12.09.2014 - UNESCOPRESS

L’action de l’UNESCO à l’aune de la réforme

© UNESCO

La situation en Iraq, le programme de développement durable post-2015 et la Conférence sur les Petits Etats insulaires en développement qui vient de se tenir à Apia : ces trois sujets étaient au cœur du discours prononcé le 11 septembre par la Directrice générale, Irina Bokova, à l’occasion de la réunion d’information avec les délégations permanentes. Ils ont en commun d’illustrer les efforts consentis par l’UNESCO pour mieux cibler l’action de l’Organisation, améliorer l’efficacité de ses programmes sur le terrain et souligner la contribution spécifique de l’UNESCO au sein du Système des Nations Unies.

Evoquant la situation tragique de l’Iraq, la Directrice générale a rappelé que le pays se trouve confronté à une crise de l’éducation qui s’ajoute à une tragédie humanitaire sans précédent. A la veille de la rentrée scolaire, le pays compte 1,5 million de personnes déplacées, dont plus de 550 000 sont des enfants et des jeunes en âge de fréquenter l’école.

Vivement préoccupée par cette situation, la Directrice générale a demandé à ce que tout soit mis en œuvre pour que tous les enfants puissent retrouver le chemin de l’école au plus vite. « Il s’agit d’une question de droits de l’homme, de développement et de sécurité », a-t-elle souligné.

Si la situation dramatique du pays appelle une réponse urgente, l’UNESCO doit aussi envisager une action à plus long terme dans le domaine de l’éducation mais aussi dans celui de la culture. A cet égard, la Directrice générale a rappelé les actions menées par l’Organisation pour lutter contre le trafic illicite d’œuvres d’art et protéger le patrimoine iraquien, notamment la réunion d’experts qui s’est tenue le 17 juillet et qui a donné lieu à un Plan de réponse d’urgence pour la sauvegarde du patrimoine culturel iraquien.

Concernant cette fois le programme de développement post-2015, la Directrice générale a appelé de ses vœux un programme « ambitieux, inclusif et universel ». Elle a rappelé la contribution unique de l’Organisation en matière de lutte contre la pauvreté, de développement durable et pour bâtir une paix durable.

A la veille de la 68e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, elle s’est félicitée que le document final du Groupe de travail ouvert, chargé de la définition des objectifs du développement durable pour l’après-2015, reflète la contribution de l’UNESCO dans ses différents domaines d’expertise.

La prise en compte de la science dans ce nouvel agenda –alors qu’elle était absente des Objectifs du Millénaire pour le développement-, en témoigne. Le Groupe de travail ouvert a également approuvé la première série de recommandations formulées par le Conseil consultatif scientifique auprès du Secrétaire général des Nations Unies, dont le secrétariat est hébergé par l’UNESCO. Les positions de l’Organisation sur les ressources en eau, la biodiversité et l’océan ont également été prises en compte.

Dans les mois qui viennent, plusieurs grands rendez-vous seront pour l’UNESCO l’occasion de faire entendre sa voix, qu’il s’agisse de la 3e Conférence internationale sur le financement du développement à Addis-Abeba (Ethiopie) en juillet 2015, du Forum mondial sur l’éducation à Incheon (République de Corée) en mai 2015, de la Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophe à Sendai (Japon) ou encore du Forum mondial de l’eau en République de Corée en 2015.

Enfin, la Directrice a rendu compte de la participation active de l’UNESCO à la troisième Conférence internationale sur les Petits Etats insulaires en développement (PEID) qui s’est tenue à Apia (Samoa) du 1er au 4 septembre. Vingt ans après le premier Plan pour le développement durable des petites îles adopté à la Barbade, cette conférence était l’occasion de faire le point sur les progrès réalisés et les défis qui se posent aux petites îles.

Elle a permis de mettre en avant le travail effectué par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO -notamment en matière d’alerte au tsunami-, et le rôle essentiel joué par l’éducation au développement durable.

Le document final adopté à l’issue de cette conférence, le chemin de Samoa ou Samoa Pathway- dresse un état des lieux des actions qui peuvent favoriser le développement durable dans les petites îles. Il s’agit aussi d’un tremplin vers les grands rendez-vous internationaux que sont notamment la Conférence mondiale de l’UNESCO sur l’éducation au développement durable de Aichi Nagoya (Japon) en novembre prochain ou la Conférence sur le climat (COP21) de Paris l’an prochain.




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