05.06.2014 - ODG

Redéploiement du personnel à l’appui de la réforme

© UNESCO

Depuis le début de son mandat, la Directrice générale, Irina Bokova, a lancé un processus de réforme axé sur la mission et l’expertise fondamentales de l’UNESCO, y compris la réduction des processus et coûts administratifs. La réforme a été accélérée par la crise financière de l’Organisation due à la suspension de la contribution incombant à l’un de ses principaux bailleurs de fonds, ce qui a contraint l’Organisation à absorber quelque 220 millions de dollars.

La Directrice générale et les États membres ont depuis lors engagé un dialogue approfondi afin de convenir d’une liste limitée de priorités pour le programme de l’UNESCO. Après l’examen difficile, mais cependant constructif, de la question par les États membres et le Secrétariat, la Conférence générale a adopté un plan de dépenses de 507 millions de dollars pour les deux prochaines années – en diminution de près de 150 millions de dollars par rapport au budget prévu – ainsi que des activités prioritaires.

Depuis la Conférence générale de l’UNESCO de novembre 2013, et pendant les premiers mois de 2014, la Directrice générale a mis au point, avec le concours de l’équipe de direction, un certain nombre de propositions visant à réorganiser le Secrétariat, qui comprenaient notamment la rationalisation des liens hiérarchiques, la réduction du nombre de postes de la catégorie des directeurs et fonctionnaires de rang supérieur et la suppression d’un certain nombre de postes professionnels et de soutien, ainsi que la répartition des crédits selon certains paramètres établis ; au moins 20 % de crédits consacrés aux activités par rapport aux dépenses de personnel, un ratio de 60/40 entre le Siège et le hors Siège et un membre du personnel de soutien de 0,9 pour un membre du cadre organique.

« La force de l’UNESCO réside dans son personnel » a déclaré la Directrice générale, Irina Bokova en plusieurs occasions. « Notre Organisation produit des connaissances et nos connaissances émanent de spécialistes dévoués qui font partie de notre équipe. Nous devons veiller à disposer des compétences nécessaires à l’heure où nous recentrons nos efforts et nous redéployons pour soutenir nos nouvelles priorités avec les ressources financières réduites dont nous disposons. »

Compte tenu de ce qui précède, pour faire face à la redondance de postes découlant du plan de dépenses réduit par rapport au programme approuvé, un certain nombre d’initiatives ont été mises en place depuis deux ans et demi. Des initiatives de cessation de service par accord mutuel (assorties de diverses modalités destinées à intéresser un maximum de membres du personnel concernés) ont été lancées de manière stratégique et des possibilités de travail à temps partiel et de congés sans solde ont été proposés lorsque c’était dans l’intérêt de l’Organisation.

Une étude approfondie des postes par rapport aux priorités fixées par la Conférence générale a abouti au réalignement des postes, à la redéfinition des compétences, des grades et de la localisation des fonctions ainsi qu’à la suppression de postes vacants et occupés. Afin de traiter ce dernier problème de manière transparente et efficace, un Groupe de redéploiement a été créé pour examiner le cas des fonctionnaires touchés occupant des postes supprimés et de mettre leur profil en correspondance avec les compétences requises pour les nouvelles fonctions. La Directrice générale a chargé le Directeur général adjoint de présider le Groupe de redéploiement, qui est composé de tous les Sous-Directeurs généraux, de la Directrice du personnel et des Présidents des associations du personnel, et a prié les membres du Groupe d’étudier le profil des membres du personnel, leurs performances et d’autres critères, comme le prescrivent le Statut et le Règlement du personnel et de lui soumettre des propositions pour examen et décision. Un tel processus est toujours difficile, mais tous ceux qui y ont participé sont convenus que cet effort a été accompli en pleine transparence, de manière constructive et avec respect. Comme l’ont indiqué les derniers communiqués des associations du personnel de l'UNESCO adressés aux fonctionnaires : « L’esprit d’équipe et de respect mutuel entre les représentants de la haute Administration et les Associations ont caractérisé cette première session du Groupe de travail et l’AIPU salue cette démarche », « Nous nous félicitons de la bonne volonté partagée par les représentants des Secteurs, de l’Administration et des deux Associations du personnel pendant ces réunions ».

Les résultats de la première réunion de ce Groupe de redéploiement sont encourageants. Sur les 111 personnes touchées, 93 se sont vu offrir des postes après approbation par la Directrice générale. Les efforts vont se poursuivre afin d’identifier d’éventuelles possibilités d’affectation pour les personnes concernées tout au long de la période de redéploiement qui se terminera le 31 août 2014. Les postes pour lesquels les profils du personnel ne correspondaient pas aux compétences requises seront affichés sous peu afin de veiller à ce que tous les postes nécessaires pour que l'UNESCO continue d’assumer sa mission soient pourvus au plus tôt dans des conditions concurrentielles.

 




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