» L’UNESCO et des universités d’Afrique de l’Ouest valident le cahier des charges pour l’infrastructure TIC
23.10.2012 - Secteur de la Communication et de l'information

L’UNESCO et des universités d’Afrique de l’Ouest valident le cahier des charges pour l’infrastructure TIC

Juma Shabani (directeur du Bureau de l’UNESCO à Bamako) et Seydou Sissouma (membre de la commission de l’UEMOA) au cours du séminaire organisé par l’UNESCO - © UNESCO

L’UNESCO travaille sur un projet de développement des technologies de l’information et de la communication (TIC) visant à renforcer les capacités et à mettre en œuvre des réformes dans le domaine de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest. Un séminaire de validation du cahier des Charges du projet, organisé par le Bureau multipays de l’UNESCO à Bamako, avec la participation du Secteur pour l’éducation et du Secteur pour la communication et l’information de l’UNESCO, s’est tenu les 11 et 12 octobre 2012 à Ouagadougou (Burkina Faso).

Au cours du séminaire, le Cahier des charges du projet a été validé par l'UNESCO et par des universités issues des huit pays de la zone de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) : l’Université d’Abomey Calavi (Bénin), l’Université de Ouagadougou I (Burkina Faso), l’Université de Cocody (Côte d'Ivoire), l’Université Amilcar Cabral (Guinée-Bissau), les Universités de Bamako (USTTB,  ULSHB,  USJPB,  USSGB) (Mali), l’Université Abdou Moumouni de Niamey (Niger), l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal) et l’Université de Lomé (Togo).

Après la signature par l’UNESCO et l’UEMOA d'un accord, le 11 février 2011, et l'organisation de la première réunion de planification des principales parties prenantes au Siège de l'UNESCO à Paris, du 4 au 6 juillet 2012, la mise en œuvre de la réforme LMD a fait un pas en avant ce mois-ci avec la réunion consultative sur le « Cahier des charges » portant sur l'infrastructure technique du projet.

Cette consultation a été ouverte par M. Seydou Sissouma, commissaire de l'UEMOA, qui a souligné l'importance de ce projet pour relever les défis de l'enseignement supérieur dans la région de l'UEMOA.

M. Shabani, directeur du Bureau de l'UNESCO à Bamako, a souligné l’avancée du processus de mise en œuvre et la collaboration fructueuse entre les partenaires, en déclarant que « tous les partenaires sont très enthousiastes et souhaitent que ce projet et réussisse pour enrichir l'enseignement supérieur dans la région ».

Le « Cahier des charges » a été présenté aux participants, parmi lesquels se trouvaient des directeurs de départements de technologies de l’information au sein des huit universités partenaires de l’UEMOA, ainsi que des représentants des organismes suivants : l’APSED, l’Université Virtuelle Africaine (AVU), l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES), le Réseau d’éducation et de recherche de l’Afrique de l’Ouest et du centre (WACREN), le Réseau pour l’excellence de l’enseignement supérieur de l’Afrique de l’Ouest(REESAO), la Fondation 2IE, l’École de bibliothécaires, archivistes et documentalistes (EBAD) et l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Le projet de cahier des charges a été rédigé par le bureau d’étude et de conseil APSED, en collaboration avec l'UNESCO.

Comme l'a déclaré le Professeur Alex Corenthin, directeur du département des systèmes d'information à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, « le facteur clef pour le succès du projet est de faire confiance aux capacités des universités cibles pour la mise en œuvre des activités dans le cadre de leur engagement à œuvrer pour être en adéquation avec les attentes des parties prenantes au monde universitaire ».

Le cahier des charges a pour objectif de définir les conditions essentielles aux services que les futurs partenaires et entrepreneurs fourniront en mettant en œuvre les trois composantes du projet :

  1. le développement des infrastructures physiques et virtuelles des TIC ;
  2. l’équipement et le matériel informatique et des télécommunications
  3. le renforcement des capacités dans l'utilisation des TIC pour améliorer la qualité de l'enseignement, de l'apprentissage, de la recherche et la gouvernance des universités dans le but d'assurer une mise en œuvre efficace de la réforme LMD. À cela s’ajoute l'utilisation des technologies virtuelles mises au point pour offrir une formation de qualité aux établissements d'enseignement supérieur et aux centres d'excellence des États membres de l'UEMOA.

Le Secteur de la communication de l'information travaille en étroite collaboration avec le Bureau de l'UNESCO à Bamako et les partenaires régionaux, ainsi que les universités participantes pour mettre en œuvre la troisième composante, laquelle s’articule autour des 6 activités suivantes :

  • la cyberformation (e-learning) utilisant des ressources éducatives libres (REL) ;
  • le réseau de bibliothèques virtuelles et de dépôts numériques / Open Access ;
  • la maîtrise de l’information ;
  • l’accessibilité pour les personnes handicapées ;
  • le portail web des universités et l’accès aux contenus scientifique multilingue ;
  • le transfert de crédits en ligne.

Le Secteur de l'éducation de l'UNESCO est également un partenaire important dans la mise en œuvre de ce projet.




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