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16.01.2018 - Natural Sciences Sector

Les représentants des pays sont informés du lancement du projet pour promouvoir la paix dans le bassin du lac Tchad grâce à la gestion durable des ressources naturelles

©UNESCO

Une réunion d'information sur le nouveau projet « Appliquer le modèle des réserves de biosphère transfrontières et des sites du Patrimoine Mondial pour promouvoir la paix dans le bassin du lac Tchad par la gestion durable de ses ressources naturelles » (BIOPALT) s'est tenue au siège de l'UNESCO à Paris le 9 janvier 2018. La réunion, une initiative conjointe du Sous-Directrice général pour les Sciences exactes et naturelles, Mme Flavia Schlegel, et du Sous-Directeur général du Département Afrique, M. Edouard Matoko, a réuni les ambassadeurs et représentants du Cameroun, du Niger, du Nigéria et du Tchad avec des représentants du Secteur des sciences exactes et naturelles de l'UNESCO, du Département Afrique et du Centre du patrimoine mondial.

Le projet BIOPALT vise à renforcer les capacités des États membres de la Commission du bassin du lac Tchad - Cameroun, Niger, Nigéria, République centrafricaine et Tchad - à sauvegarder et à gérer durablement les ressources hydrologiques, biologiques et culturelles du bassin du Lac Tchad à travers leurs frontières, afin de soutenir la réduction de la pauvreté et de promouvoir la paix. Ce projet triennal est financé par la Banque africaine de développement pour un total de 6 456 000 $ US et mis en œuvre par une approche multisectorielle du Programme sur l'Homme et la biosphère (MAB), du Centre du patrimoine mondial et du Programme hydrologique international de l'UNESCO.

Dans ses mots d’introduction, Mme Schlegel a souligné l’importance du lac Tchad en tant que bien commun faisant vivre près de 50 millions de personnes en Afrique centrale et occidentale. Le lac Tchad est le quatrième plus grand lac d'Afrique et le plus grand d'Afrique occidentale et centrale. Malheureusement, il a perdu 90% de sa superficie au cours des trois dernières décennies, un processus exacerbé par le changement climatique.

Elle a mis l’accent sur les enjeux du projet BIOPALT en terme de résilience, de réconciliation, de paix et de développement, face à la forte dégradation des ressources environnementales du lac et aux problèmes de conflit et de migration qui s’en suivent. « Si l'eau a la vie, le poisson a la vie » est la citation africaine avec laquelle elle a conclu son intervention.

Quant à M. Matoko, il a mis en avant le soutien et la forte attention accordée au projet au plus haut niveau de l’UNESCO et souligné son caractère intersectoriel et englobant qui constitue une opportunité pour favoriser une intégration sous-régionale dans le bassin du lac Tchad. D’autre part, BIOPALT étant un projet visionnaire dans une zone à risques il nécessite un appui politique et technique fort des pays du bassin du lac Tchad.

Les interventions ont été suivies d'une présentation du contexte, des objectifs, des composantes et de la stratégie de mise en œuvre du projet, afin d'assurer une compréhension commune du projet parmi tous les participants et de susciter les échanges.

Les ambassadeurs et les représentants des pays ont salué le démarrage du projet, qu'ils ont jugé opportun en raison de l'urgence de la sauvegarde du lac Tchad. Ils ont notamment recommandé d’impliquer étroitement les centres de catégories II et chaires UNESCO pertinents ainsi que les agences des Nations-Unies concernés.

Les pays ont exprimé leur appréciation de l'approche transversale adoptée par le projet, qui combine la recherche opérationnelle et l'amélioration des connaissances, la formation et le renforcement des capacités et la mise en œuvre d'actions pilotes pour la réhabilitation des écosystèmes et la promotion des économies vertes.




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