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22.11.2016 - Education Sector

L’UNESCO évalue les besoins urgents en matière de rétablissement de l’éducation après l’ouragan qui a frappé Haïti

© MINUSTAH

L’UNESCO s’efforce de rétablir les services d’éducation pour les enfants et les jeunes suite aux effets dévastateurs de l’ouragan Matthew à Haïti.

L’ouragan, qui a frappé le sud du pays le 4 octobre 2016, a interrompu l’éducation de plus de 100 000 enfants, avec plus de 770 écoles touchées, parmi lesquelles 150 sont actuellement utilisées comme abris.

Dans les régions les plus touchées, 90 % des maisons ont été détruites. Une hausse du nombre de cas de choléra a été observée et la population souffre d’une grave insécurité alimentaire et de malnutrition, la majorité des cultures ayant été ravagées.

Au lendemain de l’ouragan, l’UNESCO a rejoint les agences partenaires des Nations Unies et le Gouvernement haïtien pour lancer un Appel éclair visant à mobiliser 119 millions de dollars américains pour répondre aux besoins immédiats de 750 000 personnes. Dans le cadre de l’appel, l’UNESCO a fait une proposition à 44,3 millions de dollars américains axée sur la reprise des activités d’éducation dans les écoles secondaires et les établissements de formation professionnelle et d’enseignement supérieur dans les sept départements les plus gravement touchés.

Les activités de réadaptation physique et psychologique vont de pair

« Nous avons cinq priorités principales : la réhabilitation des écoles, depuis les toits jusqu’aux bureaux et équipements, les kits et manuels scolaires, la réduction des risques de catastrophe, l’information sanitaire sur le choléra et le soutien psychosocial », a indiqué M. Paul Gomis, directeur du Bureau de l’UNESCO à Haïti.

« Nous sommes bien conscients que dans ce type d’urgence, la réadaptation physique et le soutien psychosocial vont de pair. Cela ne sert pas à grand-chose de restaurer les bâtiments si les individus restent profondément traumatisés ».

Afin de répondre aux difficultés immédiates liées à l’enseignement secondaire, l’UNESCO apporte son soutien au Ministère de l’éducation dans la réhabilitation rapide et légère des infrastructures scolaires touchées, la distribution d’équipements scolaires et les activités de coordination, d’évaluation et de gestion de l’information.

« Les écoles sont non seulement indispensables pour permettre aux enfants de reprendre une certaine routine dans leur vie et de continuer d’apprendre, mais les bâtiments eux-mêmes sont nécessaires en tant que refuges. La semaine dernière, nous avons eu deux journées entières de pluie, et les personnes qui n’avaient déjà pas de toit au-dessus de leur tête ont encore été touchées. Les bâtiments scolaires servent aussi de bureaux de vote pour les élections qui devaient se tenir mais qui ont été suspendues à cause de la catastrophe », a expliqué M. Gomis.

La deuxième phase de l’aide de l’UNESCO comprend la participation à une évaluation globale et détaillée des besoins post-catastrophe.

Le rétablissement de l’éducation est l’un des signes vitaux de relèvement après une catastrophe naturelle. Il permet aux communautés de reprendre le cours de leur vie et de rétablir leurs moyens de subsistance, tandis que les enfants et les jeunes bénéficient d’un retour à une routine et continuent d’acquérir les capacités nécessaires pour construire des bases solides pour leur avenir.

En tant que l'un des principaux partenaires du Ministère de l'éducation dans les secteurs de la formation des enseignants, de la révision des programmes scolaires, de la formation professionnelle/éducation informelle et de l’enseignement supérieur, le bureau de l’UNESCO à Port-au-Prince met l’accent sur la fourniture d’un appui durable à l'éducation, tout en réduisant par la même occasion la vulnérabilité aux catastrophes futures.

L'UNESCO soutient l'Initiative mondiale pour des écoles sûres, qui encourage une résilience à long terme de la communauté éducative, un aspect important dans un pays qui compte parmi les plus exposés aux risques de catastrophe.

L'UNESCO a aidé le Ministère de l'éducation à intégrer la réduction des risques de catastrophe dans le système d'éducation formelle, y compris des outils de formation normalisés et la formation des directeurs et des enseignants sur les risques et les meilleures pratiques. Elle fournit actuellement une aide pour l'évaluation de la vulnérabilité d’une centaine d’écoles dans les départements du Nord d'Haïti et la mise en œuvre d'activités d'information et de sensibilisation du public.

L'UNESCO espère élargir l'éventail de ses activités à plus long terme aux territoires touchés et adapter son action dans le domaine de l'éducation aux besoins spécifiques des communautés les plus vulnérables en réduisant leur exposition aux risques de catastrophe et en assurant leur relèvement rapide en cas de catastrophe.

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