» Six nouveaux sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial
23.06.2014 - UNESCOPRESS

Six nouveaux sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial

© Adam WajrakBison in forest - Bialowieza Forest (Poland/Belarus)

Le Comité du patrimoine mondial réuni à Doha (Qatar) a inscrit ce matin des sites dans la Fédération de Russie, au Costa Rica, au Viet Nam, en Inde, aux Philippines et au Danemark sur la Liste du patrimoine mondial. Il a également approuvé l’extension d’un site en Chine et de deux sites transfrontaliers en Pologne et Bélarus d’une part, Danemark et Allemagne d’autre part.

Ces nouvelles  inscriptions comprennent deux sites culturels, un mixte (culturel et naturel) et six sites naturels.

Les nouveaux sites sont :

Complexe historique et archéologique de Bolgar (Fédération de Russie) - Situé sur les rives de la Volga, au sud de sa confluence avec la rivière Kama et de la capitale du Tatarstan, Kazan, Bolgar est un établissement de la civilisation nomade des Bulgares de la Volga - qui exista du VIIème au XVème siècle – et il fut la première capitale de la Horde d’or au XIIIème siècle. Les vestiges de la cité médiévale de Bolgar illustrent l’histoire des échanges culturels et les transformations de l’Eurasie qui a joué un rôle-pivot pendant plusieurs siècles dans la formation des civilisations, des coutumes et des traditions culturelles. Le site contient des témoignages remarquables de la continuité historique et de l’influence mutuelle des traditions culturelles. Souvenir symbolique de l’acceptation de l’Islam par les Bulgares de la Volga en 922, il reste un lieu de pèlerinage  pour les Tatars musulmans.

Etablissements de chefferies précolombiennes avec des sphères mégalithiques du Diquís (Costa Rica) – Cette nomination concerne quatre sites archéologiques situés dans le delta du Diquis, au sud de Costa Rica.  Ils représentent différentes structures d’établissements de sociétés de chefferie (500-1500 apr. J.-C.) et contiennent des monticules artificiels, des zones pavées, des sites funéraires et, surtout, une collection exceptionnelle de sphères mégalithiques de grande dimension (de 0, 7 à 2,57 m de diamètre). Le fait que leur signification et leur usage restent largement inconnus et que leur processus de fabrication, bien qu’en partie compris, ne puisse être entièrement expliqué, contribue à leur mystère Ces sphères sont rares par leur perfection et leur grande taille, mais aussi par leur nombre et leur disposition à leurs emplacements d’origine Leur préservation du pillage qui a frappé la majorité des sites archéologiques du Costa Rica tient aux couches de sédimentation qui les ont enterrés pendant des siècles.

Complexe paysager de Trang An (Viet Nam) - Situé sur la rive méridionale du  delta du fleuve Rouge, Trang An est un spectaculaire paysage de pitons karstiques sillonné de vallées, pour certaines immergées, et encadré de falaises abruptes, presque verticales. L’exploration de quelques-unes des grottes les plus en altitude qui ponctuent ce paysage a mis au jour des traces archéologiques d’une activité humaine qui remontent à 30 000 ans environ. Elles illustrent l’occupation de ce massif par des chasseurs cueilleurs et leur adaptation aux changements climatiques et environnementaux. Le bien comprend aussi Hoa Lu, l’ancienne capitale du Viet Nam aux Xe et XIe siècles, ainsi que des temples, des pagodes et des paysages de rizières, de villages et de lieux sacrés.

Parc national du Grand Himalaya (Inde) – se trouve dans le secteur occidental de l’Himalaya, dans l’Etat indien septentrional de l’Himachal Pradesh. Il se caractérise par de hauts sommets alpins, des prairies alpines et des forêts riveraines. Les 90 540 ha du bien englobent les sources, nées des hautes montagnes glacées et de la fonte des neiges, de plusieurs fleuves et les bassins versants des eaux qui alimentent de façon vitale des millions de personnes vivant en aval. Le site protège les forêts touchées par la mousson et les prairies alpines des chaînes frontales de l’Himalaya. Le bien, qui protège aussi une partie du « haut-lieu de biodiversité » de l’Himalaya, comprend 25 types de forêts et un riche assemblage associé d’espèces de la faune, dont plusieurs sont menacées. Cela lui confère une importance exceptionnelle pour la conservation de la biodiversité.

