» L’UNESCO soutient le lancement de la stratégie pour les ressources éducatives libres de la Colombie
19.11.2012 - Secteur de la Communication et de l'information

L’UNESCO soutient le lancement de la stratégie pour les ressources éducatives libres de la Colombie

Maria Saavedra ministre de l’éducation colombienne (à droite) présente à Mme Victoria Uranga, d’UNESCO Santiago (à gauche) une copie du plan national pour les REL - © UNESCO

Le 25 octobre, à Bogotá, le gouvernement colombien a lancé sa Stratégie Nationale pour les Ressources Educatives numériques Libres (REL) qui a pour but d’encourager la production, la gestion et l’utilisation des REL au sein des établissements d’éducation supérieure.

La ministre de l’éducation, Mme María Fernanda Campo, en a profité pour attirer l’attention sur l’engagement de la Colombie pour le développement et l’utilisation de ces ressources.

« L’action du Ministère de l’Education visant à améliorer les services offerts par les infrastructures technologiques nationales et leur état et à promouvoir leur utilisation ainsi que la participation de toute la communauté éducative, s’inscrit dans l’objectif général que nous nous sommes fixés au début de notre mandat : changer la qualité de l’éducation, » a déclaré Mme Campo.

Pour preuve de cet engagement, la ministre a remis une lettre d’intention à Mme Victoria Uranga, représentante de l’UNESCO, relative à la Déclaration de Paris des REL 2012 approuvée en juin dernier à Paris. Mme Uranga, Coordinatrice des services de gestion des connaissances à  OREALC/UNESCO Santiago, a souligné la dimension d’exemple à suivre que la stratégie pour les ressources éducatives numériques de la Colombie revêt vis-à-vis des autres pays d’Amérique du Sud. C’est également une invitation à unir les volontés pour développer une éducation de qualité.

Selon M. Juan Carlos Bernal, conseiller dans le cabinet de l’Innovation dans l’éducation avec les nouvelles technologies du Ministère de l’Education, les caractéristiques principales de la stratégie REL de la Colombie sont « la création d’un système national pour les ressources éducatives numériques libres en collaboration avec la communauté éducative ; l’harmonisation des politiques nationales et des établissements ; tout en garantissant les conditions d’une bonne utilisation de ces ressources. » La collaboration d’institutions différentes pour la création de plusieurs éléments du plan est une autre réussite. Les contributions sont venues de neuf établissements d’enseignement supérieur publics et privés, où des travaux sur ces questions étaient déjà en cours depuis quelques années, sous la direction du ministre de l’éducation colombien.

Andrés Chiappe, professeur dans le Programme du Master SI de la Universidad de La Sabana, a dit que « ces initiatives doivent encore affronter bien des difficultés qui pourraient devenir des facteurs déterminants de leur réussite. Parmi ces défis, les processus d’arbitrage des ressources éducatives numériques libres doivent être articulés avec les processus d’indexation des bases de données des établissements selon les méthodes d’accréditation institutionnelle du CNA (Consejo Nacional de Acreditación). Ces ressources auront ainsi un statut stratégique qui pourra facilement être appliqué à l’auto-évaluation et aux plans de développement des universités. »

Des personnes issues de la société civile ont exprimé leur satisfaction quant à la stratégie REL, sans oublier de mentionner les défis inhérents à la tâche.

Carolina Botero, co-dirigeante de l’organisation Creative Commons Colombia et membre de la Fondation Karisma a dit : « A la Fondation Karisma nous suivons, et parfois assistons, certains aspects spécifiques des politiques publiques relatives aux ressources éducatives numériques. C’est donc une grande satisfaction pour nous d’assister au lancement du document qui place officiellement la Colombie dans le processus d’ouverture de ce secteur. En reconnaissance de ce travail, nous devons accepter que le principe directeur de ce document soit l’accès du public et la promotion d’un savoir libre. Le plus grand problème que doit maintenant affronter le gouvernement est donc de donner corps aux engagements pris dans la Déclaration de Paris et de faire le saut entre ressources publiques et ressources libres. »

La ministre colombienne de l’éducation a également profité de l’événement pour lancer un ouvrage sur les « Ressources Educatives Libres ».




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