» Une radio communautaire soutenue par l’UNESCO joue un grand rôle dans le combat contre l’Ebola en Sierra Leone
07.08.2014 - Communication & Information Sector

Une radio communautaire soutenue par l’UNESCO joue un grand rôle dans le combat contre l’Ebola en Sierra Leone

Une station de radio locale soutenue par l’UNESCO apporte une contribution majeure dans le contrôle de la fièvre épidémique Ebola en Sierra Leone. Radio Bintumani, la seule radio communautaire existante dans le district de Koinadugu, a récemment été fondée par l’UNESCO pour étendre sa couverture du territoire et assurer une radiodiffusion continue des informations.

Koinadugu est le seul district de Sierra Leone où jusqu’à présent, aucun cas de contamination par le virus Ebola n’a été rapporté, bien que cette région partage une frontière avec la République de Guinée, où l’épidémie a éclaté. Le conseil du district, avec l’aide des organisations, a mis en place un groupe de travail très efficace sur la fièvre Ebola. Ce groupe transmet des informations liées au virus aux habitants de la région par l’intermédiaire de la radio.

Jusqu’à présent, la couverture de Radio Bintumani avait été limitée en raison d’un manque de générateurs et de matériel de transmission insuffisant. Dans le cadre de son Programme international pour le développement de la communication (PIDC), l’UNESCO a déversé 20 000 dollars afin de permettre à cette radio d’assurer une radiodiffusion continue des informations et d’étendre sa couverture à l’intégralité du district.

En mars 2014, une première épidémie de virus Ebola avait été déclarée en République de Guinée. Depuis, le virus s’est propagé au Liberia et en Sierra Leone. Le 30 juillet 2014, l’OMS a recensé 1140 cas de contamination et rapporté la mort de 826 victimes. Cette épidémie est la plus meurtrière des cinq souches du virus. Elle a été nommée Ebola Zaïre et peut tuer jusqu’à 9 personnes infectées sur 10. Pour le moment, son taux de létalité est de 60 %.

La virulence de cette épidémie apparaît comme le résultat de l’inefficacité des systèmes de santé nationaux, de la crainte publique, de la résistance et de la stigmatisation, d’un usage inapproprié des équipements de protection individuelle et de pratiques d’inhumation imprudentes. Depuis le début de cette épidémie, la plupart des cas de contamination se sont transmis par contact humain.




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