» La Directrice générale de l’UNESCO exprime sa tristesse après le séisme au Chili et appelle au renforcement de...
01.03.2010 - UNESCOPRESS

La Directrice générale de l’UNESCO exprime sa tristesse après le séisme au Chili et appelle au renforcement des mesures de prévention des risques

© UNESCO/Carolina Jerez

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, s’est dite bouleversée lundi face aux morts et aux destructions causées par le puissant séisme qui a secoué le Chili samedi 27 février. L’UNESCO se tient prête, a-t-elle souligné, à apporter son expertise et son soutien aux efforts de reconstruction. La Directrice générale a aussi souligné la nécessité pour les pays se trouvant dans des zones à risques élevés de renforcer encore plus leurs capacités de prévention.

« Le tremblement de terre qui a frappé le Chili est un nouvel exemple douloureux de notre vulnérabilité aux catastrophes naturelles, ainsi que du besoin d’une vigilance et d’une préparation accrues », a souligné la Directrice générale. « Cela est particulièrement important pour les populations côtières soumises à un risque élevé alors que l’on dispose de peu de temps pour les alerter, comme cela a été tristement le cas pour ces secteurs de la côte chilienne proches de l’épicentre du tremblement de terre. 

« Dans le même temps, a-t-elle poursuivi, j’aimerais souligner la rapidité de réaction des autorités nationales dans l’ensemble de la région pacifique. Leur réponse aux alertes régulières et détaillées lancées par le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique a montré qu’une planification en matière de prévention des risques de catastrophes pouvait être efficace et que nous devions continuer de renforcer nos efforts dans ce domaine ».              

Le Système d'alerte aux tsunamis du Pacifique, créé dans les années 1960 par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) à la suite d’un événement similaire au large de la côte chilienne, a été en mesure d’émettre des avertissements réguliers quelques minutes après le tremblement de terre de samedi.              

Le Système a actualisé ses bulletins heure par heure en fonction de la progression du tsunami, à partir des données en temps réel du niveau de la mer et les a transmis au Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique à Hawaï et à l’Agence météorologique japonaise. Les bulletins ont informé les autorités nationales et les médias de la hauteur des vagues et de l’heure prévue de leur arrivée, leur permettant ainsi de mettre en œuvre les plans d’urgence prévus et d’évacuer les populations côtières là où cela était nécessaire.              

Depuis le tsunami meurtrier de 2004 dans l’océan Indien, l’UNESCO a fait en sorte de mettre à jour le Système d’alerte du Pacifique et de l’élargir au reste du monde. Le système, qui couvre désormais l’océan Indien, est mis en place dans les Caraïbes, en Méditerranée et dans l’Atlantique nord.



<- retour vers Toutes les actualités
Retour en haut de la page