06.10.2011 - UNESCO

Atelier de renforcement des capacités pour les journalistes en amont du FGI 2011 à Nairobi

Le Bureau de l’UNESCO à Nairobi a organisé le mois dernier à Nairobi un atelier interactif de renforcement des capacités, en coopération avec le comité directeur pour le Forum sur la gouvernance de l’Internet (FGI) auprès du ministère kényen de l’Information et de la Communication. Cet événement préliminaire à la sixième réunion du FGI (27-30 septembre, Nairobi, Kenya) a réuni une trentaine de journalistes et rédacteurs en chef des organes des médias de tout le pays.

Les discussions étaient centrées sur des questions essentielles liées à la gouvernance de l’Internet telles que :

 

  • Internet mobile : le rôle joué par les réseaux mobiles dans la fourniture d’accès à Internet pour les citoyens, et les mesures à prendre pour promouvoir l’Internet mobile et le développement de contenu local ;
  • cybersécurité et protection de la vie privée : les politiques permettant de renforcer la coopération dans ce domaine, sans entraver l’innovation, la croissance et le développement ;
  • informatique en nuage : présentation de ce concept et des questions cruciales pour déterminer le rythme et le niveau de développement de l’informatique en nuage.

 

Les participants ont également abordé d’autres sujets, comme la défense de la liberté et de la diversité linguistique sur Internet, notamment au moyen de la promotion d’un cyberespace multilingue.

 

Alice Munyua, présidente du comité directeur kényen pour le FGI, a souligné dans son intervention l’importance de la gouvernance de l’Internet pour son pays. Alors que près de 10 millions de Kényens se connectent à Internet la plupart du temps via des téléphones portables, il est urgent de s’occuper de la cybercriminalité, de la protection de la vie privée, de la sécurité, de la création de contenu local, de la liberté d’expression et des droits des citoyens. Elle a précisé que la gouvernance de l’Internet ne se réduit pas à définir des normes techniques, il faut aussi tenir compte des conséquences commerciales, culturelles, politiques et sociales qu’impliquent la libre circulation de l’information, la liberté d’expression, la liberté des médias en ligne et l’utilisation des médias pour l’expression sociale et politique.

 

Jocelyne Josiah, qui représentait l’UNESCO, a réaffirmé l’engagement de l’Organisation pour la défense et la protection des principes de la liberté d’expression, de la diversité culturelle et linguistique et de la transparence dans tous les mécanismes de gouvernance des médias, y compris la gouvernance de l’Internet.

 

Les intervenants ont rappelé que le Kenya est considéré comme l’un des Etats africains avec la plus grande liberté sur Internet. Ils ont donc invité les participants à remplir leur rôle de journaliste pour soutenir le Kenya dans ses efforts pour étendre l’accès et promouvoir un environnement propice au développement durable d’Internet.

 

Après ces discussions animées sur la gouvernance de l’Internet, les participants ont salué la qualité des interventions et se sont dit mieux armés pour traiter de toutes ces questions. Pour faire suite à cet exercice, l’UNESCO devrait soutenir la production d’un kit de formation pour les médias sur la gouvernance de l’Internet. Le comité directeur kényen pour le FGI s’est dit prêt à travailler en étroite collaboration avec l’UNESCO sur ce projet.




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