» UNESCO : La moitié des enfants non scolarisés vit dans des pays touchés par des conflits
11.07.2013 -

UNESCO : La moitié des enfants non scolarisés vit dans des pays touchés par des conflits

©UNESCO/M. Hofer

Un nouveau document d’orientation du Rapport mondial de suivi sur l'EPT de l’UNESCO révèle que la moitié des 57 millions d’enfants non scolarisés vit dans des pays touchés par des conflits. Publié en partenariat avec Save the Children pour marquer le 16e anniversaire, le 12 juillet, de Malala Yousafzai, la collégienne pakistanaise prise pour cible par les tirs des talibans en octobre 2012 alors qu’elle rentrait de l’école, ce document démontre l’urgence d’agir pour rendre l’éducation accessible aux 28,5 millions d’enfants non scolarisés en âge de fréquenter l’école primaire dans les parties du monde touchées par des conflits.

À l’échelle de la planète, le nombre d’enfants non scolarisés a reculé, passant de 60 millions en 2008 à 57 millions en 2011. Toutefois, ces lents progrès n’ont pas bénéficié aux enfants vivant dans des zones de conflits, lesquels comptent désormais pour la moitié des enfants privés d’éducation, contre 42 % en 2008.

Selon le document intitulé « Les enfants continuent de batailler pour aller à l’école », 44 % des 28,5 millions d’enfants concernés vivent en Afrique subsaharienne, 19 % en Asie du Sud et de l’Ouest et 14 % dans les États arabes. Dans leur grande majorité, c’est-à-dire 95 %, ils vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Les filles, qui représentent 55 % du total, sont les plus durement touchées, car elles sont souvent victimes de viols et autres sévices sexuels qui accompagnent les conflits armés.

 Outre les garçons et les filles non scolarisés, près d’un tiers des adolescents non scolarisés dans le monde (20 millions) vit dans des pays touchés par des conflits. Quelque 54 % d’entre eux sont de sexe féminin.

« Il est rare que l’éducation soit mentionnée lorsqu’on évalue les dommages infligés par la guerre », a déclaré Irina Bokova, la Directrice générale de l’UNESCO. « L’attention internationale et les comptes rendus des médias sont invariablement centrés sur les images humanitaires les plus immédiates des souffrances et non sur les coûts cachés et les séquelles durables de la violence. Pourtant, il n’est pas de domaine où ces coûts et ces séquelles soient plus évidents que dans l’éducation. Dans nombre des pays les plus pauvres du monde, un conflit armé détruit non seulement les infrastructures scolaires mais aussi les espoirs et les ambitions d’une génération entière d’enfants. »

Le document d’orientation du Rapport mondial de suivi sur l'EPT révèle également que la part de l’aide humanitaire destinée à l’éducation a diminué, passant de 2 % en 2009 à seulement 1,4 % en 2011. Non seulement l’éducation est réduite à la portion congrue, mais de tous les secteurs, c’est aussi celui qui reçoit la plus petite part de l’aide humanitaire demandée : en 2010, sur le modeste montant réclamé pour l’éducation dans les contextes de crises humanitaires, à peine plus d’un quart a été effectivement reçu, ce qui laisse un déficit de financement d’environ 220 millions de dollars des États-Unis.

« La baisse de l’aide humanitaire destinée à l’éducation est d’autant plus regrettable que le besoin de financement est plus important que jamais », a déclaré Pauline Rose, la Directrice du Rapport mondial de suivi sur l'EPT. « Les réfugiés sont plus nombreux aujourd’hui qu’ils ne l’ont été depuis 1994 ; les enfants représentent la moitié de ceux qui ont été déplacés de force. Nulle part cette réalité n’est plus criante qu’en Syrie aujourd’hui. Ces garçons et ces filles voient leur processus d’apprentissage perturbé à un moment critique et risquent ainsi de rester désavantagés toute leur vie.

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            Voir aussi : http://www.unesco.org/new/fr/education/themes/leading-the-international-agenda/efareport/




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