» Prévention de l’extrémisme violent : le rôle des médias éducatifs
05.07.2017 - Education Sector

Prévention de l’extrémisme violent : le rôle des médias éducatifs

© Permanent Delegation of Germany to UNESCO

La prévention de l’extrémisme violent par l'éducation revêt une importance de plus en plus grande. L'atelier « Prévenir l’extrémisme violent par les médias éducatifs : partager les bonnes pratiques » a mis en avant le rôle que jouent dans ce contexte des médias éducatifs comme les manuels, les programmes d’enseignement et le matériel pédagogique.

Des délégations nationales auprès de l’UNESCO, des responsables publics de l’éducation, des enseignants, des formateurs d'enseignants, des ONG et des experts de la recherche se sont réunis le 26 juin 2017 au Siège de l’UNESCO pour un atelier devant leur permettre de partager leurs expériences du rôle que jouent les média éducatifs dans la prévention de l’extrémisme violent par l'éducation. Intitulé « Prévenir l’extrémisme violent par les médias éducatifs : partager les bonnes pratiques », l’atelier a été co-organisé par la Délégation permanente allemande auprès de l’UNESCO et l’Institut Georg Eckert pour la recherche internationale sur les manuels. L'événement avait pour objet d'identifier les principaux défis posés par la prévention de l’extrémisme violent grâce aux médias éducatifs, de partager leur expérience des politiques et des bonnes pratiques et d’impulser un élan pour de nouvelles mesures.

Selon S.E. M. Stefan Krawielicki, Ambassadeur et Délégué permanent de l'Allemagne auprès de l’UNESCO, cela se résume en une tâche fondamentale commune : « permettre aux jeunes de changer de perspective ». Dans cet esprit, ses remarques liminaires ont esquissé le plan de l'atelier et les défis à venir : Comment les médias éducatifs peuvent-ils renforcer la prévention de l’extrémisme violent ? Quels défis subsistent pour les décideurs et les éducateurs, et comment les surmonter ?

Lors de la première séance, Alexander Leicht, Responsable de la Section de l’UNESCO sur l’Éducation au développement durable et à la citoyenneté mondiale, a présenté un aperçu des initiatives actuelles de l’UNESCO en la matière et mis en évidence l’inclusion et le respect de la diversité comme étant le « principe de politique singulièrement le plus important » que nous devons promouvoir dans un système éducatif afin de renforcer la résilience aux messages de l’extrémisme violent. Eckhardt Fuchs, directeur de l'Institut Georg Eckert pour la Recherche internationale sur les manuels, a souligné l'importance des manuels dans la prévention de l’extrémisme violent et indiqué quels enseignements nous pouvons en tirer et comment exploiter des révisions des manuels d'histoire qui ont réussi par le passé, grâce à des commissions bilatérales qui ont réglé les questions délicates et controversées. Eleni Chistodoulou, Chercheur principal à l'Institut, a présenté les nombreux défis auxquels les éducateurs sont confrontés lorsqu’ils doivent intégrer la prévention de l’extrémisme violent dans les classes. Elle a également suggéré des moyens de les résoudre, conseillant en particulier la prudence vis-à-vis de certaines politiques éducatives qui peuvent produire l'effet inverse, « conduisant à la stigmatisation et aux stéréotypes plutôt qu’à l’autonomisation des élèves ». Madame Christodoulou a partagé quelques bonnes pratiques des médias éducatifs du Royaume-Uni, d’Allemagne ainsi que d’organisations régionales et internationales.

La deuxième séance a inclus une mini-table ronde où les enseignants et les formateurs d'enseignants de France, de Belgique et du Liban ont partagé leurs expériences personnelles dans des contextes éducatifs formels et informels. Ils ont mis en lumière le rôle de l’initiation aux médias et à l’information pour aider les élèves à renforcer leur résilience, faciliter le rôle de l’éducation à la citoyenneté dans la prévention de l’extrémisme violent, partageant certaines des difficultés qu'ils ont rencontrées. Jo Ritzen, Président de la Fondation CELL et ancien Ministre de l'Éducation des Pays-Bas, a insisté sur l'importance de la révision des manuels dans le cadre de la prévention de l’extrémisme violent et annoncé une initiative portant sur la création d’un « accord mondial » visant à réduire les stéréotypes, facteurs de division, dans les manuels. D'autres organisations non gouvernementales telles que le Réseau pour la prévention de la violence ont aussi partagé leurs stratégies et expériences. Pendant toute la discussion, la question fondamentale a été la nécessité de développer les compétences nécessaires pour permettre aux jeunes de résoudre les conflits de façon paisible et démocratique, surtout dans un contexte scolaire.

Un rapport sur l'événement sera mis à disposition par l'Institut Georg Eckert pour la Recherche internationale sur les manuels.

Liens




<- retour vers Toutes les actualités
Retour en haut de la page