» Les archivistes tunisiens émettent leurs recommandations sur le droit d’accès à l’information
05.02.2013 - Secteur de la Communication et de l'information

Les archivistes tunisiens émettent leurs recommandations sur le droit d’accès à l’information

Inscriptions sur un mur en Tunisie - © UNESCO

Suite à la conférence intitulée « Les archives et le droit de savoir » organisée par l’UNESCO en décembre dernier à Tunis, des archivistes tunisiens ont émis une série de recommandations destinée à leur gouvernement concernant l’adoption d’une politique d’archivage spécifique.

Au cours de la phase de transition vers la démocratie, l’accès aux archives qui contiennent les preuves de violations des droits de l’homme, la détermination des responsabilités, l’assurance d’obtenir réparation ainsi que la reprise d’un récit historique national sont les principales étapes nécessaires à l’établissement d’un climat de paix et de réconciliation.

Dans ce contexte, les archivistes tunisiens ont proposé toute une série de mesures pour encourager la conservation des archives relatives à la défense des droits de l’homme en Tunisie. Ils se sont notamment inspirés des leçons apprises en Afrique du Sud, en Espagne, en Bosnie-Herzégovine et dans certains pays latino-américains qui avaient été présentées lors de la conférence de l’UNESCO à Tunis. On compte parmi ces recommandations l’adoption d’une loi spécifique autorisant les victimes de la dictature (1987 – 2011) à accéder à leurs dossiers détenus par la police. Le transfert des dossiers du gouvernement et de la société civile, source essentielle d’information sur les violations des droits de l’homme, aux archives nationales est une autre mesure prônée par les archivistes.

Au cours des 20 dernières années, l’UNESCO a travaillé en collaboration avec le Conseil international des archives (ICA) pour faire reconnaître le rôle des archives dans la défense des droits de l’homme. En octobre 2011, l’UNESCO a adopté la Déclaration universelle des archives qui met en avant l’importance du rôle des archive en ce concerne la transparence de l’administration, la responsabilité démocratique et la conservation de la mémoire sociale collective. Dans le même temps, le programme Mémoire du monde de l’UNESCO, via son Registre international, participe à la conservation et à la protection des archives documentant les violations des droits de l’homme, mais également les résistances et les luttes pour la démocratie et la liberté. Toutes ces initiatives soulignent le besoin de dévoiler la vérité sur le passé afin de permettre à des pays entiers de cicatriser et de renforcer leurs valeurs démocratiques.

Les recommandations issues de la conférence « Les archives et le droit de savoir » sont disponibles ici.




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