01.12.2011 - UNESCOPRESS

Renforcer la protection du patrimoine subaquatique

Universitaires, experts, archéologues sous-marins du monde entier se pencheront sur les manières d’améliorer la protection du patrimoine subaquatique lors d’une réunion qui se tiendra à Bibliothèque royale de Belgique (Bruxelles) les 13 et 14 décembre. Cet événement marquera le 10e anniversaire de la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique.

         On estime à 3 millions le nombre d’épaves qui gisent au fonds des océans. La Méditerranée compte à elle seule plus de 150 cités englouties, certaines vieilles de 5000 ans et aussi grandes que Pompéi. Pourtant, ces sites et les histoires qu’ils racontent sont en danger. Le pillage, le chalutage sur les épaves, les opérations de forage pétrolier, le développement des constructions sur le front de mer ne sont que quelques-unes des menaces qui pèsent sur ce patrimoine exceptionnel.


            La réunion de Bruxelles réunira plus de 200 participants pour examiner la situation,  trouver les moyens de sauvegarde de ces sites et étudier le rôle de la convention dans ce processus. Parmi les intervenants au colloque figurent notamment Michel L’Hour, président du département de recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (France), Xavier Nieto Prieto, directeur du musée national d’archéologie sous-marine de Cartagena (Espagne) ou encore Iain Shepherd, de la Direction générale de la pêche et des affaires maritimes de la Commission européenne.

Le colloque sera précédé le 12 décembre au soir (19h00, Auditorium QC, campus de l’Université libre de Bruxelles) par une conférence ouverte au public, intitulée Incroyable histoires sous-marines, au cours de laquelle trois archéologues reconnus partageront leur expérience concernant des sites archéologiques majeurs.  James Delgado de l’Administration nationale océanographique et atmosphérique (NOAA, Etats-Unis) interviendra sur l’épave du Titanic, Kenzo Hayashida, de l’Institut de recherche asiatique d’archéologie sous-marine (Japon), sur la flotte disparue de Kubilaï Khan et Nicolas Flemming, du Centre océanographique national de Southampton (Royaume-Uni), sur les cités englouties.

La Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique a été adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO en 2001. Elle reconnaît la nécessité d’assurer à ce patrimoine immergé une protection équivalente à celle accordée au patrimoine terrestre tout en énonçant les principes fondamentaux et les règles à observer pour le protéger. A ce jour, quarante Etats l’ont ratifiée.

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Plus d'information

Vidéo sur les menaces qui pèsent sur le patrimoine subaquatique

Contact médias :

Agnès Bardon

Service de presse de l’UNESCO

Tél. : +33 (0) 1 45 68 17 64 ; a.bardon(at)unesco.org

A Bruxelles : Jean-Luc Onckelinx

Centre régional d’information des Nations Unies pour l’Europe occidentale

Tél.: +32 2 788 84 54; onckelinx(at)un.org

 




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