» Nous avons besoin de collaborer pour parvenir à une éducation de qualité, selon le Ministre de l'Éducation du ...
12.07.2017 - Education Sector

Nous avons besoin de collaborer pour parvenir à une éducation de qualité, selon le Ministre de l'Éducation du Cambodge

Son Excellence Dr Hang Chuan Naron, Ministre de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports du Royaume du Cambodge, s’est entretenu avec l'UNESCO sur la nécessité de collaborer pour parvenir à une éducation de qualité. « Les gouvernements ne peuvent pas à eux seuls répondre à tous les besoins d'apprentissage de leur population et ils ont donc besoin du soutien de la société civile » estime le Ministre.

Au Cambodge, la société civile appuie les écoles et les établissements situés dans des régions éloignées et dans les villages flottants. Elle fournit par exemple la formation et l’accompagnement supplémentaires pour répondre aux besoins d'apprentissage des élèves handicapés des écoles publiques ainsi que des centres spécialisés. « Au bout du compte, il est nécessaire d’intégrer dans le système scolaire public les élèves qui fréquentent ces centres spécialisés » affirme-t-il.

La politique éducative du Cambodge préfigurait déjà l’Objectif de développement durable 4, car dès 2013 le pays avait introduit des réformes empruntant une voie similaire. L’objectif était de sortir de la situation d'un pays à faible revenu pour parvenir à celle d’un pays à revenu intermédiaire. Pour ce faire, il avait besoin d'une main d'œuvre qualifiée. C’est ainsi que le Ministère de l'Éducation a entamé le développement et le renforcement de son système éducatif. Selon le Ministre, on avait constaté que cela ne pouvait être accompli qu’avec un financement accru du secteur. « Nous avons progressivement augmenté le budget de l’éducation, passant de 1 % à 2,5 % du PIB et à 18,5 % des dépenses courantes, l’objectif étant d’atteindre 20 % ».

Un diagnostic du système éducatif a été réalisé en 2013 et a mis en évidence les multiples réformes nécessaires pour atteindre l’objectif d'une éducation de qualité pour tous. Il s’agissait, entre autres aspects, de se focaliser sur une gestion axée sur l'école, les enseignants, les résultats d’apprentissage, l’accès à l'enseignement de base comme à l’enseignement supérieur.

Face au défi posé par les enseignants, le Cambodge a mis en place un « Plan de politique relative aux enseignants » afin de restaurer le respect et l’attractivité dont jouissait auparavant la profession, en réglant la question des rémunérations, de la formation initiale et continue et du développement professionnel.

Le Ministère a également reconnu qu’il serait peine perdue d’investir dans l’élargissement de l'accès, la gestion axée sur l’école et les enseignants si les résultats d'apprentissage n’étaient pas également pris en considération. « Nous devions nous assurer que les enfants apprenaient effectivement » a affirmé le ministre. Pour s’en convaincre, le Cambodge a examiné les évaluations de l’apprentissage en alphabétisation et en calcul. Le Ministère a aussi revu ses programmes d’enseignement afin de les rendre plus pertinents, plus réactifs aux besoins des élèves et à leurs contextes spécifiques, accordant une attention particulière aux enseignements en science, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM), car il est reconnu que ce sont les compétences les plus importantes pour les jeunes et les adultes, dans le contexte de l’évolution de la demande de main d'œuvre.

 

Tout en élaborant des politiques nationales dans ces domaines, le Cambodge a décidé d’appliquer les réformes au niveau des écoles locales, en s’appuyant sur la communauté. « Les réformes décidées au niveau de l’État sont parfois longues à prendre effet au niveau local, c’est pourquoi nous avons décidé de les appliquer directement au niveau des écoles » a expliqué le ministre.

La société civile est également partie prenante en matière de politique, car les ONG participent aux réunions du groupe de travail conjoint bisannuel sur l’éducation et à différentes autres consultations régulières sur la politique de l’éducation que le gouvernement organise avec toutes les parties prenantes. Pour renforcer la participation de la société civile dans la région « le plus important n’est pas de copier le système des autres, mais de réfléchir aux forces et aux faiblesses de notre propre système en apprenant aussi les uns des autres » a conclu le ministre.




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