblement de terre majeur a fait de nombreux morts et de graves dégâts sur la côte pacifique de Tohoku. À la lumière de cette catastrophe, je me suis senti dans l’obligation de partager les leçons tirées de la catastrophe volcanique d’Unzen afin de faire face à de futures catastrophes naturelles et de sauver des vies». Les chercheurs de divers domaines tels que sciences de la terre, environnement mondial, tourisme, ressources et économie régionale, ainsi que les dirigeants et toutes personnes affiliées à un Géoparc sont invités à participer à cette conférence qui permettra de renforcer la coopération entre les participants, de favoriser une meilleure compréhension de la Terre et de ses processus par le biais des Géoparcs.

Un Géoparc est un espace constitué d’un patrimoine géologique d'importance internationale, dont les caractéristiques sont utiles pour promouvoir le développement durable des communautés locales qui y vivent. Tous les Géoparcs mondiaux doivent développer et exploiter des programmes éducatifs pour faire connaître le patrimoine géologique et ses liens avec d'autres aspects de notre héritage tant naturel, culturel qu’immatériel.

L'UNESCO apporte son soutien ad hoc à des initiatives mises en place par des Géoparcs nationaux et coordonnées par le Réseau mondial des Géoparcs (GGN). Ces initiatives nationales permettent aux Géoparcs de profiter pleinement de leur appartenance à un Réseau mondial d'échanges et de coopération du patrimoine géologique. Le réseau a été lancé en 2004 avec le soutien de l'UNESCO dans le but d'encourager la coopération entre experts du patrimoine géologique et praticiens.

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