» L’ONU-Océans et l’Objectif de développement durable 14 : Mettre l’océan au cœur de l’Agenda 2030
06.06.2017 - Commission océanographique intergouvernementale

L’ONU-Océans et l’Objectif de développement durable 14 : Mettre l’océan au cœur de l’Agenda 2030

© UNESCO - Des représentations d'ONU-Océans réunis lors de la Conférence de l'ONU sur les océans le 5 juin 2017 à New York (États-Unis).

C’est le 5 juin 2017 que la première Conférence des Nations Unies sur les océans a ouvert ses portes à New York (États-Unis), rassemblant des parties prenantes du monde entier pour soutenir la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable (ODD) 14 sur la conservation et l’utilisation des océans, des mers et des ressources marines. L’ONU-Océans, un mécanisme de coordination impliquant toutes les agences onusiennes traitant des questions océaniques, a eu l’occasion de dresser un bilan de ses réalisations et de discuter des prochaines étapes.

L’événement parallèle, intitulé « L’Océan dans l’Agenda 2030 : ONU-Océans soutient l’ODD 14 », a déclenché une discussion animée entre les représentants des organisations membres d’ONU-Océans, de Gouvernements et d’autres acteurs concernés par le rôle que ce mécanisme interinstitutionnel pourrait jouer dans la mise en œuvre de l’ODD 14 et d’autres cibles et indicateurs liés à l’océan.

En tant que seule organisation du système des Nations Unies dotée d’un mandat lié aux sciences océaniques, la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO joue un rôle majeur au sein de ce mécanisme. Son Secrétaire exécutif, Vladimir Ryabinin, a notamment insisté lors de son intervention sur l’importance des sciences océaniques dans l’avancement de tous les aspects de l’ODD 14, tel que l’indique la cible 14.a qui appelle les pays à « approfondir les connaissances scientifiques, renforcer les capacités de recherche et transférer les techniques marines (...) » et dont la COI assure le suivi de la mise en œuvre.

« Nous devons immédiatement investir de façon massive dans la science ainsi que dans la recherche, et cet effort doit être fait collectivement. Tous les gouvernements et les partenaires doivent partager leurs connaissances pour élaborer des politiques scientifiques communes. Dans leurs domaines respectifs, les membres d’ONU-Océans bénéficieront alors d’un effort mondial en matière de sciences et de technologies océaniques et à leur tour veilleront à ce que leurs États membres aient accès aux connaissances scientifiques, » a-t-il déclaré.

Vladimir Ryabinin a également souligné la transversalité et la complémentarité des domaines couverts par les membres d’ONU-Océans et la manière dont l’échange d’information et le partage d’expériences interinstitutionnels pourraient être améliorés. Il a donné l’exemple de la Commission technique mixte d’océanographie et de météorologie maritime de l’Organisation météorologique mondiale et de la COI, en la qualifiant de modèle de pratique exemplaire.

Les participants ont ensuite examiné le rôle que les membres d’ONU-Océans pouvaient jouer en s’unissant. Comme point de départ, Vladimir Ryabinin a invité toutes les agences des Nations Unies concernées à se rallier à la proposition des États membres de la COI de mettre sur pied la Décennie internationale de l’océanologie au service du développement durable (2021-2030).

« Des sciences et des observations océaniques soutenues et globales sont absolument nécessaires pour comprendre l’impact de l’évolution du climat, évaluer les vulnérabilités régionales et surveiller l’efficacité des mesures d’adaptation et d’atténuation, » a-t-il poursuivi.

Le débat s’est conclu sur les bénéfices qui pourraient découler de l’adoption de l’« Appel à l’action » de la Conférence de l’ONU sur les océans pour renforcer la coopération interinstitutionnelle et l’action politique : inventaire des ressources marines, partage des connaissances et renforcement des capacités des petits États insulaires en développement et des pays les moins avancés, meilleure connaissance quantitative des écosystèmes des fonds marins et de la colonne d’eau, ainsi qu’une meilleure compréhension des facteurs de stress cumulatifs sur l’océan.

La COI de l’UNESCO jouera un rôle majeur tout au long de la Conférence. La participation de la Commission se concentrera principalement sur les aspects liés à la pollution marine, aux impacts de l’acidification de l’océan, aux approches écosystémiques de gestion, de même qu’à la contribution de la recherche scientifique et du renforcement des capacités comme thème commun à toutes les cibles de l’ODD 14.

Visitez notre page « L’UNESCO à la Conférence de l’ONU sur les océans » pour prendre connaissance du programme, de nos événements parallèles et de l’ensemble de nos engagements volontaires.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Julian Barbière (j.barbiere(at)unesco.org




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