» Les lauréats d’un prix UNESCO diffusent le modèle du Bureau vert à travers l’Europe
12.06.2016 - Education Sector

Les lauréats d’un prix UNESCO diffusent le modèle du Bureau vert à travers l’Europe

© RootAbility

L'organisation rootAbility, lauréat de l’édition 2015 du prix UNESCO-Japon, place la durabilité au cœur des universités et des établissements d’enseignement supérieur grâce à leur modèle innovant de Bureau vert.

En 2012, quatre étudiants ont réfléchi au modèle du Bureau vert à l’Université de Maastricht, aux Pays-Bas, et ont eu une idée. Le Bureau vert est une plate-forme de coordination environnementale élaborée et lancée par les étudiants en 2010. Son équipe met au point de nouveaux projets de développement durable – comme des événements de sensibilisation, l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits et des travaux de recherche sur la durabilité conduits par les étudiants – et met en relation les initiatives existantes de durabilité menées par les étudiants, le personnel et la faculté.

Les étudiants, Felix Spira, Valentin Tappeser, Ulrich Scharf et Arian Meyer (rejoints plus tard par Ragnar Martens), ont réalisé que leur concept pourrait être appliqué dans toutes les universités. Ils ont donc créé une entreprise sociale appelée rootAbility, afin de diffuser le modèle à travers l’Europe.

Quatre ans plus tard, 23 bureaux verts sont en place dans six pays européens, pour lesquels les universités respectives fournissent des fonds, des postes, des espaces de bureau et des mandats. Avec plus d’1,1 million d’euros collectés, de nombreuses autres initiatives de bureaux verts à travers l’Europe incitent leurs universités à fournir des fonds et à apporter leur soutien. En reconnaissance de ses réalisations, rootAbility a reçu le Prix UNESCO-Japon d'éducation en vue du développement durable 2015.

En quoi le modèle du Bureau vert est-il si innovant ?


Le modèle diffère des autres programmes de durabilité déjà mis en place dans des universités, sous plusieurs aspects essentiels. « Avec les programmes classiques de gestion durable, le principal inconvénient est que les étudiants ne sont pas suffisamment impliqués. Le modèle de Bureau vert prévoit une équipe mixte composée de cinq à huit étudiants et d’au moins un membre du personnel de l’université. Ils travaillent ensuite avec de nombreux bénévoles pour mener un processus de durabilité dynamique », explique Felix Spira.

Chaque Bureau vert travaille de manière indépendante, mais ils suivent tous six principes qui s’appuient sur des structures robustes. Selon ces principes, chaque équipe doit être composée à la fois d’étudiants et de membres du personnel, disposer d’un mandat officiel, être financée par l’université et faire partie de sa structure organisationnelle, et collaborer avec des parties prenantes internes et externes, telles que des groupes d’étudiants, des services d’équipement, des instituts de recherche, l’administration municipale et les associations civiles locales. Le sixième principe exige que les membres du Bureau vert soient formés par rootAbility. Le résultat est une plate-forme fortement intégrée, qui est également adaptable et facile à partager.

Le changement par le libre accès

Au début, l’équipe a eu des difficultés à faire passer le message mais, alors que les fonds s’épuisaient, ils ont trouvé la réponse dans les matériels en libre accès sous la forme de vidéos, manuels, rapports de recherche, études de cas et diaporamas. Plutôt que de vendre le modèle, ils ont partagé des connaissances gratuitement sur le site Web de rootAbility et sont parvenus à rester en activité.

« Nous avons commencé à mettre au point un modèle d’activité « freemium », qui vise à mettre certains contenus en ligne gratuitement, tandis que d’autres services sont payants. Cela signifie que nous informons les étudiants et le personnel des universités sur le modèle du Bureau vert via Skype ou par téléphone, mais que nous faisons payer les ateliers, les présentations et les services de soutien intensifs », explique Spira.
Le modèle de rootAbility vient d’être adopté pour la première fois par un établissement non universitaire, l’Agence d’évaluation environnementale des Pays-Bas (PBL), un institut national d’analyse des politiques stratégiques.

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