» Un an après son départ, mission accomplie pour le Lady Amber
13.01.2012 - Natural Sciences Sector

Un an après son départ, mission accomplie pour le Lady Amber

Lady Amber, toutes voiles dehors.

Le Lady Amber a jeté l’ancre à Perth (Australie) le 4 janvier. Partie de Durban (Afrique du Sud), cette goélette de vingt mètres a sillonné pendant un an l’océan Indien afin de déployer des flotteurs dans le cadre d’un projet soutenu par la Commission Océanographique Intergouvernementale (COI) de l’UNESCO.

Après des mois de traversée dans l’océan Indien, le capitaine et les quatre membres d’équipage du Lady Amber, une goélette battant pavillon sud-africain, ont gagné le 4 janvier les côtes australiennes, dernière étape d’un périple au cours duquel ils ont déployé 57 flotteurs dans une zone – le sud de l’océan Indien- peu fréquentée jusqu’ici par les navires de recherche. Ils y ont été accueillis par le bureau de Perth de la COI. Ces flotteurs Argo sont destinés à fournir des données sur la santé des océans, notamment la température et la salinité. Ces données sont ensuite transmises par satellite vers des stations de réception installées sur la terre ferme et utilisées dans les modèles numériques de prévision du climat.

L’aventure a débuté en juin 2010. Peter Flanagan, un capitaine à la retraite se met en contact avec le Système mondial d’observation de l’océan (GOOS), de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO. Il propose alors de mettre ses compétences et son bateau à disposition de la communauté internationale. Le Centre international de suivi du GOOS, une entité émanant de la COI et de l’Organisation Météorologique Mondiale, saisit la balle au bond et noue un partenariat avec Peter Flanagan. Le Centre recrute alors l’équipage et le bateau et le met à la disposition de la communauté internationale afin de pouvoir déployer des flotteurs. L’Australie est le premier pays à se lancer dans l’aventure et le premier départ a lieu en décembre 2010.

« Jusqu’ici, les Etats Membres ont surtout fait appel aux navires marchands et de recherche pour déployer chaque année les 2000 flotteurs et bouées nécessaires au maintien des réseaux, explique Mathieu Belbeoch, coordinateur du Centre international de suivi du GOOS. Aujourd’hui, nous cherchons à trouver des moyens plus écologiques, plus flexibles et si possible bénévoles. C’est la raison pour laquelle nous développons des partenariats avec le monde de la voile, notamment les ONG ».  

Le Centre international de suivi du GOOS, le « JCOMMOPS », basé à Toulouse (France) contrôle l’état des 3500 flotteurs Argo, des 1250 bouées dérivantes et 500 bouées ancrées (incluant les tsunamètres) et des 3000 navires volontaires, dans tous les océans de la planète. Le Système mondial d’observation des océans (GOOS) a été mis en place en 1992 dans le sillage de la Conférence de Rio. L’ensemble des pays de la COI en font désormais partie, et trente d’entre eux y contribuent en fournissant gracieusement des flotteurs Argo.

Liens utiles :
Déploiements du Lady Amber  
Projet Argos
Bureau de Perth de la COI
Système mondial d’observation de l’océan (GOOS)
JCOMMOPS




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