16.06.2014 - UNESCO Office in Dakar

Burkina Faso : de nouveaux chiffres montrent que la culture contribue au développement

L’économie créative est l'un des secteurs se développant le plus rapidement au sein de l’économie mondiale. Elle joue également un rôle prépondérant en générant d’importants revenus, et en créant des emplois et des possibilités d’exportation. Burkina Faso en est un bon exemple. La nouvelle méthodologie de construction des Indicateurs UNESCO de la Culture pour le Développement (IUCD), montre le poids économique du secteur culturel et créatif dans le pays.

En 2009, plus de 170 000 personnes exerçaient une occupation culturelle  (2,8% de la population active et à peu près le double du nombre d’employées dans le secteur public). 

Cette même année, les activités culturelles ont eu un apport de presque 4% au Produit intérieur brut (PIB). Les résultats des IUCD montrent également que le Burkina Faso s’est doté d’un cadre normatif, politique et institutionnel solide, et que des mécanismes de participation de la société civile et des minorités sont en place. Ceci assure un système de gouvernance culturelle cohérent capable de guider et stimuler le secteur culturel et créatif.

« Les Indicateurs UNESCO de la Culture pour le Développement prouvent qu’il est possible de fournir des faits et chiffres qui mesurent les différentes manières dont la culture contribue aux processus de développement au niveau national » affirme Guiomar Alonso Cano, Responsable de la Culture au Bureau régional de Dakar.

L'accès aux infrastructures culturelles

Les indicateurs révèlent également des inégalités dans la distribution des infrastructures, de la formation et des équipements culturels entre les 13 régions du Burkina Faso, ce qui peut limiter l'accès à la vie culturelle, a la capacité d’expression et donc aux opportunités de développement des individus . En outre, la durabilité du patrimoine naturel et culturel Burkinabé dépend encore fortement de la capacité des régions à enregistrer, préserver, et valoriser leur patrimoine matériel et immatériel.

Le projet des IUCD a été lancé au Burkina Faso en mai 2013.

Après un an de travail, le Ministère de la Culture et du Tourisme du Burkina Faso, en partenariat avec l'Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) et le Bureau Régional de l'UNESCO de l'Afrique de l'Ouest à Dakar a organisé le 10 juin dernier à Ouagadougou, une session de travail pour débattre et échanger sur les résultats des indicateurs IUCD. Des partenaires financiers et techniques ont été présents, parmi lesquels beaucoup ont été activement impliqués dans la construction des indicateurs de l'UNESCO.

Un intérêt croissant

Le Burkina Faso est le 4ème pays africain, le 1er d’Afrique francophone, à mettre en œuvre le projet des Indicateurs UNESCO de la Culture pour le Développement (IUCD). Lancé en 2013, la Namibie et le Ghana disposent déjà de résultats et le Swaziland est en train de finaliser le projet. La Côte d’Ivoire entamera avant la fin de l’année, la collecte et la construction des IUCD.

D’autre pays de l’Afrique de l’Ouest ont exprimé leur intérêt à produire ces indicateurs qui fournissent des chiffres justifiant l’intégration de la culture dans les stratégies et plans de développement au niveau national et international.

Le projet contribue à la mise en œuvre de la Convention de 2005 sur la Protection et la Promotion de la Diversité des expressions culturelles.




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