Sanctuaire de faune et de flore sauvages de la chaîne du Mont Hamiguitan (Philippines) – Formant une crête montagneuse de direction nord-sud le long de la péninsule de Pujada, dans la partie sud-est du Corridor de biodiversité oriental de Mindanao, le Sanctuaire de faune et de flore sauvages de la chaîne du Mont Hamiguitan a une amplitude altitudinale de 75 à 1637 mètres au-dessus du niveau de la mer et offre un habitat d’importance critique à toute une gamme d’espèces animales et végétales. Le bien présente des habitats terrestres et aquatiques à différentes élévations qui abritent des espèces endémiques de faune et de flore dont huit ne vivent que sur le Mont Hamiguitan. Ces espèces comprennent des arbres et des plantes en danger critique et deux oiseaux emblématiques : l’aigle des Philippines et le cacatoès des Philippines.

Stevns Klint (Danemark). Ce site géologique, qui comprend un littoral long de 15 km avec des falaises fossilifères, est un témoignage exceptionnel de l’impact de la chute de la météorite de Chicxulub, survenu à la fin du Crétacé, il y a environ 65 millions d’années. Les scientifiques considèrent généralement que cet impact est responsable de la plus récente des grandes extinctions de masse de l’histoire, à l’origine de la disparition des dinosaures et de plus de 50% de la vie sur Terre. On peut observer sur ce site le registre sédimentaire du nuage de cendres formé par l’impact de la météorite, le site même de l’impact étant au fond de l’eau, au large de la péninsule du Yucatán au Mexique. On peut également y observer un registre fossile exceptionnel formé d’une succession d’assemblages biologiques.

Karst de Chine du Sud (Chine) - Extension de Karst de Chine du Sud, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2007. Il s’agit d’un des plus spectaculaires exemples de paysages de karst humide tropical et subtropical. L’extension couvre une zone de près de 50 000 ha. Ce site en série comprend donc désormais 12 éléments répartis dans quatre provinces (Guizhou, Guangxi, Yunnan et Chongqing) et s’étend sur une  superficie de 176 228 ha. Il contient dans son ensemble les formes de reliefs karstiques les plus représentatives, notamment le karst à tourelles, le karst à pitons et le karst à pinacles ainsi que d’autres caractéristiques spectaculaires telles que des ponts naturels, des gorges et de vastes grottes.

Forêt Bialowieża (Bélarus/Pologne). Extension et nouvelle proposition de « Forêt Belovezhskaya Pushcha/Bialowieża », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1979. Situé sur la ligne de partage des eaux entre la mer Baltique et la mer Noire, ce vaste massif de forêt ancienne comprend à la fois des conifères et des feuillus. La modification apportée au bien se traduit par une diminution de plus de 5000 ha du côté bélarussien et par une vaste extension du secteur polonais qui passe de 5069 à 59576 ha. D’une superficie totale de 141 885 ha, ce bien transfrontalier apparaît comme une région irremplaçable pour la conservation de la biodiversité. On y trouve la plus grande population de bisons d’Europe, l’espèce emblématique du bien.

La mer des Wadden (Allemagne/Danemark). Extension de La mer des Wadden, (Allemagne/Pays-Bas), inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2009. La mer des Wadden est considérée comme le plus grand système mondial de vasières et de bancs de sable à marée d’un seul tenant. L’extension complète englobe désormais la majeure partie de l’aire de conservation de  la mer des Wadden danoise ainsi qu’une extension maritime du Parc national de la mer des Wadden de Basse-Saxe, en Allemagne.

Ces dernières inscriptions portent le nombre total de sites inscrits jusqu’ici sur la Liste à 1007. La 38e session du Comité du patrimoine mondial, sous la présidence de la Sheikha Al Mayassa Bint Hamad Bin Khalifa Al Thani, a commencé le 15 juin et se poursuivra jusqu’au 25 juin.

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Les travaux du Comité peuvent être suivis en ligne à l’adresse suivante : http://whc.unesco.org/

Contact médias à Doha : Sue Williams, Service de presse de l’UNESCO, s.williams(at)unesco.org, +33(0)6 15 92 93 62 ou +974 503 166 09




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