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20.06.2014 - UNESCOPRESS

Patrimoine immergé de la Première guerre mondiale - L’UNESCO organise une conférence scientifique et des événements commémoratifs à Bruges (Belgique)

© Harun ÖzdasGelibolu, Turkey – The World War I wreck Lundy

L’UNESCO organise, avec le soutien du gouvernement des Flandres, une conférence scientifique sur le patrimoine subaquatique de la Première Guerre mondiale et des événements commémoratifs du 26 au 28 juin, à Bruges (Belgique). Ces initiatives ont pour objectif de mettre en lumière l’importance historique et scientifique de ce patrimoine.

A ce jour, il n’existe pas d’inventaire complet des navires coulés au cours de la Première guerre mondiale. Une partie importante des combats ayant été livrée en mer et –ce qui était une première- sous l’eau, ce sont plus de 10 000 épaves qui se trouvent au fond de l’eau. A titre indicatif, on estime que près de 250 des navires et 850 vaisseaux auxiliaires britanniques ont sombré au cours du conflit avec leur équipage, causant la mort de près de 74 000 marins et 15 000 employés de la marines marchande. Côté allemand, plusieurs centaines de navires et près de 200 sous-marins ont été coulés.

Source historique majeure, les sites archéologiques sous-marins de la Première guerre mondiale ont pourtant fait l’objet de peu de recherches jusqu’ici. Menacés par la corrosion, l’exploitation commerciale et le pillage, ils sont soumis à de nombreux aléas qui mettent en jeu leur préservation.

Ce patrimoine fragile entre désormais dans le champ d’application de la Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique adoptée en 2001. Cette Convention désigne en effet comme patrimoine culturel subaquatique « toutes les traces d’existence humaine présentant un caractère culturel, historique ou archéologique qui sont immergées, partiellement ou totalement, périodiquement ou en permanence depuis 100 ans au moins ».

La conférence scientifique de deux jours, qui s’ouvre le 26 juin à Bruges, réunit des experts du monde entier du patrimoine subaquatique. Elle sera l’occasion de dresser un état des lieux du patrimoine subaquatique de la première guerre mondiale, d’évoquer les menaces qui pèsent sur ce patrimoine  ou encore des défis que pose la conservation des épaves métalliques.

Parallèlement aura lieu un évènement commémoratif le 27 juin (21h45) avec une projection son et lumière place du Bourg à Bruges sur le thème du patrimoine subaquatique de la Grande guerre.

Le 28 juin -date anniversaire de l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand, événement déclencheur de la Première guerre- l’UNESCO appelle tous les navires en mer à procéder à la mise en berne de leur pavillon à la mémoire des victimes de la guerre et appeler à la préservation des épaves de ce conflit. Les navires, qu’ils se trouvent en mer ou qu’ils soient amarrés au port, sont également invités à faire retentir un signal sonore à 19h.

Egalement le 28 juin, tous les plongeurs –qu’ils soient professionnels ou non- sont invités par l’UNESCO à participer à une Journée de plongée pour la paix qui consiste à effectuer des plongées visant à découvrir des sites submergés de la Première guerre mondiale. Cette initiative a reçu le soutien des organismes de plongée du monde entier, tels que le Nautical Archaeology Society (Royaume-Uni) ou de la Confédération mondiale des activités subaquatiques (CMAS).

Par ailleurs, l’UNESCO mettra à la disposition des écoles dès l’automne un court-métrage, une brochure et un guide (disponible en anglais et français) pour permettre aux enseignants  de bâtir un projet éducatif pour leurs classes autour du patrimoine submergé de la période 1914-1918.

Adoptée en 2001, la Convention sur le patrimoine culturel subaquatique de l’UNESCO vise à conférer au patrimoine immergé une protection comparable à celle qui est accordée au patrimoine culturel terrestre. Les Etats qui l’ont ratifiée -48 à ce jour- s’engagent à préserver ce patrimoine, refuser l’exploitation commerciale et le pillage des sites ainsi que le trafic illicite des objets. Il s’agit aussi de favoriser l’échange d’information et d’attirer l’attention sur l’importance de ce patrimoine. La Convention n’a pas vocation en revanche à arbitrer les éventuels conflits de propriété d’un bien immergé entre les différents acteurs concernés.

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Contact médias :

Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO, tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org

Accréditations :

Jan Debisschop, Bureau de l’UNESCO à Bruxelles, +32 229 08 960, j.debisschop(at)unesco.org

 

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