» 12 nouveaux sites ajoutés au Réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO
28.05.2013 - UNESCOPRESS

12 nouveaux sites ajoutés au Réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO

© UNESCO/Anne Sophie ElleouetRistolas - Mont-Viso (France)

Le Conseil international de coordination du Programme de l’UNESCO sur l’Homme et la biosphère (MAB, Man and the Biosphere), réuni à Paris du 27 au 30 mai, a ajouté 12 nouveaux sites au Réseau mondial des réserves de biosphère qui compte désormais 621 sites répartis dans 117 pays.

Les réserves de biosphère sont des lieux choisis par le programme sur l’Homme et la biosphère en vue de servir de lieux d’expérimentation de diverses approches de gestion intégrée de la biodiversité et des ressources  terrestres, marines, côtières, ainsi que des ressources en eau douce. Les réserves sont aussi des sites d’expérimentation et d’apprentissage du développement durable.

Au cours de cette session, le Royaume-Uni a demandé à ce que la réserve de biosphère de Loch Druidibeg, désignée en 1976 et située sur l’île de South Uist, au large des côtes de l’Ecosse, soit retirée du Réseau mondial des réserves de biosphère parce qu’elle ne répond pas aux critères actuels requis pour faire partie du Réseau.

Les nouvelles réserves sont:

Alakol (Kazakhstan)

Cette réserve de biosphère, d’une superficie de 193089 hectares, est située sur le couloir de migration ornithologique d’Asie centrale/Inde. On recense 678 espèces de plantes dont 6 espèces endémiques. Il s’agit d’une zone humide d’importance mondiale qui sert d’habitat à de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques, dont certaines comme le pélican dalmate (Pelicanus crispus), ou la spatule eurasienne (Platalea leucorodia), sont rares et menacées. L’économie régionale repose essentiellement sur l’agriculture, la culture et l’élevage du bétail.

Forêt de genévriers de Ziarat (Pakistan)

Ce site abrite la plus grande étendue de forêts de genévriers du Pakistan. L’écosystème forestier de genévriers présente une grande valeur pour la conservation de la biodiversité et une grande importance écologique ce qui génère des bénéfices au niveau local, régional et mondial.

Gochang (République de Corée)

Située dans le sud-ouest du pays, cette réserve de biosphère, qui s’étend sur une superficie de près de 670 kilomètres carrés, se compose d’écosystèmes forestiers, côtiers et d’eau douce. Les replats de marée du site servent de lieu d’escale aux oiseaux migrateurs comme les oiseaux à long bec d’Asie et les pluviers. Un certain nombre d’activités économiques ont été développées sur le site, comme l’écotourisme, l’agriculture biologique et la récolte de sel.

Grande Nicobar (Inde)

Cette réserve de biosphère insulaire est caractérisée par une forêt tropicale humide sempervirente. Sa taille totale est de 103870 hectares. La faune est constituée de 1800 espèces, notamment 200 espèces de méiofaune recensées sur la zone côtière. Historiquement, cette île est habitée par la tribu Shompen, composée de chasseurs qui vivent dans l’intérieur des terres et mènent une vie semi-nomade, et par la tribu Nicobarese, installée le long de la côte qui vit essentiellement de la pêche et de l’horticulture.  Les 6831 habitants vivant dans la réserve tirent de leur environnement naturel une large variété de ressources biologiques telles que des plantes médicinales et des produits forestiers non ligneux.

Ile des Serpents-Mont Laotie (Chine)

Ce site est situé à l’est du district de Dalian Lushunkou. D’une superficie totale de  9 808 hectares, il comprend une partie montagneuse terrestre  et l’ile aux serpents qui sert d’habitat au Gloydius shedaoensis, une espèce endémique de serpents de la famille des Viperidae dont le venin a des propriétés curatives et qui est inscrite depuis 2004 sur la liste des espèces animales menacées en Chine. Le site abrite 307 espèces d’oiseaux et représente une étape importante sur la route migratoire empruntée par plus de dix millions d’oiseaux.

