» La Directrice générale de l’UNESCO condamne l’assassinat du journaliste bulgare Bobi Tsankov
08.01.2010 -

La Directrice générale de l’UNESCO condamne l’assassinat du journaliste bulgare Bobi Tsankov

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a condamné aujourd’hui l’assassinat du journaliste bulgare Bobi Tsankov, abattu par deux inconnus le 5 janvier à Sofia. Bobi Tsankov était l’auteur d’un livre et d’une série d’articles sur le crime organisé en Bulgarie.

« Je condamne l’assassinat brutal de Bobi Tsankov », a déclaré Irina Bokova. « Il semble évident qu’il a été pris pour cible en raison de ses révélations sur des activités criminelles. Cette agression éhontée compromet la liberté d’expression et la liberté de la presse, deux droits fondamentaux essentiels au maintien d’une société démocratique. Ce crime ne peut rester impuni. J’en appelle donc aux autorités bulgares pour qu’elles poursuivent leur enquête afin que les assassins soient traduits en justice ».

Depuis le mois de septembre dernier, Bobi Tsankov écrivait une série d’articles pour le journal Weekend, où il exposait en détail les activités des chefs présumés de bandes criminelles. Il avait également publié le livre « Les secrets des gangsters » en décembre et, d’après la presse, un nouvel ouvrage sur le trafic de drogue était en préparation. Il a été assassiné en plein midi, sur le boulevard très fréquenté Aleksandur Stamboliiski. Au moins deux hommes armés ont ouvert le feu sur le journaliste, qui était âgé de 30 ans, et sur deux autres hommes identifiés comme ses gardes du corps. Ce n'était en effet pas la première fois que l'on attentait à sa vie.

Selon le Comité pour la protection des journalistes, le crime organisé s’est accru ces dernières années en Bulgarie. Cet assassinat n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui de Georgi Stov, un autre journaliste connu pour ses chroniques sur le crime et ses livres sur la pègre bulgare, abattu en plein Sofia en 2008.

L’UNESCO est le seul organisme des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples. » À ces fins, elle doit « favorise[r] la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image. »




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