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13.07.2011 - Natural Sciences Sector

L’UNESCO lance un Projet global pour renforcer la prévision et les capacités de gestion des inondations au Pakistan

© UN Photo/Evan SchneiderVue des inondations causées par la mousson dans la province du Pendjab, près de la ville de Multan (Pakistan).

En 2010, le Pakistan fut touché par les plus graves inondations que l’on ait vues de mémoire d’homme. Elles commencèrent fin juillet 2010, suite aux fortes pluies de mousson survenues dans les provinces de Khyber Pakhtunkhwa, du Sind, du Pendjab et du Baloutchistan. Ces précipitations inhabituelles furent décrites comme les pires de ces 80 dernières années. Selon le Département de météorologie du Pakistan, 200 mm d’eau tombèrent en 24 heures à plusieurs endroits du Khyber Pakhtunkhwa et du Pendjab. Peshawar connut durant le même laps de temps des précipitations exceptionnelles de 274 mm qui dépassèrent le précédent record de 187 mm en avril 2009. Le nombre total de personnes affectées est estimé à 20,2 millions. 1 961 personnes périrent et 1,9 million d’habitations furent endommagées ou détruites (Source UNOCHA, 13 octobre 2010).

Sous la conduite de sa Sous-Directrice générale, Gretchen Kalonji, le secteur des Sciences exactes et naturelles de l’UNESCO s’est engagé dans un effort soutenu et global avec des partenaires pakistanais afin de mettre en œuvre les composantes d’un plan à court, moyen et long termes élaboré en août 2010 en réaction immédiate à la catastrophe. En plus de son personnel au siège et dans les bureaux sur le terrain, l’UNESCO a fait appel au soutien et à la participation de scientifiques appartenant à la communauté de l’eau de l’Organisation, en particulier ses centres compétents en la matière au Japon, au Nigéria, en Chine et en Iran, ainsi qu’à l’Institut UNESCO-IHE pour l’éducation relative à l’eau.

Aujourd’hui, en juillet 2011, l’UNESCO lance un projet d’envergure en coopération avec le gouvernement japonais afin de mettre à jour les systèmes pakistanais de prévision des inondations et d’alerte rapide, et afin de dresser une cartographie des plaines inondables le long du fleuve Indus. Le projet sera mis en œuvre par l’UNESCO en partenariat avec l’Agence japonaise pour la coopération internationale (JICA) et en coordination avec le gouvernement pakistanais.

Les principaux objectifs de ce projet sont :

  • d’atténuer l’impact humain et socioéconomique des inondations au Pakistan ;
  • d’accroître les bienfaits sociaux, économiques et écologiques des crues ;
  • de promouvoir la sécurité des habitats humains près des plaines inondables.

Afin d’atteindre ces objectifs, il convient de développer la capacité du pays à gérer les inondations et à aménager ses bassins hydrographiques de manière holistique tout en aidant au renforcement stratégique de son système d’alerte rapide aux inondations. Le but est d’une part d’assurer aux populations affectées un retour sûr à une vie normale et à des moyens de subsistance, et d’autre part de dresser et d’utiliser des cartes des zones inondables au niveau de la communauté. Dans la mesure où presque toutes les sources des principaux affluents de l’Indus se situent dans les pays voisins, l’un des aspects essentiels du programme serait de développer des plateformes locales et internationales pour partager à temps les observations hydrométéorologiques.

Le projet bénéficiera de l’expertise technique du Centre international sur les risques liés à l’eau et à leur gestion (ICHARM), placé sous l’égide de l’UNESCO. Ce dernier a conçu un système d’analyse précis de l’écoulement des eaux afin de fournir un outil de prévision des inondations plus efficient et efficace dans les pays en voie de développement. Grâce à des données multi-satellitaires et géostationnaires, ce Système d’analyse intégrée des crues (IFAS) disposera d’informations pluviométriques de haute résolution (quadrillage de 0,1 degré toutes les heures) et pourra ainsi donner des estimations pluviométriques quasiment en temps réel à partir du système GSMaP_NRT mis au point par l’Agence spatiale japonaise (JAXA).

L’UNESCO travaille activement avec plusieurs ministères et agences du Pakistan, dont le ministère de l’Eau et de l’Energie, le ministère de l’Environnement, la Commission fédérale des inondations, l’Autorité nationale de gestion des catastrophes (NDMA), le Département météorologique du Pakistan, la Commission de recherche sur l’espace et la haute atmosphère (SUPARCO), les Services géologiques du Pakistan (GSP), l’Autorité de développement de l’eau et de l’énergie (WAPDA), l’Agence du fleuve Indus (IRSA) et le Centre d’études pakistanaises sur le changement planétaire.

L’UNESCO joue également un rôle moteur fondamental au sein de l’Équipe spéciale chargée du secteur de l’eau chez les Amis du Pakistan démocratique. Sous la coordination de la Banque asiatique de développement (BAD), et en consultation avec le gouvernement pakistanais, ce groupe de travail élabore une stratégie nationale comprenant un plan d’action et un projet d’investissement. La stratégie aborde tous les problèmes liés aux ressources en eau, y compris l’importance vitale de ces dernières pour l’agriculture, le développement durable et la prévention des catastrophes. Le PHI apporte son assistance sur les questions stratégiques associées au développement des infrastructures hydrauliques et des ressources humaines dans le secteur de l’eau. Le rapport comprendra une stratégie nationale d’ensemble relative à l’eau et un plan d’action pour permettre au Pakistan de parvenir à la sécurité dans ce domaine. Cela implique d’évaluer des demandes antagonistes concernant les ressources en eau et les maigres ressources financières disponibles pour améliorer la distribution de l’eau.

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Dr Shahbaz Khan (s.khan(a)unesco.org) et M. Toshihiro Sonoda (t.sonoda(a)unesco.org).

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