Massif de Cajas (Equateur)

Située dans le sud-ouest de l’Equateur, cette réserve de biosphère présente des écosystèmes de haute montagne (4380 mètres d’altitude) mais aussi de zones marines et côtières le long du Pacifique. Cette réserve comprend le Parc national del Cajas et l’Aire nationale de recréation Quimsacocha qui jouent un rôle important en matière d’approvisionnement et de régulation de l’eau. Le Parc national del Cajas, qui abrite également une importante biodiversité endémique nord-andine, est aussi une zone importante pour la conservation des oiseaux (IBA, Important Bird Area). Cette réserve de biosphère englobe également le centre historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

Marais Audomarois (France)

Cette réserve de biosphère, située dans le nord de la France, comprend la ville d’art et d’histoire de Saint-Omer et ses marais. D’une superficie totale de 22 300 hectares, elle compte plus de 1 700 espèces de fleurs, d’oiseaux et de champignons et plus d’un tiers des espèces aquatiques présentes en France. Le site, où vit une population permanente de 69 000 habitants, représente l’un des deux derniers jardins flottants en zone marécageuse en France. Ces jardins, dotés d’un système spécifique de wateringues (unités de gestion de l’eau), jouent un rôle essentiel dans la prévention et la gestion des inondations. Il s’agit également d’un lieu de loisirs et de tourisme très fréquenté.

Mariñas Coruñesas e Terras do Mandeo, Galice (Espagne)

Cette réserve de biosphère, située sur le littoral de la région cantabrique et atlantique, s’étend sur quelque 116 000 hectares et compte près de 190 000 habitants. Il englobe deux bassins versants de deux grands cours d’eau, le Mero et le Mandeo, et présente des écosystèmes côtiers et de montagne abritant  une grande biodiversité. Cette aire regroupe également une grande diversité culturelle liée à l’utilisation de ressources naturelles (engrais, production de miel,…) qui a permis le maintien de communautés ainsi que la conservation de races de bétail autochtone.  

Mont-Viso/Territoire de biosphère Mont-Viso (France)

Subissant l’influence alpine et méditerranéenne, le territoire français de la Réserve de biosphère Mont-Viso se présente comme un cirque glaciaire entouré de fonds de vallées, au climat ensoleillé et sec. Cette région possède un caractère insulaire marqué par la présence de nombreuses espèces endémiques. Il se caractérise par la présence de plusieurs lacs d'altitude, des paysages forgés par le pastoralisme et une importante richesse écologique et biologique. Le territoire se compose d’une dizaine d’habitats déterminants, marqués notamment par des forêts, des formations rocheuses et des milieux aquatiques. Si le tourisme est le principal moteur économique de la région, l’agriculture, la sylviculture et l’artisanat y sont également développées.

Montviso/Area della biosfera del Monviso (Italie)

La réserve de biosphère de Monviso est située dans la région nord-alpine de l’Italie, à la frontière avec la France. Elle comprend une grande variété d’écosystèmes qui s’étagent sur altitude allant de 450 à 3841 mètres au-dessus du niveau de la mer. D’une superficie de 293 916 hectares, elle englobe notamment le massif du Monviso, la forêt d’Alevè –composée essentiellement de pins cembro (Pinus cembra)- et le bassin du Pô. Plus de 266 000 habitants résident en permanence sur ce site. Les activités économiques traditionnelles sont l’agriculture et la fabrication d’objets en bois tels que les jeux, le mobilier ou les harpes.

Site royal de San Ildefonso-El Espinar (Espagne)

S’étendant sur 35414 hectares, ce site, qui compte une population de près de 14 000 personnes, est situé dans la province de Ségovie, à 50 km de Madrid. La montagne de Valsaín est une grande zone boisée du pays qui revêt une importante valeur à la fois écologique, économique, esthétique et sociale. L’industrie verrière, le tourisme et l’agriculture à petite échelle sont les autres activités économiques développées sur le site. Plusieurs centres de recherches axés notamment sur la recherche forestière sont implantés dans la réserve.

Terres de l’Ebre, Catalogne (Espagne)

Cette réserve de biosphère d’une superficie de 367 729 hectares compte une population de 190 000 habitants. Située dans la région catalane, elle inclut le delta et le bassin versants de l’Ebre, le plus grand fleuve d’Espagne en débit. Il comprend de nombreux écosystèmes aussi bien intérieurs que côtiers. La plus grande partie du site est consacrée à l’élevage. Les énergies alternatives -éolienne, solaire ou hydraulique- y ont été développées avec un souci de respect de l’environnement et du paysage.

 

Extension :

Ordesa-Vignemale, Aragon (Espagne)

Désignée en 1977, cette réserve de biosphère désignée se situe dans les Pyrénées centrales (Aragon, Espagne). Elle englobe le Parc national d'Ordesa et du Mont Perdu, le monument naturel des glaciers pyrénéens et le site du patrimoine mondial Pyrénées – Mont Perdu, cirques et canyons. L’extension concerne la vallée et les zones urbaines qui entourent l’aire centrale de la zone protégée. La réserve de biosphère couvre désormais une superficie totale de 117 364,03 hectares et compte environ 6 000 habitants.

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Contact médias: Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO. Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon@unesco.org




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